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Dupont de Ligonnès : cet ancien enquêteur affirme que sa dernière apparition était une mise en scène

Publié par Cassandre le 18 Mai 2026 à 8:01

Quinze ans après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, l’affaire refuse de livrer son dernier secret. L’homme soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants n’a jamais été retrouvé. Mais un ancien enquêteur vient de relancer le débat : selon lui, les dernières images du suspect dans le Var seraient un leurre soigneusement orchestré. Ses arguments pourraient changer la lecture de toute l’enquête.

Xavier Dupont de Ligonnès vivant ?

15 avril 2011 : les dernières heures connues de Dupont de Ligonnès dans le Var

Tout se joue en à peine 48 heures. Le 14 avril 2011, Xavier Dupont de Ligonnès est filmé en train de retirer de l’argent liquide à un distributeur de Roquebrune-sur-Argens. Il passe ensuite la nuit au Formule 1 de la ville, où une caméra de surveillance capte son visage. Le lendemain, un témoin affirme l’avoir vu quitter l’hôtel à pied, un étui sur le dos — possiblement une carabine.

Sa voiture, elle, est retrouvée abandonnée sur le parking le 21 avril. Six jours sans signe de vie. À Nantes, sous la terrasse de la maison familiale, les corps d’Agnès et de leurs enfants Benoît, Anne, Thomas et Arthur avaient déjà été découverts. Depuis, plus rien. Ni trace bancaire, ni signal téléphonique. Comme si l’homme s’était volatilisé après un dernier acte calculé. Mais ce scénario de fuite ou de suicide ne convainc pas tout le monde.

Gilles Galloux, ex-enquêteur : « Tout est mis en scène »

Invité sur le plateau de BFMTV, l’ancien policier Gilles Galloux a lâché une conviction lourde de sens. Selon lui, la dernière apparition filmée du suspect est un trompe-l’œil. Le regard que Dupont de Ligonnès lance à la caméra de surveillance du Formule 1 ? Délibéré. L’étui sur le dos, interprété comme une carabine ? Galloux affirme n’avoir « jamais eu l’impression que c’était une carabine » et ajoute que « personne ne sait » ce que contenait réellement ce sac.

Pour cet ancien agent de l’Office central cybercrime de la Police judiciaire, chaque détail visible ce jour-là visait à orienter les enquêteurs vers la piste du suicide. Une mise en scène comparable, selon lui, à celle découverte dans la maison de Nantes. Galloux, mobilisé dès 2011 sur les pistes numériques de l’affaire, a depuis écrit un livre entier sur le dossier. Son hypothèse principale : la fuite.

Cimetière provençal avec caveaux anciens et végétation

La piste américaine et les fouilles qui n’ont rien donné

Côté États-Unis, Gilles Galloux a personnellement enquêté sur une piste texane. Son travail a abouti à l’ouverture d’un nouvel appel à témoins dans le comté de Brewster, au Texas, le 24 mars dernier. Une démarche rare pour une affaire française, qui montre que certains enquêteurs croient fermement à la survie du suspect.

En parallèle, les autorités françaises n’ont pas abandonné la piste locale. En septembre 2024, des fouilles ont été menées au cimetière de Roquebrune-sur-Argens pour explorer l’hypothèse d’un suicide dans un caveau. Résultat : le procureur de la République de Nantes a déclaré que la procédure n’avait « pas apporté d’éléments nouveaux significatifs ». Ni preuve de mort, ni preuve de vie. Quinze ans plus tard, Xavier Dupont de Ligonnès reste l’homme le plus recherché de France.

Mise en scène ou dernier geste d’un homme acculé ? La thèse de Galloux a le mérite de poser une question que beaucoup évitent : et si tout ce qu’on croit savoir sur cette nuit du 15 avril avait été fabriqué pour nous ? L’affaire Dupont de Ligonnès n’a peut-être pas fini de nous tromper. Si vous deviez parier, fuite ou suicide — quel camp choisiriez-vous ?

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1 commentaire

  • E
    Eliane
    18/05/2026 à 21:30
    La fuite ! Mais bien sûr, depuis plus de 15 ans, il est peut-être mort quelque part, sous une fausse identité.

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