Une sandale retrouvée près d’un lac : un rugbyman français de 21 ans porté disparu
Il avait 21 ans, jouait au rugby à l’autre bout du monde, et depuis le 21 mars 2026, plus personne ne l’a vu. Antoine Richard a disparu après un match en Nouvelle-Zélande, laissant sa famille dans l’angoisse et les autorités locales mobilisées sur une zone de recherche immense. Une découverte récente, près d’un lac, vient de relancer toute l’enquête.
Vu pour la dernière fois dans un hôtel, puis plus rien

Antoine Richard est un jeune rugbyman français activement recherché en Nouvelle-Zélande depuis plusieurs jours. Selon Le Parisien, il a été aperçu pour la dernière fois le 21 mars 2026 vers 23h45, dans un hôtel de Cromwell, une petite ville du centre de l’île du Sud.
Ce soir-là, il venait de participer à un match. Rien ne laissait présager la suite. Aucun message d’adieu, aucune dispute signalée, aucun signe précurseur apparent. Il est simplement sorti de l’hôtel, et depuis, le silence.
Sa famille, restée en France, a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux dès les premières heures. « Nous sommes sans nouvelles de lui depuis samedi midi. Il est actuellement en Nouvelle-Zélande pour le travail », ont-ils écrit, visiblement dépassés par la situation.
Les caméras de surveillance le montrent se diriger vers un lac

Les enquêteurs néo-zélandais ont rapidement exploité les images des caméras de vidéosurveillance. Elles montrent Antoine Richard marchant en direction du lac Dunstan, situé non loin de l’hôtel où il séjournait.
Il portait ce soir-là un tee-shirt noir et un short bleu clair. Les images s’arrêtent là. Ce qu’il s’est passé ensuite reste inconnu.
Le lac Dunstan est un vaste lac artificiel créé dans les années 1990 dans la région de l’Otago. Ses rives sont étendues, isolées par endroits, et les conditions peuvent y devenir traîtresses à la nuit tombée. Les autorités ont immédiatement orienté les recherches vers ce secteur.
Une sandale retrouvée sur les rives : l’appel à témoins s’intensifie
C’est la découverte qui a tout relancé. Les équipes de recherche ont retrouvé une sandale en caoutchouc gris sur les rives du lac Dunstan. Un objet qui pourrait appartenir à Antoine Richard.
La police a aussitôt publié un communiqué, relayé par Rugbyrama : « Les équipes de recherche ont retrouvé une sandale en caoutchouc gris sur les rives du lac Dunstan et lancent un appel à témoins. Toute personne ayant aperçu quelqu’un correspondant à la description est priée de contacter la police. »
Cette trouvaille ne clôt rien. Elle ouvre au contraire de nouvelles questions. Où s’est rendu Antoine après avoir perdu ou laissé cette sandale ? Est-il entré dans l’eau ? A-t-il continué à pied dans une autre direction ?
Des moyens importants déployés sur le terrain

Les recherches ont rapidement pris de l’ampleur. Les secteurs de Cromwell et de Cairnmuir/Bannockburn ont été passés au peigne fin par les équipes locales. Ces zones combinent des terrains accidentés, des vignobles, des terres agricoles et un accès direct au lac.
Les autorités ne se sont pas contentées d’une fouille standard. Elles ont demandé aux résidents de la région d’inspecter eux-mêmes « les propriétés, les dépendances, les caravanes et les hangars ». Un appel inhabituel, qui traduit l’urgence ressentie sur le terrain.
Ce type de mobilisation communautaire rappelle d’autres affaires de disparitions survenues loin de France. En Grèce, deux retraitées françaises avaient également disparu dans des circonstances troublantes, mobilisant l’attention de toute une communauté d’expatriés.
Qui est Antoine Richard ?

Antoine Richard a 21 ans. Il se trouvait en Nouvelle-Zélande dans le cadre de son travail, selon les informations communiquées par sa famille. Le rugby l’avait conduit jusqu’à Cromwell, une ville d’environ 6 000 habitants nichée dans la région viticole de Central Otago.
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Ce n’est pas un profil atypique. De nombreux jeunes rugbymen français partent chaque année jouer à l’étranger, en Nouvelle-Zélande, en Australie ou en Angleterre, pour progresser et découvrir d’autres championnats. Antoine faisait partie de cette génération qui s’exporte.
Sa disparition a touché bien au-delà du cercle familial. Dans le monde du rugby, les liens entre clubs sont forts, et la nouvelle a rapidement circulé. Des drames liés au sport surviennent parfois de la façon la plus inattendue.
Une disparition après un match : un scénario qui laisse perplexe
Ce qui trouble dans cette affaire, c’est le timing. Antoine Richard disparaît la nuit même d’un match. Il rentre à l’hôtel, est filmé vers minuit moins le quart, puis s’éloigne vers le lac. Personne ne semble avoir noté quoi que ce soit d’anormal dans son comportement ce soir-là.
Les hypothèses restent ouvertes. Une promenade nocturne qui a mal tourné ? Une chute sur les berges ? Autre chose ? La police n’a communiqué sur aucune piste privilégiée à ce stade.
Ce genre d’affaire résonne douloureusement. On pense à d’autres disparitions inexpliquées, comme celle liée à Roland-Garros, ou à des disparitions de personnes jeunes qui laissent des proches dans l’incompréhension totale.
La famille retient son souffle

À des milliers de kilomètres, la famille d’Antoine Richard attend. Chaque communiqué de la police, chaque appel à témoins est scruté avec espoir et appréhension. L’appel lancé sur les réseaux sociaux a été massivement partagé par des internautes français et néo-zélandais.
La distance rend tout plus difficile. Quand un proche disparaît à l’autre bout du monde, on est dépendant d’une police étrangère, d’un fuseau horaire décalé de onze heures, d’une langue qui n’est pas la sienne. On attend. On espère. Et on relit les messages qui ne viennent plus.
D’autres familles ont vécu cette attente insoutenable. Certaines attendent encore des réponses, comme dans l’affaire du vol MH370, disparaître sans laisser de trace restant l’une des situations les plus difficiles à accepter.
Les recherches continuent : que peut-on espérer ?
La découverte de la sandale est un élément concret. Elle localise Antoine Richard sur les rives du lac Dunstan à un moment donné, après qu’il a quitté l’hôtel. Elle rétrécit la zone des possibles.
Les équipes de recherche vont continuer à fouiller les berges, les eaux peu profondes et les terrains environnants. La police a maintenu son appel à témoins ouvert, en demandant à quiconque aurait aperçu un jeune homme correspondant à sa description de se manifester immédiatement.
Dans ce type d’affaire, les premières semaines sont cruciales. Chaque heure qui passe réduit les chances de retrouver une personne vivante dans un environnement naturel isolé. Mais des retrouvailles miraculeuses ont déjà eu lieu dans des conditions similaires. L’espoir, lui, ne disparaît pas.
Si vous disposez d’une information, aussi minime soit-elle, la police néo-zélandaise demande à être contactée sans délai. La famille d’Antoine Richard, elle, ne demande qu’une seule chose : retrouver son fils.