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Ce professeur adoptait un bébé de 13 mois : ce que la police a découvert glace le sang

Publié par Cassandre le 20 Mai 2026 à 15:27
Ce professeur adoptait un bébé de 13 mois : ce que la police a découvert glace le sang

Adopter un enfant, c’est censé être l’un des gestes les plus beaux qui soient. Mais à Blackpool, en Angleterre, cette histoire d’adoption a viré au cauchemar absolu. Un enseignant de 37 ans est aujourd’hui jugé pour le meurtre et les abus sexuels du bébé de 13 mois qu’il accueillait chez lui. Et la vidéo de son interrogatoire, tout juste rendue publique, révèle un échange glaçant avec la police.

Preston Davey, 13 mois : retiré à sa mère biologique, confié à un couple d’enseignants

Le petit Preston Davey n’a connu que cinq jours auprès de sa mère biologique avant d’être placé sous la protection des services sociaux. Il est ensuite confié à Jamie Varley, 37 ans, professeur de textiles et responsable pédagogique dans un lycée du Lancashire, et à son compagnon John McGowan-Fazakerley, 32 ans, commercial. Les deux hommes entament une procédure d’adoption. Pendant quatre mois, entre avril et juillet 2023, le couple aurait — selon l’accusation — maltraité l’enfant de manière « routinière ». Coups, abus sexuels, violences physiques répétées. Le soir du 27 juillet 2023, Preston arrive aux urgences de l’hôpital Victoria de Blackpool en arrêt cardiaque. Il ne respire plus. Varley affirme alors l’avoir retrouvé face contre l’eau dans son bain, après s’être absenté quelques instants pour se changer.

Sauf que la suite de l’enquête va pulvériser cette version.

L’autopsie révèle 20 ecchymoses et des blessures internes « compatibles avec des abus sexuels »

La pathologiste Dr Alison Armour est formelle devant le jury de la Preston Crown Court : aucune trace de noyade. Preston est mort d’une « obstruction aiguë des voies aériennes supérieures », soit par étouffement délibéré, soit par l’introduction d’un objet dans sa bouche. Sur le corps du bébé, elle identifie 20 ecchymoses externes — sur la tête et le reste du corps — mais aussi des lésions internes gravissimes : des hématomes au fond de la gorge et à la vessie, compatibles selon elle avec des agressions sexuelles. Au total, 40 blessures sont répertoriées. Sur le téléphone de Varley, les enquêteurs découvrent également des vidéos troublantes. L’une d’elles, longue de 14 minutes et 31 secondes, montre Preston seul dans un bain, gémissant. Varley prétend avoir voulu observer comment le bébé « réagissait à sa propre compagnie ».

C’est lors de l’interrogatoire filmé que le ton bascule complètement.

Dossier judiciaire posé sur un banc de tribunal anglais

« Je me battrai jusqu’à ma mort » : l’interrogatoire vidéo rendu public

Des propos chocs résonnent dans la salle d’interrogatoire. Quand l’officière lui expose les conclusions de la pathologiste — abus sexuels et étouffement — Varley nie en bloc : « Je n’ai pas fait ça. » Elle insiste : « Je suggère que vous l’avez tué, Jamie. » Sa réponse fuse : « Faites cette suggestion, et je me battrai contre vous jusqu’au jour de ma mort. » Le doigt pointé vers la policière, il ajoute, visiblement agité : « Un jour vous aurez des problèmes, parce que vous avez absolument tort. » Interrogé sur les ecchymoses de Preston, il répond simplement « no comment ». Quant aux photos et vidéos de l’enfant nu retrouvées sur son téléphone, il balaie : « Contrairement à vous, je ne pense pas à ses parties génitales 24 heures sur 24. » Varley fait face à 25 chefs d’accusation, dont meurtre, agressions sexuelles par pénétration et diffusion d’images indécentes. McGowan-Fazakerley est poursuivi pour avoir permis la mort de l’enfant et cruauté. Les deux plaident non coupable.

Un bébé de 13 mois, retiré à sa mère pour être protégé, mort dans les bras de ceux qui devaient lui offrir une famille. C’est peut-être la question la plus dérangeante de cette affaire : comment les services sociaux britanniques ont-ils validé ce placement ? Le procès, toujours en cours à la Preston Crown Court, devrait apporter des réponses — ou en soulever de bien plus inconfortables.

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