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Italie : elle coupe le pénis de son mari après qu’il a voulu installer son ex-femme chez eux

Publié par Cassandre le 09 Mai 2026 à 9:53
Italie : elle coupe le pénis de son mari après qu'il a voulu installer son ex-femme chez eux

Un couple d’origine bangladaise installé en Campanie, dans le sud de l’Italie, vient de défrayer la chronique avec un fait divers d’une violence rarissime. Après une dispute conjugale sur un sujet explosif — l’emménagement de la première épouse du mari sous leur toit — la seconde épouse a attendu que son mari s’endorme pour lui trancher le sexe avec un couteau de cuisine. Les chirurgiens n’ont pas pu recoudre l’organe. Retour sur une affaire qui secoue la petite ville d’Angri.

Un déménagement pour faire de la place… à la première femme

Cuisine italienne avec restes de repas sur une table en bois

Le couple, âgé de 41 et 35 ans, vivait jusqu’à récemment à Sant’Antonio Abate, une commune de la province de Naples. Selon le quotidien italien Corriere della Sera, le mari avait trouvé une maison plus grande dans la ville voisine d’Angri, toujours en Campanie. Son objectif : disposer d’assez d’espace pour accueillir une personne supplémentaire.

Rue résidentielle dans une petite ville italienne de Campanie

Cette personne, c’était sa première épouse. Une idée qui a rendu sa seconde femme furieuse. Les échanges entre les deux conjoints se sont tendus, mais le mari a refusé de reculer. Il maintenait sa décision coûte que coûte. La situation conjugale était devenue un bras de fer, et la tension n’a fait que monter au fil des jours.

Ce que personne n’avait anticipé, c’est la manière dont cette colère allait se manifester. Et ce qui s’est passé un après-midi, pendant une banale sieste d’après déjeuner, dépasse tout ce qu’on peut imaginer.

Elle attend qu’il s’endorme et passe à l’acte

D’après les éléments de l’enquête rapportés par la presse italienne, la femme de 35 ans a attendu que son mari sombre dans le sommeil après le repas. Elle s’est alors emparée d’un couteau de cuisine et lui a sectionné le pénis pendant qu’il dormait. Une scène d’une brutalité qui rappelle d’autres drames conjugaux d’une violence extrême.

Réveillé en hurlant de douleur, l’homme s’est traîné jusqu’au balcon du premier étage, le sang coulant abondamment de sa blessure. Ses cris ont alerté deux passantes qui marchaient en contrebas. Les deux femmes sont parvenues à entrer dans la maison et ont tenté de stopper l’hémorragie en attendant les secours.

Ambulance italienne garée dans une rue étroite de nuit

Avec un sang-froid remarquable dans la panique ambiante, elles ont récupéré l’organe sectionné et l’ont placé sur de la glace, espérant qu’il pourrait être recousu par les chirurgiens. L’ambulance a rapidement transporté la victime vers l’hôpital le plus proche. Mais à l’arrivée, le verdict des médecins a été sans appel.

« Définitivement compromis » : le verdict des chirurgiens

À l’hôpital de Nocera Inferiore, les chirurgiens ont examiné le membre amputé et conclu qu’une réimplantation était impossible. L’organe était, selon leurs termes, « définitivement compromis ». Trop de temps s’était écoulé, ou les dégâts étaient trop importants — les détails médicaux précis n’ont pas été communiqués.

Les médecins ont tout de même opéré la victime en urgence pour stopper l’hémorragie et stabiliser son état. L’homme a survécu, mais les séquelles physiques sont irréversibles. Un drame qui n’est pas sans rappeler certains faits divers familiaux où la violence éclate de manière soudaine et disproportionnée.

Pendant que les médecins s’occupaient du mari, les forces de l’ordre découvraient une scène tout aussi glaçante de l’autre côté de la ville.

Arrêtée avec le couteau encore à la main

Lorsque les carabiniers sont arrivés au domicile du couple à Angri, ils ont trouvé l’épouse dans un état second. Elle faisait les cent pas dans l’appartement, hébétée, tenant encore le couteau ensanglanté à la main, selon les premiers rapports. Elle a été immédiatement interpellée et placée en garde à vue.

La femme est désormais poursuivie pour tentative de meurtre. L’enquête est menée conjointement par une équipe de carabiniers dirigée par le commandant Gianfranco Albanese et un procureur local, Gianluca Caputo. Un volet de l’investigation se concentre sur un détail troublant : le dernier repas du mari.

Les enquêteurs cherchent en effet à déterminer si l’épouse avait drogué son mari avant de passer à l’acte. Le fait qu’il se soit endormi si profondément après le déjeuner — au point de ne pas réagir immédiatement à l’agression — a éveillé les soupçons. Des analyses toxicologiques sont en cours sur les restes du repas.

« Une violence sans précédent »

L’affaire a provoqué une onde de choc bien au-delà de la petite ville d’Angri. Angelo Pisani, avocat et fondateur d’une organisation de lutte contre les violences conjugales, s’est publiquement proposé de défendre gratuitement le mari. Ses mots, repris par la presse italienne, posent un cadre clair : « C’est un cas de violence sans précédent. Ce type de violence doit toujours être condamné, peu importe qui l’a commise. »

Une prise de position qui souligne un angle souvent sous-estimé dans les affaires de violences au sein du couple : les hommes aussi peuvent être victimes. Le débat est particulièrement sensible en Italie, où les féminicides font régulièrement la une, mais où les violences inversées restent largement taboues dans le débat public.

Cette affaire rappelle inévitablement un fait divers devenu emblématique aux États-Unis, trente ans plus tôt.

Le fantôme de l’affaire Lorena Bobbitt

En 1993, Lorena Bobbitt avait coupé le pénis de son mari John Wayne Bobbitt avec un couteau de cuisine alors qu’il dormait. Elle affirmait avoir agi après un viol conjugal, dans un geste qu’elle décrivait comme de la légitime défense. Après l’acte, elle avait pris la fuite en voiture et jeté l’organe par la fenêtre sur le bord de la route à Manassas, en Virginie.

Contrairement au cas italien, la police américaine avait pu retrouver le membre grâce aux indications de Lorena elle-même. Une opération chirurgicale de dix heures avait permis de le réimplanter avec succès. Lorena avait ensuite été jugée et acquittée pour cause de démence temporaire, avant d’être internée un mois en hôpital psychiatrique. Le couple avait officiellement divorcé en 1995.

L’affaire Bobbitt était devenue un phénomène médiatique planétaire, alimentant des débats sur les violences conjugales, la justice et le sensationnalisme. Plus de trente ans après, l’affaire d’Angri relance les mêmes questions — mais cette fois, la victime n’a eu aucune chance de récupérer ce qui lui a été enlevé.

L’enquête italienne se poursuit. Les résultats des analyses toxicologiques et les auditions de l’épouse détermineront si les charges sont aggravées. Ce qui ressort de ce drame, au-delà du fait divers, c’est qu’en matière de violences conjugales, aucun schéma ne peut être écarté — et aucune victime ne devrait être ignorée.

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