Voici pourquoi on ne voit pas le drapeau breton aux Jeux olympiques !
Avant de monter sur vos grands chevaux, sachez que ce n’est pas nouveau. Le drapeau breton n’a jamais été aperçu dans les tribunes des JO, qu’il s’agisse de l’édition hivernale ou estivale. Le Comité Internationale Olympique (CIO) a ses raisons que les Bretons ignorent. Alors, nous voici partis pour fournir les explications nécessaires !
Un drapeau brille par son absence aux Jeux Olympiques !
Le drapeau breton, dénommé « Gwenn ha du » symbolise la richesse de cette culture et son unité dans la diversité. Les couleurs noires et blanches rappellent les deux langues que parle ce peuple : le breton et le gallo. Par ailleurs, les bandes horizontales représentent les 9 pays historiques de la Bretagne.
Ce sont : Cornouaille, Léon, Trégor, Vannetais, Pays de Dol, Pays de Saint-Brieuc, Pays de Saint-Malo, Pays nantais et Pays rennais. Les Bretons affichent fièrement le Gwenn ha du dans tous les événements sportifs auxquels ils participent. Ainsi, l’absence de ce drapeau aux Jeux Olympiques a interpellé les plus observateurs d’entre nous.
Il ne s’agit certainement pas d’un manque d’enthousiasme, mais du respect du règlement imposé par le CIO. En fait, ce dernier tient à ce que cet événement reste le plus neutre possible. Alors, l’instance n’admet aucune manifestation qui pourrait être assimilée à un geste politique.
Un souci de sécurité et de stabilité au détriment du sport !
Le règlement du CIO est clair : « il est interdit d’apporter dans tous les sites officiels des drapeaux (actuels et historiques) de pays dont les athlètes sont admis à participer exclusivement en tant qu’athlètes individuels neutres, ainsi que tout autre objet susceptible d’être associé à ces pays ». En d’autres termes, seules les Nations participantes ont le droit d’afficher leur étendard.
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Quelques irréductibles avaient bien tenté d’imposer le Gwenn ha du lors des jeux d’été à Paris. Leur victoire aura duré quelques minutes avant que la sécurité n’intervienne à chaque fois. Pas de place pour tout drapeau régional. L’interdiction s’applique donc de la même manière aux Corses, aux Catalans, aux Basques, aux Biélorusses et aux Russes.
Ces derniers participent toujours comme athlètes neutres pour les jeux olympiques d’hiver 2026. Sachez que même les bannières admises doivent respecter des standards. Ainsi, il leur faut une hampe souple et elles ne doivent pas dépasser un mètre sur deux. Toutes ces précautions servent à assurer la neutralité des jeux et éviter qu’ils ne deviennent le théâtre d’un mouvement politique.
Serait-il nécessaire de hisser le drapeau du féminisme ?
Cependant, le CIO n’a pas fini de recevoir des réclamations. Cette fois, plus question de drapeau mais d’une marginalisation des femmes. En effet, il reste un sport exclusivement masculin pour ces sports d’hiver 2026. Pourtant, le combiné nordique demeure interdit aux femmes. Or, ces dames avaient déjà participé à une Coupe du monde en 2020-2021.
Sachez qu’il ne s’agit en aucun cas d’un relent de sexisme. Le comité pense tout simplement que le combiné nordique ne fera pas long feu. Le public se détourne de ce sport et même les pays hésitent à y prendre part. En conséquence, il pourrait bien disparaître du programme lors des prochains Jeux Olympiques. De ce fait, une catégorie féminine serait superflue. Pas de quoi lever le drapeau de la guerre en somme.