Twerk en pleine rue, touristes nus… Face aux incivilités, la Thaïlande réduit de moitié la durée des séjours sans visa
La Thaïlande serre la vis sur les séjours touristiques. Mardi 19 mai 2026, le gouvernement thaïlandais a annoncé qu’il allait réduire de moitié la durée des séjours sans visa pour les voyageurs venant de plus de 90 pays, dont la France.
Une décision prise pour limiter certains abus et renforcer la lutte contre la criminalité transnationale, alors que plusieurs affaires impliquant des étrangers ont récemment fait beaucoup parler dans le pays.

La Thaïlande ressert la vis
Le mardi 19 mai 2026, comme l’ont rapporté Le Parisien et Le Figaro, la Thaïlande a officialisé un changement important pour les touristes étrangers.
Désormais, les voyageurs issus de plus de 90 pays, parmi lesquels ceux de l’espace Schengen, des États-Unis, d’Israël ou encore de la Russie, ne pourront plus rester 60 jours sans visa comme c’était le cas depuis juillet 2024.
La durée autorisée passera à 30 jours dans la majorité des situations. Pour certains pays, choisis « au cas par cas » avec les ambassades concernées, ce délai pourra même tomber à 15 jours.
Lors d’une conférence de presse relayée le 19 mai 2026 par Le Parisien avec AFP, la porte-parole du gouvernement, Rachada Dhnadirek, a expliqué : « Le dispositif actuel a des avantages, notamment pour l’économie, mais il a permis à certaines personnes d’en abuser ».
Cette extension de séjour mise en place après le Covid devait relancer le tourisme, un secteur clé qui représente plus de 10 % du PIB thaïlandais.
Mais selon les autorités, certains visiteurs détournaient le système pour mener des activités illégales sur place. Les touristes auront tout de même la possibilité de demander une prolongation auprès des services de l’immigration.
Comme l’a précisé une porte-parole du gouvernement, citée le 19 mai 2026 par Le Figaro : « Le renouvellement sera décidé par l’officier (des services de l’immigration), et les touristes devront expliquer pourquoi ils veulent rester plus longtemps ».
Une hausse des comportements violents
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la criminalité transnationale. Toujours selon Le Parisien et Le Figaro, le ministre des Affaires étrangères Sihasak Phuangketkeow avait déjà expliqué la semaine précédente que Bangkok ne ciblait aucun pays en particulier mais plutôt des individus profitant du système de visa pour mener des activités illégales.
Ces derniers mois, plusieurs faits divers impliquant des étrangers ont fait la une en Thaïlande : comportements violents liés à l’alcool ou à la drogue, scènes sexuelles en public ou encore exploitation d’entreprises sans autorisation officielle, notamment des hôtels et des écoles privées.

Dans le même temps, le tourisme thaïlandais peine encore à retrouver son niveau d’avant-pandémie. Le royaume espère accueillir environ 33,5 millions de visiteurs étrangers en 2026, soit plusieurs millions de moins que les prévisions initiales.
La guerre au Moyen-Orient et le contexte international pèsent aussi sur cette reprise, poussant les autorités à reprendre un peu plus le contrôle sur les arrivées touristiques.