Une tempête dévastatrice fait au moins 19 morts : des quartiers entiers sous les décombres
Un réveil sous la terreur pour des millions d’habitants

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une tempête d’une rare violence s’est abattue sur Karachi, la plus grande ville du Pakistan. Les habitants se sont réveillés dans le chaos.
Les rafales ont atteint 90 km/h, arrachant tout sur leur passage. Des arbres centenaires, des panneaux publicitaires géants et des poteaux électriques ont volé comme des fétus de paille dans les rues.
Au moins 19 personnes ont perdu la vie
Le bilan humain est lourd et provisoire : au moins 19 morts ont déjà été dénombrés selon les autorités pakistanaises. De nombreux blessés ont été hospitalisés en urgence.
Les équipes de secours, dont celles de l’organisation humanitaire Edhi, continuent de fouiller les décombres. D’autres victimes pourraient encore être retrouvées sous les ruines.
L’effondrement d’un central téléphonique : douze morts en un instant

La catastrophe la plus meurtrière de cette nuit s’est produite dans le quartier de Baldia Town. Un central téléphonique s’est effondré sous la force des vents, tuant douze personnes sur le coup.
Un autre corps sans vie a été découvert non loin de la rivière Malir, dans la zone de Yaru Goth. La victime aurait été frappée par la foudre.
Des électrocutions et des coupures de courant généralisées
La chute massive des poteaux électriques a provoqué une série d’électrocutions dans plusieurs quartiers. Des habitants ont été touchés en tentant simplement de sortir de chez eux.
De larges pans de la ville se retrouvent désormais sans électricité. Les autorités peinent à rétablir le courant dans un contexte encore dangereux.
Des dizaines de maisons réduites en ruines

Les pluies torrentielles qui ont accompagné les vents ont achevé de fragiliser des dizaines d’habitations. Des constructions précaires se sont effondrées comme des châteaux de cartes.
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Muhammad Ameen, membre du personnel Edhi, a confirmé que les signalements de murs et de panneaux s’effondrant dans divers quartiers ont afflué sans interruption depuis le début de la tempête. Deux femmes figurent parmi les victimes identifiées.
Les secours mobilisés, mais la situation reste critique
Les équipes d’urgence sont déployées en nombre dans toute la métropole. Mais l’ampleur des dégâts complique les opérations de recherche.
Certaines routes sont toujours bloquées par des arbres abattus ou des débris de panneaux publicitaires. L’accès à certains quartiers reste très difficile, retardant l’acheminement des secours.
De nouvelles intempéries attendues dans les heures qui viennent

Le département météorologique pakistanais a maintenu ses alertes pour les prochaines heures. De nouvelles pluies intenses et des vents violents sont encore attendus sur Karachi ce jeudi.
La situation pourrait donc s’aggraver avant de s’améliorer. Les autorités appellent la population à rester chez elle et à éviter les zones inondées ou fragilisées.
Un phénomène qui s’inscrit dans un contexte climatique alarmant
Cette catastrophe survient dans un contexte de dérèglement climatique mondial qui multiplie les événements météorologiques extrêmes. Les tempêtes de cette intensité, autrefois rares dans la région, tendent à se produire avec une fréquence croissante.
Le Pakistan est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2022, des inondations dévastatrices avaient déjà submergé un tiers du pays, faisant plus de 1 700 morts.
Les experts s’inquiètent d’une intensification progressive de ces phénomènes. Vortex polaire, dômes de chaleur, tempêtes : ce qui perturbe aujourd’hui les météorologues à travers le monde illustre bien cette tendance globale.
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Karachi, une mégapole de 20 millions d’habitants exposée

Avec ses 20 millions d’habitants, Karachi est l’une des plus grandes villes d’Asie. Sa densité extrême rend chaque événement climatique majeur particulièrement meurtrier.
Les infrastructures vieillissantes de la ville — réseaux électriques, bâtiments anciens, systèmes de drainage — peinent à résister à des phénomènes d’une telle intensité. Cette nuit en est la tragique démonstration.
Le bilan devrait encore s’alourdir dans les prochaines heures
Les autorités pakistanaises ont prévenu que le bilan de 19 morts n’est pas définitif. Des personnes seraient encore coincées sous des décombres dans plusieurs quartiers.
Les opérations de secours se poursuivent en ce moment même, dans des conditions difficiles et sous la menace de nouvelles intempéries annoncées par les services météorologiques.
Cette tragédie rappelle cruellement à quel point certaines régions du monde restent exposées à la violence des éléments. Les inondations et catastrophes météo deviennent plus fréquentes : un phénomène que les scientifiques attribuent en grande partie au réchauffement climatique.
Pour suivre l’évolution de la situation et des bilans officiels, les autorités pakistanaises communiquent en temps réel via les canaux officiels et les organisations humanitaires sur le terrain comme Edhi.
À l’heure où ces lignes sont écrites, les secouristes continuent leur course contre la montre dans les ruelles dévastées de Karachi. Chaque minute compte.