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PS6 : Sony brise le silence sur le prix et la date, et les joueurs vont devoir s’armer de patience

Publié par Elsa Fanjul le 09 Mai 2026 à 10:34

Depuis des mois, les rumeurs s’empilent autour de la PlayStation 6. Date de sortie en 2027, prix autour de 600 €, puissance dopée à l’IA… Sauf que cette fois, c’est le patron de Sony en personne qui a pris la parole. Et ce qu’il dit risque de doucher pas mal d’enthousiasme.

Hiroki Totoki sort du silence, mais pas comme prévu

C’est lors de la présentation des derniers résultats financiers de Sony que Hiroki Totoki, le PDG du groupe, a accepté pour la première fois de parler ouvertement de la future PS6. Jusqu’ici, Sony s’était contenté de confirmer l’existence du projet sans jamais entrer dans les détails. Autant dire que les oreilles se sont tendues dans toute l’industrie.

Hiroki Totoki PDG de Sony lors d'une conférence

Sauf que ceux qui espéraient une annonce fracassante en sont pour leurs frais. La phrase clé du dirigeant est limpide : « Nous n’avons pas encore décidé à quel moment nous lancerons la nouvelle console, ni à quels prix. » Pas de date. Pas de fourchette tarifaire. Pas même un indice sur le design ou les specs. Juste un constat : rien n’est arrêté.

Totoki a ajouté que Sony veut « observer et suivre la situation » avant de s’engager. Traduction : l’entreprise navigue à vue, et elle assume. Ce qui est rare pour un géant qui planifie habituellement ses lancements des années à l’avance. Mais il y a une raison très concrète à cette prudence, et elle tient en un mot.

La mémoire, ce composant qui fait trembler Sony

Le vrai problème ne vient ni du processeur, ni de la carte graphique. Le nerf de la guerre pour la PS6, c’est la mémoire — RAM et mémoire vidéo. Et son prix explose littéralement. Hiroki Totoki l’a dit sans détour : « Le prix de la mémoire devrait également être très élevé en 2027, car il y aura encore une pénurie d’approvisionnement. »

Barrettes de mémoire RAM en gros plan

Pourquoi la mémoire coûte-t-elle si cher ? Parce que l’ensemble de l’industrie tech — smartphones, serveurs d’intelligence artificielle, data centers — se bat pour les mêmes puces. Les fabricants de mémoire comme Samsung, SK Hynix ou Micron n’arrivent pas à suivre la demande. Et quand vous concevez une console next-gen, vous avez besoin de beaucoup de mémoire rapide, fabriquée avec les derniers procédés de gravure. Exactement le type de composant le plus rare et le plus cher du marché en ce moment.

Totoki a été explicite : « Sous cette hypothèse, nous devons réfléchir soigneusement à ce que nous allons faire. » En clair, Sony n’exclut pas de revoir ses plans à la baisse — moins de mémoire, report du lancement, ou les deux. Et quand on regarde ce qui s’est passé avec la génération actuelle, on comprend pourquoi le sujet est aussi sensible.

La PS5 Pro à 900 € : un avertissement pour la suite

Pour mesurer l’ampleur du problème, il suffit de regarder la PS5 Pro et son tarif. Cette console « mid-gen » se vend aujourd’hui autour de 840 € en Europe. Sony a d’ailleurs déjà imposé plusieurs hausses de prix sur la PS5 standard et la PS5 Pro depuis le lancement. Quand une version intermédiaire atteint un tel niveau, imaginer une PS6 à 499 € comme la PS5 d’origine relève du fantasme.

Certains analystes parlent désormais d’un ticket d’entrée compris entre 600 et 800 € selon la configuration. Les scénarios les plus pessimistes, relayés notamment par ComicBook, évoquent même une machine autour de 1 000 dollars, soit près de 930 €. Un tarif qui serait, selon ces mêmes analystes, « catastrophique » pour Sony, qui peine déjà à maintenir le rythme de ventes de PS5 depuis les hausses tarifaires successives.

Des rumeurs antérieures évoquaient d’ailleurs un prix autour de 700 dollars pour la version de base, avec potentiellement une déclinaison portable. Mais même ce tarif, qui semblait élevé il y a quelques mois, pourrait être optimiste au vu des déclarations de Totoki. Et la question du calendrier n’est pas plus rassurante.

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2027, 2028… ou encore plus tard ?

Historiquement, les grandes PlayStation sortent tous les sept ans environ. La PS3 en 2006, la PS4 en 2013, la PS5 en 2020. Sur le papier, 2027 reste donc la cible naturelle. C’est d’ailleurs la date qui circulait dans tous les cercles d’analystes et de leakers depuis plus d’un an.

Mais le discours de Totoki jette un froid sérieux sur cette hypothèse. Quand le PDG de Sony explique que la mémoire sera « encore très chère » sur l’exercice fiscal 2027 et qu’il faut « réfléchir soigneusement », c’est un signal fort. La porte est clairement ouverte à un décalage vers 2028, voire au-delà, si les coûts ne redescendent pas assez vite.

Joueur PlayStation inquiet devant sa télévision

En parallèle, Sony travaillerait également sur une version portable de la PS6, un projet qui complexifie encore le calendrier. Gérer deux lancements simultanés avec des composants rares, c’est un casse-tête logistique que même Sony ne peut pas ignorer.

Pour le contexte, la concurrence n’attend pas. Nintendo vient de lancer la Switch 2, qui cartonne déjà chez les revendeurs, avec un catalogue qui se remplit vite. Du côté des jeux, l’arrivée de GTA 6 en novembre 2026 sur PS5 devrait maintenir l’intérêt pour la génération actuelle. Ce qui, paradoxalement, arrange bien Sony.

Faut-il attendre ou acheter une PS5 maintenant ?

C’est LA question que se posent des millions de joueurs. Et la réponse est plus simple qu’on ne le croit : non, il n’y a aucune raison d’attendre. Sony a toujours soutenu ses consoles bien au-delà du lancement de la génération suivante. La PS4 a reçu des jeux jusqu’en 2026, soit six ans après la sortie de la PS5. La PS5 bénéficiera très probablement du même traitement.

Concrètement, même si la PS6 sort en 2028, la PS5 restera une plateforme active et alimentée en jeux jusqu’à 2030 au minimum. Et avec des titres comme GTA 6 et sa carte gigantesque qui arrivent exclusivement sur la génération actuelle dans un premier temps, le catalogue a encore de très beaux jours devant lui.

Pour ceux qui visent absolument la PS6 dès le premier jour, le message de Sony est sans ambiguïté : la machine n’est pas pour tout de suite, et son prix dépendra directement de l’évolution du marché mondial de la mémoire. Les prochains rapports financiers trimestriels seront les vrais indicateurs à surveiller. Si les prix des composants baissent courant 2026, la fenêtre 2027 redevient crédible. Sinon, il faudra se faire à l’idée d’attendre 2028 — avec une facture qui pourrait bien dépasser tout ce que PlayStation a jamais proposé.

Une chose est sûre : l’époque des consoles à 400-500 € semble définitivement révolue. Et Sony, pour la première fois, le reconnaît publiquement.

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