Un printemps clément suivi d’un été désastreux ? Ce qu’en disent les experts
La transition entre La Niña et El Niño est synonyme d’un changement de tendance pour le moins préoccupant du point de vue des experts.
Le printemps est précoce. Une tendance qui n’est pas pour déplaire aux hexagonaux qui se remettent de deux mois de pluies diluviennes, de crues et de tempêtes. Mais alors que tous profitent d’un temps clément et de températures agréables, les experts s’inquiètent pour les mois à venir et craignent un été instable.
Un printemps doux, sec et ensoleillé…
Les dernières semaines ont permis la décrue des cours d’eau gonflés par la pluie. Décrue qui laisse entrevoir des dégâts dont il faudra se charger au plus vite. Hormis ce point négatif, les amoureux du printemps se réjouissent du soleil qui perdure et d’un temps sec qui tranche avec l’humidité des mois de janvier et février.
Toutefois, les experts surveillent de près le phénomène El Niño qui pourrait changer la donne. En effet, la transition entre La Niña et El Niño interviendra entre les mois de mars et avril 2026 et après « plusieurs mois sous l’influence d’un Pacifique plus froid que la normale », note l’Organisation météorologique mondiale.
S’il inquiète tant, c’est parce que le phénomène El Niño n’est pas toujours synonyme de bonnes nouvelles. D’après Météored, « [les] années marquées par El Niño figurent souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées ». Elles sont généralement synonymes de « sécheresses et de fortes pluies dans certaines régions du monde », ajoute le site spécialisé.
… annonce-t-il un été (trop) chaud et orageux ?
En outre, les « modèles de prévisions saisonnières indiquent déjà des températures supérieures aux normales sur de nombreuses terres de l’hémisphère nord pour ces prochains mois ». Des prévisions qui hérissent le poil et laissent entrevoir un été marqué par des épisodes de fortes chaleurs…
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Contrairement à d’autres régions du globe, l’Europe est « moins directement sensible à ces fluctuations ». Ce qui n’empêchera pas la France et les pays alentours de ressentir un net changement en termes de climat.
Conséquence, le pays s’expose à une « période de transition instable et changeante », même si les « tendances saisonnières privilégient une douceur dominante sur le trimestre à venir ». Si le phénomène s’installe durablement sur le territoire, il faut se préparer. En effet, « les statistiques indiquent que l’été est chaud et orageux dans 80 % des cas »…