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France Travail a-t-il réellement publié des annonces pour des Imams ?

Publié par Jeanne le 13 Mai 2026 à 7:02

Des offres d’emploi pour des postes d’imams publiées sur le site de France Travail ont provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Relayée notamment par l’eurodéputée Sarah Knafo, l’affaire a relancé les débats autour de la laïcité et du rôle du service public dans la diffusion d’annonces liées aux cultes. Pourtant, juridiquement, ces publications respectent bien le cadre prévu par la loi française et le Code du travail.

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©DR

France Travail au coeur d’une polémique

France Travail se retrouve sous le feu des critiques après la mise en ligne de plusieurs annonces proposant des postes d’imams en France, en CDI comme en CDD.

L’affaire a pris de l’ampleur après une publication de l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo sur X, le dimanche 10 mai.

Cette dernière a partagé une capture d’écran d’une offre basée à Valence, dans la Drôme, en écrivant : « France Travail, financé par vos cotisations, publie des offres pour recruter des imams. Bienvenue dans le service public de l’emploi ».

Rapidement, le sujet a enflammé les réseaux sociaux et relancé les discussions sur la place de la religion au sein des services publics.

Comme l’a rappelé Radio France dans un article publié le 11 mai 2026, ces annonces sont pourtant bien réelles et apparaissent dans la catégorie “ministre du culte” du site de France Travail.

Les missions évoquées dans les fiches de poste concernent notamment la direction des prières, l’enseignement de l’arabe ou encore la lecture du Coran.

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Mais contrairement à ce que certains internautes ont laissé entendre, France Travail ne recrute pas directement ces imams.

L’organisme public agit uniquement comme diffuseur d’annonces déposées par des associations cultuelles gestionnaires de mosquées.

Une annonce confirme au droit du travail

Même si cette présence peut surprendre certains Français, elle reste totalement conforme au droit en vigueur.

La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État n’interdit pas à un service public d’héberger des offres d’emploi liées à un culte, tant que la neutralité est respectée. France Travail ne finance pas ces postes et ne participe pas au choix des candidats.

Le Code du travail prévoit d’ailleurs une exception pour certains métiers religieux. Pour des fonctions comme imam, prêtre, rabbin ou pasteur, l’appartenance au culte concerné peut légalement constituer une « exigence professionnelle essentielle et déterminante ».

Radio France précise aussi que cette visibilité plus claire des postes d’imams est relativement récente. Jusqu’ici, certains étaient enregistrés sous d’autres intitulés, comme “animateurs sociaux”.

Depuis 2024, le gouvernement français a lancé une réforme visant à mettre progressivement fin aux « imams détachés », envoyés et rémunérés par des pays étrangers.

Depuis 2025, le statut d’imam est officiellement reconnu en France, ce qui explique pourquoi ces annonces apparaissent désormais plus ouvertement sur les plateformes de recrutement publiques.

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