Dominique Pelicot transféré dans la même prison que Daval, Lelandais et Guy Georges
Transféré mardi, Dominique Pelicot intègre la maison centrale d’Ensisheim où séjournent Francis Heaulme, Jonathann Daval ou encore Guy Georges.
Un détenu tristement célèbre. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle dans l’affaire des viols de Mazan, Dominique Pelicot continue de faire couler de l’encre. Dépeint comme un patriarche presque parfait le jour, l’homme profitait de l’obscurité de la nuit pour se prêter à une sordide routine. Pendant dix ans et presque chaque soir, il accueillait à son domicile de Mazan (Vaucluse) des hommes contactés sur internet et enclins à avoir des relations se*uelles non consenties avec son épouse endormie, Gisèle Pelicot.
Affaire Pelicot : quand le consentement fait défaut
Sans surprise, l’affaire remet sur le devant de la scène la notion de consentement. Face à la Cour, les mis en cause brandissent l’autorisation du mari comme passe-droit incontestable. Davantage conscients de la gravité de l’affaire, d’autres soutiennent qu’ils pensaient participer à un jeu de rôle entre mari et femme.
Autant d’axes de défense qui mettent l’opinion publique face à une effrayante réalité : la grande majorité de ces hommes n’attend pas l’autorisation d’une femme pour la toucher ou la soumettre à des actes sexuels…

À l’issue du procès qui s’est tenu du 2 septembre au 19 décembre 2024, les accusés écopent de peines allant de trois ans à vingt ans de réclusion criminelle. Un verdict que conteste Dominique Pelicot, qui continue de nier le viol et fait appel du jugement. Son procès en assises se conclura par une peine alourdie d’un an et met ainsi fin au volet pénal de l’horrifiante affaire des viols de Mazan.
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Gisèle Pelicot se réapproprie l’histoire
Si elle a tenu à ce que son procès soit public, Gisèle Pelicot se fait discrète. Hormis de timides sourires et des regards en coin lancés aux journalistes, elle ne s’exprimera pas dans la presse sur toute la durée du procès. Une retenue qui ne fait qu’accentuer l’empathie de l’opinion publique, qui salue une femme digne et résiliente. Le procès terminé, elle s’exile sur l’île de Ré où elle entame, sans le dire, l’écriture d’un livre coup de poing.
Sorti courant février 2026, l’ouvrage de Gisèle Pelicot donne à voir l’intériorité d’une victime de l’indiscible. Un temps anéantie, la mère de famille se reconstruit doucement et s’ouvre même à l’amour. Dans son livre, elle communique sa volonté d’en savoir plus sur les raisons qui ont poussé son ex-mari à agir ainsi. De même qu’elle exige des réponses concernant sa fille, Caroline Darian, qui pourrait être l’une des victimes de l’insatiable Dominique Pelicot.
Un transfert auprès de (tristement) célèbres détenus
Si la presse se détourne de lui, l’évocation de Dominique Pelicot ne manque jamais d’attirer l’attention. Ainsi, on apprend que l’homme de 73 ans fait l’objet d’un transfert et quitte le sud de la France pour la maison centrale d’Ensisheim, en Alsace.
Depuis mardi, le septuagénaire a donc intégré la prison au sein de laquelle de célèbres détenus purgent leurs peines dans des cellules individuelles. C’est le cas du tueur en série Francis Heaulme, de Jonathann Daval, de Nordahl Lelandais ou encore de Guy Georges…
Si l’on se souvient de ces hommes pour la brutalité des crimes commis, ils ont un autre point commun : ils ont écopé de très longues peines.