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« On pourrait aussi faire les JO sur la Lune ou sur Mars » : La neige artificielle pour les JO de Pékin rend fous les écologistes

Publié par Charlène Deveaux le 01 Jan 2022 à 8:00
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Du 4 au 20 février prochain, Pékin accueillera les 24e Jeux Olympiques d’hiver. Anciennement théâtre des JO d’été en 2008, la ville endosse une deuxième fois le rôle de terre d’accueil. Un événement très attendu chaque année par des milliers de personnes. Une seule ombre au tableau :  la capitale chinoise n’est absolument pas une ville hivernale. Un choix donc illogique qui provoque la colère des écologistes à cause de l’utilisation de neige artificielle.

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Neige 100 % fausse

Quand on y pense, c’est assez original en effet. Pékin sera la seule ville au monde à avoir accueilli à la fois les Jeux Olympiques d’été ET d’hiver. Pour cause, la ville fait partie des régions les plus sèches du pays. Alors pour remédier à ce léger souci climatique, les organisateurs ont décidé de dépendre entièrement de neige artificielle. Une décision qui provoque l’énervement des écologistes.

« Organiser des JO dans cette région est une aberration, c’est irresponsable » , a exprimé la géographe Carmen de Jong, en poursuivant : « On pourrait aussi faire les JO sur la Lune ou sur Mars » . Le message est clair. En réponse à ces accusations, Yang Lan, directrice adjointe chargée de la planification, au comité d’organisation de Pékin-2022, a répondu : « La question de la neige a été posée mais nous sommes confiants dans le fait que nous avons des ressources en eau suffisantes pour satisfaire les besoins des Jeux » .

neige artificielle

Canons à eau & sècheresse extrême

« Nous avons également répondu à des questions sur le problème global de l’environnement et de la qualité de l’air en général, je pense que nous y avons répondu de façon efficace et que les membres du CIO ont été satisfaits de nos réponses« , a également ajouté Yang Lan. Une affirmation étonnante, étant donné qu’afin de préparer les lieux, des canons à eaux soufflent en permanence dans la station de Yanqing. Au total, c’est plus de 185 litres d’eau qui sont déversés dans une région réputée pour sa grande sécheresse.

C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire des Jeux Olympiques d’hiver que la ville choisie opte à 100 % pour de la neige artificielle. « Pour nous, le plus grand défi, c’est de garder une qualité de neige uniforme » , commente Li Xin, l’un des responsables de la station de Yanqing, proche de Pékin. En effet, des inégalités dans la répartition de la matière pourraient « la rendre trop dure sur certains tronçons et trop molle sur d’autres, ce qui pourrait être dangereux pour les athlètes en compétition » . En gros, pour le climat, c’est pas ouf, et pour les compétiteurs, non plus. Vivement les JO 2022 !

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