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La famille ne voulait pas offrir une chaîne en or : la mariée de 23 ans retrouvée morte 4 jours après le mariage

Publié par Cassandre le 18 Mai 2026 à 7:58
Chaîne en or posée sur un tissu de sari rouge

En Inde, la pratique de la dot reste un poison silencieux. Sanju Kumari, 23 ans, s’est mariée le 7 mai 2026. Quatre jours plus tard, elle était morte. Sa famille pointe du doigt sa belle-famille, qui aurait exigé une chaîne en or jamais remise. Le dernier appel téléphonique de la jeune femme raconte une histoire glaçante — et ce que la police a découvert ensuite rend le drame encore plus troublant.

400 000 roupies, une moto, des meubles… mais une chaîne en or manquante

Dans certaines régions de l’Inde, la famille de la mariée verse encore une dot au moment du mariage. Celle de Sanju n’a pas lésiné. Selon son frère, les proches ont offert 400 000 roupies (environ 3 500 €), une moto, un réfrigérateur, un autocuiseur, des meubles et des bijoux en or. Il ne manquait qu’un seul élément : une chaîne en or, promise pour plus tard.

Le jour de la cérémonie, cette absence a mis le feu aux poudres. La famille du marié, Vinod Pal, aurait exigé le bijou sur-le-champ. Les reproches ont fusé : « Votre famille a organisé un mariage aussi somptueux, et pourtant elle n’a même pas pu offrir une chaîne en or. » Ce qui ressemble à un détail matériel cache en réalité un système de pression que des drames familiaux viennent régulièrement rappeler au monde entier.

« Ta sœur ne rentrera pas vivante » : le dernier appel de Sanju

Après le mariage, la situation a empiré à une vitesse terrifiante. Selon ses proches, Sanju n’avait plus le droit de communiquer librement. Elle était battue dès qu’elle tentait de passer un appel en cachette. Violences physiques, isolement, humiliations : un engrenage classique des crimes liés à la dot.

Lors de son ultime appel, la belle-mère lui aurait arraché le téléphone des mains. Elle aurait alors lancé au frère de Sanju une phrase glaçante : « Ta sœur ne rentrera pas vivante à la maison. Seul son cadavre quittera cette maison. » Des cris ont retenti. Puis la ligne a été coupée. Le lendemain, la famille apprenait la mort de la jeune femme. Un dénouement qui rappelle ces affaires où les preuves parlent plus fort que les alibis. Sauf qu’ici, quelqu’un a tenté de les faire disparaître.

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Un corps partiellement brûlé et une belle-famille en fuite

Des signaux ignorés auraient pu alerter avant le drame — mais personne n’a eu le temps d’agir. À la découverte du décès, la famille de Sanju a fait une constatation effroyable : le corps de la jeune femme avait été partiellement brûlé. Selon eux, la belle-famille a tenté d’organiser une crémation rapide pour effacer toute trace de violence.

Quand la police est arrivée, la majorité des proches du marié avaient pris la fuite. Seule la mère de Vinod Pal a été interpellée. Sa version ? Un suicide. La famille de Sanju, elle, est formelle : la jeune femme a été étranglée. Une enquête a été ouverte par les autorités indiennes pour déterminer les circonstances exactes de ce décès. En Inde, les crimes liés à la dot restent un fléau massif : selon le National Crime Records Bureau, plus de 6 450 femmes en meurent chaque année.

Une chaîne en or. C’est le prix qu’on a mis sur la vie de Sanju Kumari, 23 ans, mariée depuis quatre jours. En 2026, des milliers de femmes indiennes continuent de mourir pour des objets que leur famille n’a pas pu offrir. Combien de coups de fil désespérés faudra-t-il encore avant qu’un appel soit pris au sérieux à temps ?

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