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Adieu les coussins sur le canapé : en 2026, on les remplace par cet accessoire venu du luxe

Publié par Killian Ravon le 18 Jan 2026 à 18:52

En ce début d’année, un détail revient dans de plus en plus d’intérieurs : le canapé se vide. Après des saisons de superpositions et d’accumulations, la décoration cherche de l’air, des lignes nettes et moins d’objets à gérer au quotidien.

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Salon lumineux et épuré avec un canapé beige habillé d’un long traversin cylindrique en velours vert, style palace.
En 2026, le canapé se simplifie : un traversin en velours, inspiré des grands hôtels, remplace la multiplication des coussins pour une ligne plus chic et apaisante.

Dans ce mouvement, un accessoire venu de l’hôtellerie haut de gamme gagne du terrain : le traversin en velours, long, cylindrique et nettement plus “architectural” que le coussin carré.

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Un canapé allégé, où quelques coussins suffisent à donner du style sans surcharger l’assise. Crédit : Aaaatu.
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Quand le coussin est devenu un réflexe décoratif

Pendant une dizaine d’années, les coussins ont été le raccourci le plus simple pour « finir » un salon. Ils permettaient de changer d’ambiance sans changer de canapé. Ils suivaient les modes, les saisons et les réseaux sociaux. Un imprimé graphique pour l’automne, du lin clair pour l’été, un velours profond pour l’hiver. Dans beaucoup de foyers, on a fini par empiler cinq, six, parfois dix coussins, pour donner une impression de confort immédiat.

Cette logique n’est pas sortie de nulle part. Elle s’appuie sur une idée très contemporaine : la maison comme refuge. Les tendances dites “cocooning” ont valorisé les textures, les matières et les couches. Les coussins sont devenus l’équivalent textile de la bougie ou du plaid : un signal visuel de chaleur. Ils permettent de réchauffer une pièce à moindre coût. Par ailleurs, ils ont aussi une fonction pratique, surtout sur les canapés modernes aux dossiers bas. On cale son dos, on soutient un bras, on improvise une sieste.

Cependant, ce réflexe décoratif a un coût caché. Il se voit, il se lave, il se range, et il se replace. À force d’en rajouter, le canapé n’est plus un point d’équilibre : il devient un petit chantier permanent.

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L’ère des accumulations de coussins a dominé les années 2010, avant le retour de lignes plus sobres. Crédit : Fastily.

Le “bruit visuel”, ou l’art d’être encombré même quand tout est rangé

C’est là que la tendance bascule. Depuis plusieurs mois, l’idée de “bruit visuel” s’impose dans les discours déco, avec une recherche de lisibilité et de calme. Moins d’objets, moins de micro-décisions, moins d’entretien. Des médias lifestyle évoquent clairement ce ras-le-bol des canapés “noyés” sous les coussins, et décrivent une envie de simplifier l’assise sans perdre en style, en s’inscrivant dans une forme de “slow decoration”. D’après Maison 20 Minutes, c’est précisément ce type de détail qui peut transformer l’atmosphère d’un salon sans changer le mobilier.

La fatigue n’est pas seulement esthétique. Elle est aussi logistique. Multiplier les housses, c’est multiplier les lessives, les petites réparations de fermeture éclair, les rembourrages qui se tassent. Dans un quotidien déjà chargé, ces “petits riens” finissent par peser. Et comme les coussins sont devenus des produits de mode, on a pris l’habitude de les renouveler souvent, au fil des collections.

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Résultat : on se retrouve avec un salon qui paraît agité, même lorsque rien ne traîne. La pièce est rangée, mais l’œil n’atterrit jamais. Or, l’hiver accentue cette sensation. En janvier, on cherche au contraire de la stabilité visuelle, des matières profondes, et une impression de continuité.

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Le retour du traversin : une forme ancienne qui colle aux envies de 2026

Dans ce contexte, le traversin revient comme une réponse presque évidente. Le mot lui-même désigne un coussin long et cylindrique, traditionnellement associé au lit, comme le rappelle le CNRTL. Mais sa forme existe aussi dans l’univers des banquettes, des daybeds et des assises longues. En clair, il a toujours été un objet de soutien et de structure, plus qu’un simple accessoire “mignon”.

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Ce n’est pas un hasard si l’anglais utilise le terme “bolster” pour ce type de coussin, souvent décrit comme long, étroit et conçu pour soutenir le dos ou les bras. En décoration, cela change tout : au lieu d’une constellation de petits volumes, on obtient une ligne. Le canapé paraît plus large. Le dossier semble plus net. Et surtout, le regard se repose.

L’idée qui circule en 2026 est simple : remplacer plusieurs coussins disparates par un seul élément fort, ou deux traversins bien proportionnés. Certains articles présentent ce choix comme un emprunt direct aux codes des palaces, où les assises sont travaillées pour sembler confortables, mais jamais “molletonnées” ou désordonnées. C’est l’accessoire idéal pour moderniser un salon.

Les codes de l’hôtellerie inspirent la maison : moins d’objets, mais une mise en scène plus structurée. Crédit : opera-cadet.
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Pourquoi le velours s’impose dans cette nouvelle silhouette

La forme ne fait pas tout. La matière est le deuxième moteur de la tendance. Et sur ce point, le velours coche beaucoup de cases. Il capte la lumière, donne de la profondeur aux teintes sombres, et renvoie une sensation de chaleur sans nécessiter d’accumulation. Il suffit d’un seul traversin en velours bien choisi pour “réchauffer” visuellement un canapé neutre.

Cette attirance pour les matières tactiles s’observe plus largement dans les tendances annoncées autour du canapé et des textiles d’intérieur, qui mettent souvent en avant l’envie de confort et de textures marquées. En parallèle, le velours continue d’incarner une forme de luxe discret, surtout lorsqu’il est utilisé en aplats, sans motifs envahissants.

Il y a aussi un effet très concret : un traversin de bonne tenue garde sa forme. Là où le coussin carré finit par s’écraser et se froisser, le cylindre “tient” le décor. C’est une promesse de stabilité. Et dans un salon, c’est précieux.

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L’influence de l’hôtellerie : une esthétique pensée pour durer… et pour être vécue

Si la référence aux palaces fonctionne autant, c’est parce que l’hôtellerie haut de gamme a un problème à résoudre : faire beau, longtemps, sans passer sa journée à replacer des accessoires. Dans un lobby, une banquette doit rester élégante malgré les passages. Dans une suite, le décor doit être impeccable, mais aussi confortable. Le traversin est un outil de cette mise en scène : il structure, il accompagne la posture, et il évite le “tas” de textiles.

Ce n’est pas non plus un hasard si la presse déco anglo-saxonne parle depuis quelque temps d’un retour des bolster pillows, décrits comme à la fois pratiques et esthétiques, capables de styliser une assise “en un geste”. Apartment Therapy évoquait déjà cette logique de coussin long et oversize, pensé pour simplifier la mise en place. Architectural Digest a aussi noté l’intérêt croissant pour les bolsters, présentés comme un moyen apprécié de “dresser” une pièce, notamment sur le lit, signe que la forme s’installe durablement dans les codes.

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Transposé au salon, le message est clair : on veut une pièce qui respire, mais qui reste enveloppante. On veut du calme, mais pas du vide. Le traversin en velours joue exactement sur cette tension.

Une esthétique “quiet luxury” : volumes nets, symétrie, et textiles choisis pour durer. Crédit : Basile Morin.

Comment adopter le traversin sans tomber dans l’effet “hôtel froid”

Le piège, c’est de croire que minimalisme rime avec austérité. Or, la tendance 2026 n’est pas un effacement du décor, mais une montée en gamme des détails. Le traversin marche quand il est proportionné. Trop petit, il ressemble à un accessoire perdu. Trop gros, il devient un boudin encombrant. La plupart des intérieurs réussissent quand le traversin suit la longueur du dossier, ou quand deux traversins identiques encadrent l’assise.

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Ensuite, la couleur fait la moitié du travail. Les tons profonds sont les plus cohérents avec l’idée de “luxe calme” : vert forêt, bleu nuit, brun cacao, terracotta, ocre doré. À l’inverse, un beige sablé ou un écru fonctionne très bien si le salon joue déjà une palette naturelle. L’essentiel, c’est d’éviter la cacophonie : un traversin, une matière forte, une teinte assumée.

Enfin, la matière doit être crédible. Un velours trop fin ou trop brillant peut vite faire “décor de théâtre”. Un velours côtelé discret ou un velours mat, plus dense, donne un rendu plus contemporain. Et si l’on craint l’entretien, il existe des housses déhoussables, ou des tissus plus robustes qui gardent l’esprit velours sans la fragilité perçue.

Dans les palaces, l’assise est pensée comme une ligne lisible : un esprit qui gagne les salons en 2026. Crédit : Basile Morin.
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Derrière un simple coussin, un changement d’époque

Ce qui est intéressant, c’est que ce micro-changement raconte quelque chose de plus large. En 2026, beaucoup de foyers cherchent des décisions simples : moins acheter, mieux choisir, et garder plus longtemps. Dans ce contexte, remplacer une “collection” de coussins par une pièce unique relève autant du style que de l’organisation domestique.

Le traversin en velours n’est donc pas seulement un objet décoratif. C’est une réponse à la saturation. Il traduit l’envie d’un salon plus lisible, plus stable, et plus facile à vivre. Et il montre comment le luxe inspire parfois la maison… non pas par l’excès, mais par la maîtrise des détails.

Une nouvelle tendance qui ne remplace pas le coussin

Le coussin carré n’a pas disparu, et il ne disparaîtra pas. Cependant, le signal envoyé par cette tendance est net : en 2026, le canapé n’est plus censé être un empilement. Il redevient une ligne, une assise, un volume.

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Le traversin en velours, avec son allure de palace et sa simplicité presque évidente, s’impose comme l’accessoire qui réconcilie confort et calme visuel. Moins de textiles, mais mieux choisis : c’est peut-être la vraie définition du chic, cette année.