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Les 8 fruits de mer les plus consommés en France : le numéro 1 n’est pas la crevette

Publié par Hannah Maline le 09 Avr 2026 à 17:02

La crevette rose sur le plateau de fruits de mer, les huîtres à Noël, les moules-frites en bord de mer… on croit tous connaître les préférences des Français. Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire. FranceAgriMer, le centre national de référence pour les filières agricoles et marines, publie chaque année des données de consommation qui réservent quelques surprises. On a épluché les stats pour te sortir le vrai classement — avec un numéro 1 que même les amateurs de fruits de mer ne voient pas venir.

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Femme au marché devant un étal de fruits de mer

8. La seiche et le poulpe : les outsiders qui grimpent

On les range souvent dans les céphalopodes et on les oublie dans les classements. Pourtant, la seiche et le poulpe représentent ensemble environ 25 000 à 30 000 tonnes consommées en France chaque année selon FranceAgriMer. Le poulpe, notamment, connaît une progression notable depuis quelques années, porté par l’engouement pour la cuisine méditerranéenne et les recettes ibériques. Ce n’est plus réservé aux restaurants — il s’invite maintenant dans les rayons surgelés des grandes surfaces. Si tu cherches un coin où les traditions maritimes font encore rêver, l’Algarve, à 2h de Paris, vient d’être sacrée meilleure destination balnéaire au monde — et le poulpe y est une institution.

7. Le tourteau et les crabes : le luxe populaire

Le crabe tourteau, star des plateaux de fruits de mer des fêtes, pèse autour de 30 000 à 35 000 tonnes annuelles en France. C’est le produit qu’on offre, qu’on partage, qu’on associe aux grandes tablées. Sa consommation est très saisonnière : elle explose entre octobre et janvier. Le détail inattendu ? La majorité du tourteau consommé en France est pêché sur les côtes bretonnes et normandes, mais une partie non négligeable vient d’Irlande et d’Écosse — des eaux que beaucoup de consommateurs ignorent totalement.

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Plateau de fruits de mer avec tourteau et langoustines

6. La palourde et les coquillages fouisseurs : discrets mais constants

Palourdes, coques, praires : cette famille de coquillages fouisseurs totalise environ 35 000 à 40 000 tonnes consommées chaque année. La palourde est particulièrement appréciée dans la cuisine du sud-ouest et les pasta alle vongole. La coque, elle, reste un produit de bord de mer, vendu en cornet dans les stations estivales. Peu valorisée en grande surface, cette catégorie performe surtout dans la restauration et les poissonneries artisanales. Elle résiste bien à la concurrence des produits surgelés car les Français préfèrent les acheter fraîches.

5. La langoustine : petite par la taille, grande dans les assiettes

À 50 000 tonnes environ par an, la langoustine se hisse dans le top 5. La France est d’ailleurs l’un des plus gros consommateurs européens de ce crustacé, très prisé sur les côtes atlantiques. Ce qui surprend : la France exporte massivement ses langoustines pêchées vers l’Espagne et le Royaume-Uni… et en importe en parallèle pour combler sa propre demande intérieure. Un paradoxe économique qui illustre les bizarreries des filières alimentaires. Pour comprendre d’autres absurdités du même genre, les lentilles bio françaises racontent une histoire similaire.

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Famille mangeant des moules-frites au bord de mer

4. Le saumon fumé : le fruit de mer qui n’en est pas un (mais que tout le monde mange)

Techniquement, le saumon n’est pas un « fruit de mer » au sens strict, mais il est systématiquement intégré dans les études de consommation des produits de la mer en France. Et les chiffres sont spectaculaires : plus de 80 000 tonnes de saumon fumé consommées chaque année, dont une grande partie autour des fêtes de fin d’année. Les Français en sont les premiers consommateurs européens par habitant. Mais attention : environ 90 % du saumon fumé vendu en France est importé, principalement de Norvège. La production française reste marginale face à cette demande colossale.

3. L’huître : un symbole national aux chiffres qui étonnent

On imagine souvent l’huître en tête de ce classement. Elle arrive en réalité en troisième position, avec environ 90 000 à 100 000 tonnes produites et consommées par an. La France est le premier producteur et consommateur mondial d’huîtres creuses. Mais 50 % de la consommation annuelle se concentre sur six semaines seulement — de mi-décembre à fin janvier. En dehors des fêtes, les ventes s’effondrent, et les ostréiculteurs luttent pour lisser leur activité sur l’année. Un produit de prestige au destin très saisonnier. Si tu envisages de t’installer dans une région côtière pour en profiter toute l’année, notre classement des départements les plus ensoleillés peut t’aider à choisir.

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2. La crevette : le podium, mais pas la première marche

La crevette, dans tous ses formats — rose cuite, nordique, tigrée, gambas grillées — atteint plus de 130 000 tonnes consommées par an en France selon les données des interprofessions de la pêche. C’est l’incontournable des plateaux, des apéros, des salades. Ce que les chiffres révèlent, c’est que la crevette nordique (la petite grise) et la crevette tropicale (souvent importée d’Asie du Sud-Est ou d’Équateur) dominent largement les ventes en volume, au détriment des espèces locales. La crevette de la Baie de Saint-Brieuc ou de l’île de Ré, plus chère, reste un produit de niche. Pour les amateurs de bonnes tables côtières, la côte atlantique charente-maritime a de quoi séduire.

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Pêcheur normand déchargeant des moules sur le quai

1. La moule : le vrai numéro 1, et de loin

Surprise pour certains, confirmation pour d’autres : la moule est le fruit de mer le plus consommé en France, avec plus de 170 000 tonnes par an. C’est presque autant que la crevette et l’huître réunis. Elle doit ce statut à une équation imbattable : prix accessible (souvent moins de 3 € le kilo), production 100 % française possible (Normandie, Bretagne, Méditerranée), facilité de préparation, et polyvalence culinaire absolue. La moule-frites reste l’un des plats les plus commandés dans les restaurants du littoral français. Les enfants en mangent, les retraités en mangent, les étudiants en mangent. Elle transcende les classes sociales et les générations. Et pourtant, on ne lui fait pas beaucoup de place dans les discussions gastronomiques. Le manque de glamour cache une popularité réelle et massive — c’est peut-être le produit de la mer le plus sous-estimé de France. Si tu veux en profiter toute l’année sans ruiner ton budget, certaines villes françaises où la vie coûte le moins cher sont justement situées à deux pas du littoral.

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La tendance de fond : vers plus de produits locaux et durables

Ce classement reflète une consommation en transition. D’un côté, les volumes restent dominés par des produits accessibles et souvent importés. De l’autre, les études de FranceAgriMer montrent une progression constante des achats de produits de la mer labellisés et sourcés localement depuis 2020. Les Français veulent savoir d’où vient ce qu’ils mangent — une tendance que les poissonneries et les circuits courts ont bien saisie. La question du gaspillage alimentaire, particulièrement problématique pour les produits frais et périssables, est aussi un enjeu central de la filière.

Alors, tu aurais parié sur la moule en numéro 1 ? Et surtout — tu l’achètes française ou tu ne regardes pas l’étiquette ?

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