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Ces gestes à faire en janvier qui transforment la pelouse au printemps

Publié par Killian Ravon le 05 Jan 2026 à 16:03

En plein mois de janvier, la pelouse semble figée, parfois pelouse jaune et fatiguée, comme si rien ne pouvait plus bouger avant avril. Pourtant, sous la surface, l’essentiel continue de se jouer, et quelques interventions très ciblées suffisent à préparer un gazon vert plus dense dès le retour des beaux jours.

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Jardin en janvier : main d’un jardinier épandant un engrais d’hiver sur une pelouse, bordures nettes.
En janvier, quelques gestes discrets suffisent à préparer un gazon nettement plus vert au printemps.

Le détail que beaucoup ignorent, c’est que l’hiver n’est pas une pause totale… mais une période stratégique.

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Gros plan d’une pelouse dense aux brins verts serrés, montrant la texture d’un gazon en bonne santé au jardin.
Une texture serrée, c’est souvent ce qu’on vise au printemps.
Crédit : Tim Horton / Wikimedia Commons (CC BY-SA).
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En hiver, l’herbe ne “dort” pas vraiment là où ça compte

Quand on regarde un jardin en janvier, on voit surtout une surface immobile, parfois marquée par des trous, des bosses, ou une couleur délavée. Le réflexe est alors de ranger le matériel, d’attendre, et de se dire que tout reprendra naturellement au printemps. Sauf que l’enjeu n’est pas ce qui se passe au-dessus, mais ce qui se passe en dessous.

Dès que le sol connaît une courte fenêtre plus douce, les racines continuent de s’allonger. C’est discret, mais c’est précisément cette activité souterraine qui conditionne l’aspect du tapis d’herbe d’avril. Et c’est là que l’entretien du gazon en janvier peut réellement faire la différence, à condition de respecter les bonnes conditions météo.

Les spécialistes évoquent un créneau simple à retenir, entre la mi-janvier et la mi-février, en profitant de journées sèches. L’idée n’est pas de “relancer” la feuille, mais de travailler l’équilibre du sol et la solidité du système racinaire. Mais saviez-vous que, dans cette période, certaines habitudes “bien intentionnées” peuvent au contraire pénaliser la reprise printanière ?

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L’erreur fréquente : vouloir “verdir” trop vite avec l’azote

Quand le gazon jaunit, beaucoup pensent immédiatement à l’engrais… et dégainent celui du printemps. Or, les experts expliquent qu’un produit très riche en azote n’est pas adapté à l’hiver. Pourquoi ? Parce qu’il encourage une croissance feuillue que le gel peut abîmer, au mauvais moment.

Les recommandations vont plutôt vers un engrais d’hiver à faible teneur en azote, avec une libération lente. Le but est de soutenir le système racinaire, d’améliorer la résistance et de préparer une croissance plus saine au printemps, sans forcer une poussée fragile en plein froid.

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Un spécialiste met aussi en garde contre les engrais qui libèrent leurs nutriments trop rapidement : en hiver, l’herbe étant en dormance, elle absorbe mal. Résultat, les nutriments risquent d’être emportés par la pluie ou la fonte de la neige, pour un bénéfice minimal. Autrement dit, on croit aider… mais on nourrit surtout le ruissellement.

Dans cette logique, le dosage et le contexte comptent autant que le produit. Les recommandations évoquent une application mesurée, autour de 30 à 40 g/m², sur sol sec, jamais sur sol gelé ni sol détrempé. Et un autre détail revient comme une règle de base : limiter le passage sur le gazon quand il est givré, car le piétinement abîme facilement les brins fragilisés.

Pelouse recouverte de givre au petit matin, avec brins blanchis par le froid, typique des journées d’hiver en janvier.
Le givre rend l’herbe plus fragile qu’on ne le croit.
Crédit : Sosanna / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).
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Réparer maintenant, c’est éviter les “plaques clairsemées” au printemps

Une fois la question de la nutrition hivernale cadrée, janvier devient une période utile pour rattraper ce que l’automne a laissé derrière lui. Quand la pelouse présente des trous, des zones nues ou des marques de passage, attendre le printemps peut donner l’illusion d’un gain de temps. En réalité, ces zones restent des points faibles, et elles se voient d’autant plus quand le reste de l’herbe redémarre.

C’est pourquoi la réparation est décrite comme un levier direct sur la densité future. Il est question de regarnir les plaques nues, notamment avec des mottes de gazon, afin de refermer les zones clairsemées avant la reprise de croissance. Ce détail que peu de gens connaissent, c’est que la pelouse “reprend” d’autant mieux au printemps que le terrain est déjà homogène en sortie d’hiver.

Et si votre gazon présente des irrégularités visibles, ce n’est pas seulement une question d’esthétique. Les bosses et les creux retiennent l’eau différemment, se tassent de façon inégale, et finissent par accentuer l’aspect “terne” d’ensemble, même quand l’herbe redevient plus verte.

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Bord de pelouse net le long d’un point d’eau, avec galets en lisière, illustrant l’importance de contours bien dessinés.
Une bordure propre donne tout de suite un jardin plus “fini”.
Crédit : MargaritaRouki / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).

Niveler bosses et creux : le geste qui change l’aspect… sans tout refaire

Quand on parle de “pelouse bosselée”, beaucoup imaginent un chantier lourd. Pourtant, les conseils donnés reposent sur une méthode très simple, qui évite de retourner tout le jardin. L’idée est d’intervenir localement, là où le sol a bougé.

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La technique décrite consiste à découper un H dans le gazon, à soulever délicatement les “volets” d’herbe, puis à corriger la zone en ajoutant de la terre dans un creux, ou en retirant un peu de terre sur une bosse. Ensuite, on repose le gazon, on rapproche les bords, et on tasse correctement.

Ce type d’intervention a un effet immédiat sur l’uniformité de la surface. Et il a aussi un effet “invisible” mais important : une pelouse plus plane se gère plus facilement ensuite, et limite les zones qui se dégradent à cause d’une accumulation d’eau ou d’un passage répété.

C’est aussi pour cela que les périodes sèches sont privilégiées : le sol doit être manipulable sans être collant, et l’herbe ne doit pas être cassante sous le gel. En janvier, tout se joue souvent sur une fenêtre météo de quelques heures.

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Herbe et mousse couvertes de givre dans un jardin, détails cristallisés visibles, illustrant un sol froid en hiver.
L’hiver fige la surface, mais le sol, lui, reste vivant.
Crédit : Timo Newton-Syms / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0).

Les bordures : le détail qui donne un jardin “net” même avant la repousse

Il y a un point qui ne saute pas aux yeux quand on pense “couleur de gazon”, et pourtant, il change tout au rendu final : les contours. Même une pelouse en bonne forme paraît plus négligée si ses limites sont floues, ou si l’herbe commence à coloniser les massifs.

Les recommandations évoquent donc un travail des bordures nettes, en recoupant les contours à la bêche. Et, pour éviter que l’herbe ne migre vers les plantations, il est aussi conseillé de maintenir une rigole de 7,5 cm le long des bordures. Le jardin paraît immédiatement plus structuré, sans attendre la première tonte.

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Enfin, pour les zones très empruntées, la logique est simple : mieux vaut éviter de transformer la pelouse en couloir d’hiver. La solution évoquée est d’installer des pas japonais, placés au niveau de la surface du sol pour ne pas gêner la tonte plus tard. Cela limite les dégâts liés au piétinement, au moment où l’herbe est la plus vulnérable.

Et c’est souvent là que la bascule se fait : on croit “ne rien faire” en hiver, alors qu’un simple choix de circulation peut conditionner l’état du gazon au printemps.

Pelouse fraîchement tondue vue en légère perspective, brins verts uniformes, évoquant un gazon dense et bien entretenu.
Quand tout repart, la densité saute aux yeux.
Crédit : AniketBhawkar / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).
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Ce qu’il faut retenir : les 4 gestes précis… à placer au bon moment

Au fond, janvier n’est pas le mois où l’on cherche un vert immédiat, mais celui où l’on sécurise le redémarrage. Et si vous deviez ne retenir qu’une chose, c’est que ces interventions doivent se faire sur un créneau sec, avec un sol ni gelé ni détrempé, et en limitant le passage sur l’herbe givrée.

Concrètement, les quatre gestes qui reviennent sont ceux-ci : nourrir avec mesure via un engrais à faible azote et à libération lente, dosé autour de 30 à 40 g/m² ; réparer les zones abîmées en venant regarnir les plaques nues ; corriger le relief en traitant chaque creux ou bosse avec la découpe en H et un ajustement de terre avant de reposer et tasser.

Et enfin redonner une vraie finition au jardin en recoupant les bordures, en gardant une rigole de 7,5 cm et, si besoin, en posant des pas japonais sur les passages les plus utilisés.

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