Elle achète un billet en première classe et fait le trajet… assise par terre
Judith a découvert à ses dépens que première classe ne signifie pas toujours confort et décompression.
Un voyage haut en couleurs… Si les trajets en train sont synonymes de dépenses excessives, il arrive que les prix soient abordables. Alors, on en profite pour se faire plaisir et on opte pour la première classe. Un voyage qui s’annonce, en théorie, paisible et dépourvu de toute contrainte.
Quand le voyage en première classe vire à la colonie de vacances
C’est en tout cas ce qu’aurait souhaité Judith, passagère régulière de la CFF, équivalent suisse de la SNCF. Embarquée à bord du train pour un trajet entre Berne et Zurich (Suisse), elle a fait le choix de la première classe pour l’occasion. Une option plutôt abordable (environ 50 euros) dont elle s’est félicitée au moment de l’achat.
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Une fois à bord, elle réalise toutefois que ses chances de trouver une place sont minces. Les wagons débordent de monde et les passagers désespérés squattent les escaliers et les couloirs. « Tous les wagons étaient pleins à craquer », rapporte Judith qui, en désespoir de cause, décide de s’asseoir par terre.
Elle raconte encore : « Même lorsqu’un collaborateur des CFF a fait une annonce pour demander aux gens de retirer leurs bagages des sièges, il n’y avait aucune place. Même les escaliers étaient bondés de passagers. »
« C’était vraiment intense »
Si elle a subi le trajet, la quadragénaire n’est pas en colère pour autant. « Je suis […] simplement étonnée. Je sais bien que la ligne Berne-Zurich est très fréquentée, mais là, c’était vraiment intense. Surtout que les 45,50 francs que l’on paie pour le trajet, c’est déjà un prix considérable. »
Contrairement à la SNCF, les places de première classe de la CFF ne sont pas toujours assorties d’une réservation. Ainsi, il peut arriver que les billets soient plus nombreux que les places disponibles, précise Ouest-France.
Il existe toutefois une solution lorsqu’un passager se retrouve dans une situation similaire à celle de Judith. Il faut faire constater la situation par écrit auprès d’un contrôleur de manière à pouvoir réclamer le remboursement de la différence une fois arrivé à destination.