Un budget en hausse de 50 % pour les déplacements en jet privé : les employés de l’UE vivement critiqués
Les instances européennes fourmilleraient-elles d’employés capricieux et sujets à la folie des grandeurs, comme le dénonce Charles Consigny ?
Les commissaires européens mettent les petits plats dans les grands. Un traitement de faveur qui n’est pas destiné aux populations… mais à leur usage personnel. Il faut dire que l’annonce n’est pas passée inaperçue, notamment auprès de l’essayiste Charles Consigny qui a partagé le fond de sa pensée à l’antenne de RMC.
Les avions de ligne abandonnés au profit des jets privés
Le point de départ est l’annonce suivante : le budget alloué aux déplacements en « jets privés » augmentera de 50 % pour les 4 prochaines années. La raison ? Les déplacements via ces avions privés se multiplient et s’avèrent nécessaires pour se rendre dans les « zones difficiles », selon l’UE.
Un dernier argument qui ne réussit pas à convaincre Charles Consigny : « Alors on peut l’imaginer pour l’Ukraine, mais j’ai cru comprendre qu’on allait en Ukraine qu’en train. Donc je ne sais pour quelle destination il faudrait que nos commissaires, et particulièrement ceux qui s’occupent des questions de diplomatie, prennent des jets plutôt que des avions de ligne. »
Convaincu qu’il s’agit là d’un caprice, il pointe du doigt la « folie des grandeurs » des commissaires européens. Non contents de se déplacer à bord de BMW rutilantes, ils jettent à présent leur dévolu sur les jets privés.
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« Elle a bon dos la sécurité »
Face aux nombreuses critiques, malgré l’argument des zones difficiles, ils évoquent désormais la nécessité de se mettre en sécurité. Là encore, l’essayiste fulmine : « Je ne vois pas en quoi vous êtes moins en sécurité dans un avion de ligne que dans un jet privé, sauf à considérer que les passagers des vols au départ ou à l’intérieur de l’Europe sont dans une situation d’insécurité. »
« Elle a bon dos la sécurité, pour justifier un luxe absurde, surtout venant d’institutions depuis lesquelles on nous bassine jusqu’à nous réglementer notre vie quotidienne, avec l’écologie », ajoute-t-il.
Au passage, il évoque la problématique écologique. Problématique dont l’Europe a fait son cheval de bataille, mais qui, cette fois, semble reléguée au second plan. « C’est quand même l’écologie, y compris l’écologie la plus punitive, qui fait par exemple que vous n’avez plus le droit de faire du feu dans votre cheminée à cause des règles écologiques européennes », souligne-t-il.
Autant d’arguments valables qui ne font pas le poids face aux hautes instances européennes…