Une épidémie de méningite a causé la mort d’une jeune femme de 18 ans, laissant sa famille « dévastée »
Les agences sanitaires au Royaume-Uni viennent de confirmer une épidémie de méningite B sur place. Parmi les victimes se trouve une jeune étudiante qui avait simplement assisté à une fête. Comment un virus aussi virulent est-il apparu si soudainement ? Quelles mesures faut-il prendre pour assurer la sécurité ? On vous dévoile tous les détails !
L’événement qui a propagé la méningite !
Tout a commencé les 5, 6 et 7 mars derniers, à Canterbury. Au sein du Club Chemstry se déroulait le fameux « Spring Fling », un événement musical qui attire des milliers de jeunes. Cet espace clos a accueilli près de 2 000 fêtards au cours de chaque soirée. Ainsi, un ou quelques « cas index » ont suffi pour que la méningite B se répande !
Pour que le virus se transmette d’une personne à une autre, il faut un contact physique rapproché ou un échange de salive. Voilà pourquoi ce festival était l’événement idéal pour que la méningite sévisse. Les jeunes s’embrassent, se parlent de très près et se partagent leurs verres et leur cigarette. À cela s’ajoute l’absence de vaccination chez les jeunes.

En effet, les enfants au Royaume-Uni ne sont pas vaccinés avant leurs 14 ans. Certains d’entre eux n’ont jamais reçu l’injection, alors qu’elle est cruciale. Par ailleurs, la méningite et la gueule de bois se ressemblent beaucoup. Ce qui a retardé les premiers soins et le traitement. Pourtant, la maladie a un taux de mortalité très élevé !
À lire aussi
La famille de la victime pleure sa mort !
La première victime s’appelait Juliette, une élève de terminale au sein d’un lycée local. Elle est morte le 14 mars dernier. La méningite a aussi provoqué la mort d’un étudiant universitaire. Au micro de la BBC, le père de la jeune femme avoue que sa famille était « anéantie et qu’elle n’avait pas de mots pour exprimer sa douleur ».
La directrice de l’école où Juliette étudiait lui a rendu un hommage poignant. Selon ses dires, la jeune femme était « une personne véritablement attentionnée et à l’écoute, une véritable amie qui écoutait avec chaleur, respect et un intérêt sincère ses camarades et notre personnel. En bref, c’était une fille adorable ».

Après les deux décès, les autorités sanitaires locales ont contacté pas moins de 3000 jeunes pouvant être contaminés. Selon leurs dires : « Il est essentiel que les étudiants et le personnel soient attentifs aux signes et symptômes de la méningite à méningocoques et de la septicémie, qui peuvent inclure fièvre, maux de tête, respiration rapide, somnolence, frissons, vomissements et mains et pieds froids ».
Comment peut-on identifier la méningite ?
Après ce drame, le NHS a énuméré une liste des symptômes de la méningite. Cela commence avec des maux de tête, de la fièvre et une nuque raide. S’ensuivent les difficultés à supporter la lumière vive et la somnolence extrême qui peut conduire à la perte de conscience. D’autres patients présentent aussi des éruptions cutanées.
De son côté, l’UKHSA déclare : « La septicémie peut aussi provoquer une éruption cutanée caractéristique qui ne disparaît pas au contact d’un verre. Les étudiants sont particulièrement exposés au risque de ne pas reconnaître les premiers signes de méningite, car ceux-ci peuvent facilement être confondus avec d’autres maladies comme un gros rhume, une grippe ou même une gueule de bois ».