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Ils percutent un piéton de 20 ans, cachent la voiture puis simulent la découverte du corps

Publié par Cassandre le 22 Mai 2026 à 9:02
Débris de voiture éparpillés sur une route de campagne à l'aube

Un piéton de 20 ans retrouvé sans vie au bord d’une route du Doubs, un couple qui donne l’alerte au petit matin… L’histoire aurait pu ressembler à un tragique accident de la route. Sauf que les deux « témoins » étaient en réalité les suspects. Mis en examen lundi 18 mai 2026, ils sont soupçonnés d’avoir orchestré une mise en scène glaçante pour tenter d’échapper à la justice. Voici comment les enquêteurs ont percé leur stratagème.

Marchaux-Chaudefontaine, 5 h du matin : un corps au bord de la D486

Vendredi 15 mai 2026, aux alentours de 5 heures du matin, les pompiers du Doubs sont appelés sur la D486, à Marchaux-Chaudefontaine, commune située à une quinzaine de kilomètres de Besançon. Sur place, un jeune homme d’une vingtaine d’années gît en arrêt cardiorespiratoire sur le bas-côté. Malgré les manœuvres de réanimation, il est déclaré décédé.

Les premiers éléments ne laissent guère de doute. Des débris de carrosserie, des éclats de phare et des traces de freinage jalonnent la chaussée. Tout indique qu’un véhicule a violemment percuté la victime avant de quitter les lieux. La thèse du délit de fuite s’impose immédiatement aux gendarmes. Reste à identifier le conducteur, alors qu’aucun témoin direct ne s’est encore manifesté — du moins, c’est ce que tout le monde croit à ce stade. Ce que la justice va découvrir dépasse pourtant le simple accident.

Le couple qui donnait l’alerte était au volant

C’est justement le couple qui a prévenu les secours ce matin-là. Un homme et sa compagne, accompagnés d’un proche, se sont présentés comme de simples passants ayant découvert le corps au lever du jour. Ils ont mimé la stupeur. Ils ont joué la carte de l’émotion. Mais la brigade de recherches de Besançon a rapidement flairé l’incohérence.

Plusieurs indices matériels ne collaient pas avec leur version. Les enquêteurs ont notamment retrouvé le véhicule endommagé, soigneusement caché après le choc. Les dégâts sur la carrosserie correspondaient aux débris collectés sur la route. Plus troublant encore : le conducteur présumé était déjà défavorablement connu de la justice pour des faits de violences et d’infractions routières. Le lundi suivant, les deux suspects ont été mis en examen. Le scénario qu’ils avaient construit s’est effondré en quelques heures — mais un détail aggrave encore leur situation.

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Homicide routier aggravé : jusqu’à 7 ans de prison encourus

L’infraction retenue ne se limite pas à un homicide involontaire classique. Le parquet de Besançon poursuit le conducteur pour homicide routier aggravé par un délit de fuite, un chef qui alourdit considérablement la peine encourue. Il risque jusqu’à sept ans d’emprisonnement.

Ce qui rend l’affaire particulièrement sordide, c’est la chronologie reconstituée par les gendarmes. Le couple aurait d’abord percuté le jeune homme dans la nuit, puis dissimulé le véhicule à l’abri des regards. Quelques heures plus tard, ils seraient revenus sur les lieux avec un tiers pour « découvrir » la victime et appeler les secours, espérant passer pour des témoins ordinaires. Une stratégie froide, calculée, et finalement vaine face aux preuves matérielles.

Un jeune homme de 20 ans est mort sur le bord d’une route, et ceux qui l’ont tué ont tenté de se déguiser en bons samaritains. La justice du Doubs a vu clair dans cette mascarade. Reste maintenant à savoir si d’autres charges viendront s’ajouter au dossier, notamment concernant la compagne et le proche qui les accompagnait ce matin-là. Quand la mise en scène se retourne contre ses auteurs, le rideau tombe toujours trop vite.

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