Xavier Dupont de Ligonnès aperçu par un témoin ? Cette piste qui relance l’enquête
Quinze ans après le drame de Nantes, l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès continue d’obséder. Disparu en avril 2011 après la découverte des corps de sa femme et de ses quatre enfants, il reste introuvable.
Le 25 février 2026, sur Franceinfo, un ancien policier affirme pourtant qu’il serait toujours en vie et avance une piste qu’il juge “très crédible”, relançant les spéculations.
Xavier Dupont de Ligonnès, l’affaire qui secoue la France
En avril 2011, la France découvre avec effroi les corps d’Agnès et de ses quatre enfants enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes.
Le père, Xavier Dupont de Ligonnès, a disparu. Vu pour la dernière fois le 15 avril 2011 à Roquebrune-sur-Argens, il ne réapparaîtra jamais.
Quinze ans plus tard, le mystère reste entier. Le 25 février 2026, dans le 11h/13h de Franceinfo, l’ancien policier Gilles Galloux est revenu sur deux années de recherches personnelles.
Déjà impliqué à l’époque au sein de la PJ, il explique avoir repris l’enquête depuis 2024, seul, depuis son ordinateur.
À lire aussi
« Je naviguais virtuellement dans Roquebrune-sur-Argens en 2011 (où le suspect a disparu définitivement le 15 avril à 16h15, ndlr), grâce à Google, qui permet aujourd’hui de se projeter dans le passé », confie-t-il le 25 février 2026 sur Franceinfo.
Pour lui, la thèse du suicide ne tient pas. Il est persuadé que le fugitif a préparé sa fuite et qu’il pourrait encore être vivant.
Ce petit détail qui pourrait relancer l’enquête
Toujours le 25 février 2026 sur Franceinfo, Gilles Galloux détaille ce qui l’a mis sur une nouvelle piste. En explorant les alentours de l’hôtel où Xavier Dupont de Ligonnès a été vu pour la dernière fois, un détail saute aux yeux.
« Ce qui m’a frappé immédiatement, la présence de nombreuses concessions de camping-cars le long de la N7, à quelques centaines de mètres de l’hôtel, et, de l’autre côté, de dizaines de voitures d’occasion ».
Il découvre ensuite qu’une société de location, Hippocamp, possédait aussi une agence à Nantes, près des enseignes où le suspect avait acheté le matériel pour enterrer les corps.
À lire aussi
« L’information est d’autant plus cohérente que le site de l’époque précisait qu’il était possible de réserver un camping-car à Nantes et de le retirer à Roquebrune-sur-Argens », avance-t-il, jugeant l’hypothèse « très crédible ».
Il admet toutefois : « Je n’ai aucune preuve que Xavier Dupont de Ligonnès ait effectivement loué un camping-car ».
Mais un témoignage tardif vient troubler le tableau : une personne affirme l’avoir vu entre le 15 et le 21 avril 2011, avant la diffusion officielle de son signalement.
Plus troublant encore, un gendarme à la retraite présent ce jour-là assure lui aussi l’avoir reconnu. De quoi, selon l’ancien enquêteur, relancer sérieusement l’idée d’une fuite organisée.