« J’ai cru voir un film » : les images impressionnantes d’un avion Air France dont le réacteur a pris feu au décollage
Imaginez observer le ciel depuis votre terrasse, tranquillement, puis voir un avion cracher des flammes dans la nuit. C’est exactement ce qu’ont vécu plusieurs habitants de Ducos le 21 février dernier. À bord, des passagers ne savaient pas encore ce qui les attendait. Une situation tendue, maîtrisée de justesse !
Un avion en flammes au-dessus de Ducos !
Lors de la soirée du 21 février, le ciel de Ducos s’est transformé en une scène de chaos. Un Boeing 777 venait tout juste de décoller de l’aéroport Aimé Césaire. Mais soudain, des détonations ont déchiré la nuit martiniquaise. Pire, des flammes ont jailli de l’un des réacteurs de l’avion. Les riverains, eux, n’en croyaient pas leurs yeux !
Parmi les témoins, un père observait tranquillement les avions depuis chez lui. Puis l’impensable s’est produit sous ses yeux. « J’ai cru voir un effet spécial de cinéma », a-t-il confié à France-Antilles, encore sous le choc. Mais soudain, il réalise que sa fille était à bord de cet avion. Alors sans hésiter, il a foncé immédiatement vers l’aéroport.
L’avion avait décollé à peine à 20h45. Moins de quinze minutes plus tard, il faisait déjà demi-tour. Les données radar confirmaient une réorientation rapide et nette de l’appareil. À 21h30, le Boeing 777 se représentait enfin à l’atterrissage. Les équipes de secours, elles, se trouvaient déjà sur le long de la piste, prêtes à tout.
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Un moment intense avant le soulagement !
À l’intérieur de l’avion, la tension était à son comble. Des étincelles avaient d’abord attiré l’attention des passagers. Puis un bruit violent, répété, a envahi la cabine. José, l’un des voyageurs, résume parfaitement : « C’était comme des explosions. C’était impressionnant ». En quelques secondes, l’ambiance avait basculé.
Face au choc, les réactions ont été très différentes. Certains passagers ont paniqué, d’autres ont tenté de rester calmes. « On s’est pris dans les bras pour se rassurer », confie l’un d’eux à France-Antilles. Tout allait trop vite pour vraiment réaliser. Pourtant, personne n’a lâché l’autre.
Heureusement, l’équipage a géré la situation avec une maîtrise remarquable. Le commandant de bord a pris la parole rapidement et clairement. « On s’est sentis pris en charge », témoigne un passager soulagé. Tous ont salué son sang-froid sans exception. Ainsi, l’avion a atterri sans aucun blessé à déplorer !
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L’avion hors de danger, mais des passagers toujours bloqués !
Après l’atterrissage, le commandant Richard Reclus a pris la parole pour expliquer la cause de l’incident à France-Antilles. Le moteur droit de l’avion avait connu un « défaut de pompage ». Ce phénomène rend la combustion irrégulière et provoque des flammes visibles. Voilà pourquoi la scène avait été aussi spectaculaire depuis le sol !
Mais concrètement, ce type d’avarie est moins grave qu’une panne totale. « C’est très impressionnant visuellement et auditivement », a précisé le commandant Reclus. Pourtant, l’équipage avait appliqué la procédure adéquate dès les premières secondes. « La situation a été maîtrisée du début à la fin », a-t-il affirmé avec assurance. L’entraînement intensif des pilotes avait donc pleinement joué son rôle.
Reste néanmoins une question urgente pour les passagers bloqués. Air France doit désormais organiser leur hébergement en Martinique. Un nouveau vol vers Paris doit aussi être programmé rapidement. Cette nuit-là, personne ne rentrait chez soi comme prévu. Mais tous repartent vivants et c’est bien l’essentiel.