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Attention : tondre trop tôt peut abîmer votre pelouse, attendez ces 3 signes

Publié par Killian Ravon le 27 Fév 2026 à 6:30

Au sortir de l’hiver, la tentation est forte : un rayon de soleil, quelques brins plus longs, et la tondeuse semble déjà « en retard ». Pourtant, la première tonte de la pelouse n’est pas une formalité esthétique. Elle marque surtout le moment où le gazon sort vraiment de sa dormance et recommence à fonctionner « à plein régime ». Certains gestes réalisés plus tôt en saison préparent d’ailleurs ce réveil.

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Première tonte de la pelouse : tondeuse posée sur un gazon printanier, thermomètre à 10 °C et pâquerettes
Avant la première coupe, vérifiez que les températures dépassent durablement 10 °C et que l’herbe a bien redémarré.

Tondre trop tôt, c’est souvent se créer des problèmes qu’on paiera en avril ou en mai : jaunissement, zones clairsemées, mousse qui s’installe, et pelouse qui encaisse mal le premier coup de chaud. Le bon réflexe n’est donc pas de regarder le calendrier, mais d’observer trois signaux très concrets, chez vous, au ras du sol. Il existe même une méthode spécifique pour s’occuper du gazon sans retourner la terre.

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Une tonte réalisée sur une herbe déjà bien repartie, avec un terrain visiblement sec. Crédit : David Hawgood.
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Pourquoi la première tonte peut tout changer au printemps

Sous l’apparente immobilité de l’hiver, le gazon se met en mode économie. La croissance ralentit fortement et, surtout, les racines tournent au ralenti tant que le sol reste froid. Dans cette phase, couper court revient à demander un effort immédiat à une plante qui n’a pas encore relancé ses réserves.

Autre piège fréquent : profiter d’une accalmie pour tondre alors que le terrain est encore gorgé d’eau. Le passage de la machine compacte la terre, l’air circule moins bien, et les racines respirent mal. Même avec une pelouse « jolie » en surface, le sous-sol peut, lui, être encore totalement en hiver.

Tant que le gel se montre au lever du jour, la pelouse reste fragile. Crédit : W.carter.
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Signal n°1 : des journées au-dessus de 10 °C, et surtout pas de gel au réveil

Le premier indicateur n’est pas une date, mais une dynamique. Quand les températures diurnes se maintiennent au-dessus d’environ 10 °C, le gazon recommence à pousser de façon régulière, au lieu de faire du sur-place. C’est exactement l’idée mise en avant par l’article de Mon Jardin Ma Maison (Le Journal de la Maison), qui insiste sur une température « durable » et l’absence de gelées matinales.

Il faut aussi se méfier des à-coups météo. Une semaine douce peut être suivie d’un retour du froid, et une coupe trop précoce laisse les brins vulnérables, avec des pointes qui jaunissent et une plante qui peine à repartir. En clair, on attend une vraie tendance, pas un week-end de printemps tombé au milieu de l’hiver.

Un terrain qui colle et marque sous le pas n’est pas assez ressuyé pour la tondeuse. Crédit : Pauloleong2002.
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Signal n°2 : un sol ressuyé, qui ne colle plus aux chaussures

Le second signal est presque bête, mais il évite la majorité des erreurs. Si votre sol colle, marque, ou forme de la boue, ce n’est pas le moment. Mon Jardin Ma Maison résume cela avec une formule simple : si ça colle aux chaussures, on patiente.

Un terrain trop humide se compacte sous les roues, et cette compaction n’est pas anodine. Elle ralentit l’infiltration de l’eau, limite l’oxygène disponible pour les racines, et favorise à terme feutrage et mousse. Parfois, répandre du sable peut réellement améliorer le drainage de votre gazon sur le long terme.

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Signal n°3 : une hauteur naturelle autour de 8 à 10 cm

Enfin, la hauteur du brin est un excellent « thermomètre biologique ». Si l’herbe a atteint 8 à 10 cm par sa propre poussée, c’est un signe que le système racinaire s’est remis au travail. Là encore, Mon Jardin Ma Maison cite cette plage de hauteur comme un feu vert, au même niveau que la météo et l’état du sol.

Ce repère n’est pas qu’une question de confort avant de tondre. Une pelouse qui pousse vraiment est une pelouse capable de cicatriser vite après la coupe, et de produire de nouvelles feuilles sans s’épuiser. C’est aussi pour cela que STIHL recommande d’attendre une herbe autour de 8 à 10 cm avant une première tonte, avec une coupe ensuite réglée plutôt haut.

GUANTANAMO BAY, Cuba – Army Sgt. Jonathan Vasquez, a mechanic with Headquarters and Headquarters Company of the 525th Military Police Battalion, mows grass near the battalion’s U.S.
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La règle qui évite 80 % des erreurs : ne jamais « raser » pour la première coupe

Une fois les trois voyants au vert, l’objectif n’est pas d’obtenir un tapis ultra-court. La règle la plus partagée par les spécialistes, c’est la « règle du tiers » : on ne retire jamais plus d’un tiers de la hauteur en une seule tonte. Gamm vert le rappelle clairement et propose, en début de saison, une coupe plutôt haute autour de 5 à 7 cm.

La Royal Horticultural Society insiste aussi sur ce principe : retirer trop de matière d’un coup stresse la plante, et l’herbe a alors plus de mal à garder sa vigueur. Pour le premier passage de l’année, l’organisme britannique conseille même de régler la tondeuse sur la position la plus haute.

Concrètement, si votre gazon fait 9 ou 10 cm, une première coupe autour de 5 à 6 cm est une approche prudente. Cette hauteur protège le collet, maintient une bonne photosynthèse, et limite le dessèchement si le vent se lève. D’ailleurs, cette tonte de redoux plus haute est essentielle pour éviter de fragiliser le gazon à la sortie de l’hiver.

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Une coupe franche dépend aussi de l’état des lames et du réglage de hauteur. Crédit : Halley.

Les détails qui comptent : herbe sèche, lames affûtées, et timing malin

Même au bon moment, quelques mauvais choix peuvent ruiner l’effet d’une première tonte. Tondre une herbe humide, par exemple, donne une coupe moins nette, favorise les paquets, et peut abîmer la plante en la déchirant plutôt qu’en la coupant proprement. STIHL avertit aussi qu’une lame émoussée peut arracher les brins, ce qui accentue le jaunissement des extrémités.

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Le créneau idéal est souvent simple : quand la rosée a disparu et que la surface est sèche au toucher. Mieux vaut aussi éviter de tondre juste avant un épisode de gel annoncé, car une pelouse fraîchement coupée encaisse moins bien un froid brutal. Et si l’herbe a beaucoup poussé d’un coup, la stratégie la plus sûre reste de faire deux passages espacés de quelques jours, plutôt qu’un « grand nettoyage » trop agressif.

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Et si vous êtes en retard : mieux vaut deux tontes douces qu’une coupe radicale

Parfois, on découvre une pelouse déjà haute parce que la météo a enchaîné pluie et douceur. Dans ce cas, la pire idée est de tout remettre à niveau en une seule fois. La Royal Horticultural Society explique qu’il faut continuer à respecter le principe du tiers, quitte à repasser ensuite pour ajuster.

Cette approche a un avantage immédiat : elle évite le « choc » physiologique qui jaunit la pelouse et laisse des zones clairsemées. Elle limite aussi le risque de bourrage et de tapis de déchets végétaux qui étouffent le sol. En pratique, votre gazon vous le rend vite : la repousse est plus dense, plus régulière, et la couleur revient mieux.

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Un petit diagnostic de terrain

La première tonte de la pelouse n’est pas un rendez-vous fixe, mais un petit diagnostic de terrain. Quand les journées se stabilisent au-dessus de 10 °C sans gelées matinales, que le sol est ressuyé, et que l’herbe atteint naturellement 8 à 10 cm, vous pouvez y aller. Pour redonner de la couleur, sachez qu’un ingrédient courant de votre cuisine peut aussi aider. À l’inverse, si l’un de ces signaux manque, la tondeuse peut attendre : vous gagnerez du temps… et une pelouse plus solide pour le reste de la saison.

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