« En aucun cas, cette épidémie ne dégénérera en une pandémie mondiale » : un médecin rassure sur l’Hantavirus
Invité sur RTL dans On refait le monde pour évoquer le foyer d’Hantavirus détecté à bord du navire MV Hondius, le professeur Bruno Mégarbane a voulu calmer les inquiétudes.
Le chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris a rappelé que, même si ce virus reste particulièrement dangereux, il ne présente pas le même niveau de contagion que le Covid-19.

Le médecin Bruno Mégarbane se veut rassurant
Le professeur Bruno Mégarbane était présent sur RTL afin de revenir sur la situation préoccupante du MV Hondius, touché par un foyer d’Hantavirus.
Face aux nombreuses comparaisons avec les débuts de la pandémie de Covid-19, le médecin a tenu à rassurer. « On a les ingrédients réunis dans un scénario qui ressemble vaguement au début de la Covid-19″, a-t-il reconnu, tout en expliquant qu’il fallait surtout différencier la dangerosité du virus de sa capacité à se transmettre : « En aucun cas, cette épidémie ne dégénérera en une pandémie mondiale« .
Selon lui, « ce n’est pas une maladie aussi contagieuse que la Covid ». Le spécialiste rappelle que la contamination nécessite généralement « un rapprochement physique relativement important », souvent dans un espace clos et sur une longue durée.
Une précision importante alors que la peur d’une nouvelle crise sanitaire commence à gagner certains passagers et habitants des Canaries.
Il ne minimise pas les risques
Même s’il se veut rassurant sur le risque de propagation mondiale, Bruno Mégarbane n’a pas minimisé la gravité de l’infection.
Il rappelle que la souche concernée, originaire d’Amérique du Sud, affiche une létalité pouvant atteindre « 40 à 50% ».
Le médecin souligne que ce virus attaque principalement les poumons et le cœur, provoquant parfois des insuffisances respiratoires ou cardiaques très sévères.
Il précise aussi que la période d’incubation peut durer jusqu’à six semaines, compliquant l’identification des personnes réellement contaminées.
Malgré tout, le professeur insiste sur le fait que les autorités sanitaires semblent avoir rapidement identifié les chaînes de transmission, contrairement aux débuts du Covid-19.