Il joue au Loto le 1er avril avec le numéro de son département — et décroche 10 millions d’euros
Dix millions d’euros. Un ticket de Loto joué un 1er avril. Et dans la combinaison gagnante, le numéro 47 — celui du Lot-et-Garonne, son département. Ce jeune retraité de Villeneuve-sur-Lot vient de décrocher le plus gros gain jamais enregistré dans le département, et la date n’a rien d’une blague. La Française des jeux a révélé sa méthode de jeu pour le moins originale.
Un poisson d’avril à 10 millions

Imaginez la scène. Vous êtes le 1er avril, vous grattez votre combinaison, et vous découvrez que vous venez de gagner dix millions d’euros. Votre premier réflexe ? Vérifier que ce n’est pas une farce. Puis vérifier encore. Et encore une fois, pour être sûr.

C’est exactement ce qui est arrivé à ce Lot-et-Garonnais, dans le bureau de tabac « Le Bordeaux » à Villeneuve-sur-Lot. Le mercredi 1er avril dernier, alors que 10 millions d’euros étaient en jeu au Loto, ce joueur régulier a vu sa vie basculer d’un coup. Pas de caméra cachée, pas de canular entre amis. Juste un ticket validé, une combinaison parfaite, et un pactole vertigineux.
Pour des raisons évidentes, le gagnant tient à rester anonyme. Mais la FDJ a quand même partagé quelques détails sur son profil. Il s’agit d’un jeune retraité, père de famille, qui « affectionne particulièrement le jeu de tirage Loto ». Rien d’un joueur compulsif, plutôt un habitué méthodique. Et sa façon de remplir sa grille mérite qu’on s’y attarde.
Des plaques d’immatriculation et une fierté locale
Oubliez les générateurs aléatoires ou les dates anniversaires classiques. Ce retraité a développé sa propre recette, un mélange entre superstition et attachement personnel. Selon la Française des jeux, il commence toujours par cocher ses deux numéros fétiches, puis sa date d’anniversaire et un numéro qui lui rappelle son enfance.

Mais le plus surprenant, c’est la suite : il complète « scrupuleusement sa grille avec des numéros de plaques d’immatriculation ». Des plaques de voitures croisées dans la rue, transformées en chiffres porte-bonheur. Chacun sa méthode — certains joueurs ont des stratégies encore plus improbables.
Et puis il y a ce détail qui fait sourire : en cinquième position de sa combinaison gagnante, il a inscrit le 47. Le numéro du Lot-et-Garonne. Un geste de fierté locale, presque anodin, qui s’est avéré décisif. Difficile de ne pas y voir un signe, même si les statistiques diraient le contraire.
Sa méthode est-elle reproductible ? Probablement pas. Mais elle prouve une chose : au Loto, les numéros qui comptent pour vous ont autant de chances que les autres. Reste à savoir ce qu’on fait quand ils tombent tous en même temps.
Ce qu’il prévoit de faire avec les 10 millions
C’est la question que tout le monde se pose à chaque gros gain. Et les réponses varient énormément d’un gagnant à l’autre. Certains cachent tout à leur entourage, d’autres dépensent sans compter, et quelques-uns sombrent. L’histoire de la plus jeune gagnante du Loto est là pour le rappeler.
Ce nouveau multimillionnaire, lui, semble avoir les idées claires. La FDJ explique qu' »après quelques petits plaisirs matériels, comme des vacances, ce père de famille souhaite surtout profiter de ce gain pour préparer l’avenir de ses enfants, notamment en finançant leurs études supérieures ». Pas de Lamborghini, pas de villa à Dubaï. Un père qui pense d’abord à ses enfants.
C’est d’autant plus frappant quand on sait que dix millions d’euros placés intelligemment peuvent générer plusieurs centaines de milliers d’euros par an en revenus passifs. De quoi financer des études, certes, mais aussi garantir une sécurité financière à toute une famille sur plusieurs générations. Le tout sans toucher au capital.
Un record départemental pulvérisé après 33 ans
Avant ce 1er avril 2026, le Lot-et-Garonne avait son propre palmarès au Loto, mais il restait modeste comparé aux grandes métropoles. Le précédent record du département datait de 1993 — il y a plus de 30 ans — avec un gain d’un peu plus de trois millions d’euros. Un beau pactole pour l’époque, mais qui vient d’être balayé par un montant plus de trois fois supérieur.
Entre 1987 et 2001, trois autres gains dépassant les deux millions d’euros avaient été enregistrés dans le département. Plus récemment, en février 2026, un parieur d’Agen avait décroché plus de 176 000 euros en misant seulement deux euros au Quinté+ spOt de PMU. Une belle somme, mais qui paraît presque anecdotique face aux dix millions de Villeneuve-sur-Lot.
À l’échelle nationale, ce gain place le Lot-et-Garonnais dans le cercle très fermé des plus gros gagnants récents. Début 2026, une combinaison à quatre numéros consécutifs avait fait trois gagnants et propulsé le record annuel à 16 millions d’euros. Le jackpot du Loto continue de faire rêver chaque semaine des millions de joueurs français.
Pourquoi les gains du 1er avril fascinent autant
Il y a quelque chose de narrativement parfait dans le fait de devenir millionnaire un jour de poisson d’avril. La date ajoute une couche d’absurdité à une situation qui l’est déjà. Gagner au Loto, c’est une probabilité d’environ 1 sur 19 millions. Le faire un 1er avril, c’est offrir au destin un sens de l’humour qu’on ne lui connaissait pas.
Et ce n’est pas un cas isolé dans l’univers des gains improbables. On se souvient de ce couple qui avait empoché 8 millions d’euros au Loto lors de leur premier rendez-vous amoureux. Ou encore de cet homme qui avait failli supprimer le mail lui annonçant un jackpot de 30 millions, convaincu qu’il s’agissait d’un spam.
Le Loto, c’est aussi ça : des histoires que personne n’inventerait, parce qu’elles seraient jugées trop grosses pour être vraies. Un retraité qui glisse le numéro de son département dans sa grille et décroche le jackpot un jour de farces. Si quelqu’un vous racontait ça autour d’un café, vous vérifieriez la date avant d’y croire. Et pourtant, cette fois, c’était bien vrai.