Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Il tue sa mère en la prenant pour un « lézard monstrueux »

Publié par Cassandre le 18 Mai 2026 à 8:01

Un fait divers terrifiant vient de trouver son épilogue devant la justice de Hong Kong. Un homme de 28 ans a ôté la vie à sa propre mère, convaincu qu’elle s’était transformée en créature reptilienne. Le tribunal a rendu une décision aussi rare que glaçante : un internement psychiatrique sans limite de durée. Voici ce qui s’est réellement passé dans cet appartement, et pourquoi la justice a choisi cette issue.

Salle de restaurant moderne avec tables nappées et chaises confortables.

Wong Chun-kit, 28 ans : quand un trouble schizo-affectif bascule dans l’irréparable

Les faits remontent au 24 novembre 2022. Ce jour-là, dans un immeuble résidentiel de Hong Kong, Sandy Lo Choi-kiu, 50 ans, contacte les services psychiatriques. Son fils, Wong Chun-kit, tient des propos incohérents et l’a déjà agressée physiquement. Elle décrit un comportement de plus en plus inquiétant.

Des infirmiers sont envoyés au domicile pour évaluer la situation. Mais la mécanique du drame est déjà enclenchée. Le jeune homme, diagnostiqué avec un trouble schizo-affectif, traverse une rechute sévère. Au téléphone, il confie ne plus supporter que sa mère « fasse toute une histoire » en appelant les soignants. Ce genre de symptôme alarmant aurait dû déclencher une prise en charge immédiate.

Quelques heures plus tard, des agents de sécurité de la résidence passent à l’appartement. Ils demandent au fils où se trouve sa mère. Sa réponse : « Je ne sais pas. » Et c’est là que tout bascule.

Des voix lui ordonnent de tuer un « lézard monstrueux » : la scène reconstituée

Lors d’une seconde visite, les infirmiers psychiatriques perçoivent un bruit violent à l’intérieur de l’appartement. Ils alertent immédiatement la police. En fouillant les lieux, les agents découvrent le corps de Sandy Lo, dissimulé sous un lit. Elle a été tuée par son propre fils.

Wong Chun-kit nie d’abord toute implication. Puis, face à une photo de sa mère montrée par les enquêteurs, il craque. Il explique avoir vu non pas sa génitrice, mais un « lézard monstrueux ». Des voix dans sa tête lui auraient ordonné de passer à l’acte. Un délire hallucinatoire d’une violence inouïe, alimenté par une pathologie psychiatrique non maîtrisée. Le poids du silence autour de la santé mentale prend ici une dimension tragique.

À lire aussi

Les experts psychiatriques mobilisés par la cour confirmeront que le jeune homme n’avait aucune conscience de son trouble au moment des faits. Il ne distinguait tout simplement plus le réel de ses hallucinations.

Intérieur d'un tribunal de Hong Kong avec documents juridiques

Internement indéterminé : la décision du juge Wilson Chan face à un cas sans précédent

Comprendre l’origine d’un drame passe parfois par la psychiatrie, pas par le droit pénal classique. C’est exactement le raisonnement du juge Wilson Chan Ka-shun, qui a rendu sa décision le 13 avril 2026 devant la High Court de Hong Kong.

Wong Chun-kit avait plaidé coupable d’homicide involontaire pour responsabilité diminuée. Les procureurs eux-mêmes ont reconnu que la rechute de son trouble schizo-affectif réduisait « considérablement » sa culpabilité. Le juge a qualifié l’affaire de « tragique », estimant que l’état mental de l’accusé l’avait empêché de distinguer le bien du mal.

Verdict : un internement psychiatrique pour une durée indéterminée. Les rapports médicaux indiquent que Wong Chun-kit n’est pas apte à un suivi ambulatoire. Le juge Chan a conclu que cette décision représentait « l’issue la plus appropriée », autant pour le bien-être du patient que pour la sécurité publique.

Un homme enfermé dans ses propres hallucinations. Une mère qui avait elle-même donné l’alerte, quelques heures trop tard. Ce drame pose une question brutale : combien de signaux d’alarme faut-il ignorer avant qu’un système de soins psychiatriques réagisse à temps ?

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *