Besançon : un lycéen se suicide, son enseignante disparaît deux jours après

Le lycée Jules-Haag de Besançon traverse un cauchemar. Un élève de première, 17 ans, a mis fin à ses jours. Deux jours plus tard, sa professeure de SVT a quitté son domicile et n’a plus donné signe de vie. Les gendarmes du Doubs ont lancé des recherches massives, et la piste qu’ils privilégient glace le sang de toute la communauté éducative.
Au lycée Jules-Haag, un drame en cache un autre
Tout bascule au cours du week-end du 10 mai 2026. Sonia Vacheret, enseignante de sciences de la vie et de la Terre âgée de 54 ans, quitte son domicile de Montferrand-le-Château, dans le Doubs. Elle ne revient pas. Aucun appel, aucun message, aucune trace numérique. La disparition est immédiatement signalée et qualifiée d’inquiétante par la gendarmerie.
Les recherches se sont déployées dans tout le secteur. Ratissage des abords de la commune, vérifications de bornage téléphonique, mobilisation de moyens importants. Dans le même temps, ses collègues et ses élèves tentent de comprendre. Car quelques jours avant cette disparition, un autre drame a frappé l’établissement : le suicide d’un de ses élèves. Un choc si brutal que la question du mal-être des jeunes résonne désormais dans chaque couloir du lycée.
Un élève de 17 ans, handballeur, retrouvé mort hors du lycée
Le jeune homme avait 17 ans. Élève de première, il était membre de la section handball du lycée Jules-Haag. Décrit comme un garçon intégré et apprécié, il a mis fin à ses jours en dehors de l’enceinte de l’établissement. Les circonstances exactes n’ont pas été rendues publiques, mais la nouvelle a provoqué une onde de choc immédiate auprès des élèves comme du personnel.
Une minute de silence a été organisée dans le lycée. C’est lors de cette cérémonie que Sonia Vacheret, qui assurait ses cours de SVT dans la classe du défunt, est apparue particulièrement émue. Plusieurs témoins décrivent une femme profondément affectée, bouleversée au point de peiner à contenir ses larmes devant ses collègues. Personne, à cet instant, n’imaginait que la professeure allait elle aussi disparaître dans les heures suivantes. Et pourtant, un détail crucial interpelle les enquêteurs depuis le début de leurs recherches.
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La piste du suicide privilégiée par les gendarmes du Doubs
Les drames qui touchent le milieu scolaire se multiplient ces derniers mois en France. À Besançon, selon plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs, la piste du suicide est aujourd’hui privilégiée pour expliquer la disparition de Sonia Vacheret. Le Progrès, qui a révélé l’affaire, décrit une situation qualifiée d’« anxiogène » au sein même du lycée.
Pour autant, les autorités restent prudentes : aucune preuve formelle ne permet à ce stade d’établir un lien direct entre le décès de l’élève et la disparition de l’enseignante. Ce sont deux événements distincts dans les faits, mais terriblement proches dans le temps et dans l’émotion. La communauté éducative de Jules-Haag reste suspendue aux résultats des opérations de gendarmerie en cours.
Deux vies fauchées. Un lycée entier en état de choc. Et une question lancinante : comment un établissement peut-il encaisser autant de violence en si peu de jours ? Si cette histoire vous touche, parlez-en autour de vous — parfois, un simple mot suffit à retenir quelqu’un au bord du vide.