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Cette vidéo filmée dans un lycée agricole des Alpes-de-Haute-Provence a poussé une association à porter plainte en urgence

Publié par Cassandre le 23 Mai 2026 à 17:05
Cour d'un lycée agricole dans les Alpes françaises

Un lycée agricole du sud de la France. Un élève exclu temporairement. Et une vidéo qui circule entre camarades sur les réseaux sociaux. Ce qu’elle montre est si grave que l’association Stéphane Lamart a immédiatement saisi la justice. Le procureur de Digne-les-Bains confirme : une enquête est ouverte depuis le 13 mai, et les images en question relèveraient d’un acte de zoophilie sur une brebis.

Digne-les-Bains : un élève du lycée Carmejane dans le viseur de la justice

Les faits se seraient produits dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur l’exploitation agricole familiale d’un lycéen inscrit au lycée agricole de Digne Carmejane. À ce moment-là, l’élève ne fréquentait plus l’établissement : il purgeait une exclusion temporaire liée à un comportement jugé inapproprié par la direction.

C’est pendant cette période qu’il aurait filmé la scène. La vidéo, décrite comme « particulièrement explicite » par l’association, montrerait un individu introduisant ou tentant d’introduire son sexe dans la bouche d’une brebis. Elle a ensuite été partagée à plusieurs camarades de classe via un réseau social, avant d’atterrir entre les mains de l’association de défense des droits des animaux.

Le procureur de la République Antoine Pesme, contacté par France 3 Provence-Alpes, a confirmé le dépôt de plainte ce jeudi 21 mai et précisé que les investigations étaient déjà en cours. La brigade de l’environnement et de la protection animale de Sisteron a été chargée du dossier.

« C’est démentiel » : l’association Stéphane Lamart tire la sonnette d’alarme

Le président de l’association ne mâche pas ses mots. Pour lui, le plus préoccupant n’est pas seulement l’acte en lui-même, mais ce qu’il implique pour la suite. « Il est particulièrement choquant qu’un élève poursuivant une formation destinée à travailler avec des animaux puisse encore accéder à un diplôme lui permettant d’exercer dans ce domaine », dénonce-t-il. L’idée qu’un futur professionnel de l’élevage puisse continuer à approcher des animaux après de tels faits le révolte.

Sa comparaison est directe : « Si quelqu’un fait subir des attouchements à des enfants, on va l’empêcher d’approcher des enfants. Faisons la même chose pour les animaux. » Ce cas n’est d’ailleurs pas isolé. L’affaire rappelle les récents faits divers qui ont secoué la région PACA, notamment les viols de chèvres signalés aux Pennes-Mirabeau. Un schéma récurrent qui alarme les défenseurs de la cause animale.

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Un cas par mois : la zoophilie en forte hausse selon les associations

Les signalements se multiplient à un rythme que personne n’avait anticipé. Stéphane Lamart le dit lui-même : « Depuis un an environ, nous recevons des cas de zoophilie tous les mois. Avant, c’était un cas, deux cas par an. » Le constat est glaçant.

Parmi les affaires récentes que l’association a traitées : une poule morte des suites de sévices, un chien attaché par les quatre pattes, décédé lui aussi. Des actes commis dans la clandestinité, souvent révélés par des vidéos qui finissent par fuiter. La facilité de diffusion sur les réseaux sociaux joue un double rôle : elle expose les faits, mais elle banalise aussi l’horreur auprès de publics jeunes.

Pour la brebis de Digne-les-Bains, l’enquête devra déterminer la nature exacte des faits et les suites pénales. Mais au-delà du volet judiciaire, c’est la question de l’accès aux métiers animaliers qui se pose. Peut-on laisser un élève soupçonné de tels actes obtenir un diplôme agricole et exercer demain au contact de troupeaux ?

Un élève, une brebis, une vidéo qui n’aurait jamais dû exister. Cette affaire pose une question brutale : quand la formation professionnelle mène au contact d’êtres vivants, le diplôme suffit-il à garantir qu’on leur fera du bien ? Si ce sujet vous révolte autant qu’il le devrait, faites-le savoir autour de vous.

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