« J’ai une liste… » : Bruel déjà dans le viseur de Flavie Flament depuis des mois ?
Flavie Flament accuse Patrick Bruel de l’avoir droguée et violée en 1991. Elle avait 16 ans, lui 32. Mais cette révélation n’est pas sortie de nulle part. Un an avant son dépôt de plainte, l’animatrice avait déjà glissé des indices troublants dans une interview filmée. Une phrase en particulier, prononcée face caméra, prend aujourd’hui une tout autre dimension.

Flavie Flament en 2016 : pourquoi un seul nom dans La Consolation
Pour comprendre l’affaire, il faut remonter à 2016. Cette année-là, Flavie Flament publie La Consolation, un récit autobiographique dans lequel elle accuse le photographe David Hamilton de l’avoir violée à l’âge de 13 ans. Le livre fait l’effet d’une bombe. Mais l’ancienne présentatrice de Vis ma vie fait un choix stratégique douloureux : elle ne cite qu’un seul agresseur.
Pourquoi ? Parce qu’elle avait subi d’autres violences, par d’autres hommes, mais redoutait qu’on la traite de folle. « On m’aurait objecté : cette femme est folle », avait-elle confié. À l’époque, le mouvement #MeToo n’existait pas encore. La parole des victimes pesait moins lourd. Flament a donc choisi de « sacrifier une part de ses vérités pour en faire entendre une autre ». Un calcul glaçant, dicté par la peur de ne pas être crue.
Mais cette part sacrifiée allait bientôt refaire surface, plus puissante que jamais.
L’interview prémonitoire dans Mesdames : « J’ai une liste »
En 2025, soit un an avant sa plainte contre Patrick Bruel, Flavie Flament accorde un entretien au média Mesdames, animé par Maïtena Biraben. Et là, une phrase détonne. L’animatrice de 51 ans évoque « le déni de la société » face aux victimes de violences sexuelles. Elle mentionne clairement une « liste » de noms qu’elle détient.
« Quand personne n’en parlait, si j’étais venue avec une sorte de liste, que j’ai, on ne m’aurait pas crue. » Le mot est lâché. À ce moment-là, personne dans le public ne sait encore que des noms circulent en coulisses. Flament joue la carte de la patience. Elle attend le bon moment, la bonne fenêtre médiatique, le bon cadre juridique.
Rétrospectivement, cette interview ressemble à un avertissement à peine voilé. Le nom de Patrick Bruel figurait-il déjà sur cette liste ? La suite des événements semble le confirmer de façon implacable.

Mai 2026 : Flavie Flament brise le silence, Patrick Bruel dément
Le coup de théâtre tombe le 18 mai via Mediapart. Flavie Flament accuse formellement Patrick Bruel de l’avoir droguée puis violée en 1991. Les faits se seraient déroulés dans l’appartement du chanteur, après une rencontre sur le tournage d’une émission de Laurent Boyer. « Je sors de cet état, j’ouvre les yeux. Il est en train de me remettre mon pantalon », décrit-elle dans une interview filmée.
La réponse de l’artiste ne se fait pas attendre. Dans un communiqué, Patrick Bruel assure que leur relation était « consentie » et qu’il n’y eut « ni viol, ni drogue ». Flament rétorque : « Je suis absolument formelle, je n’ai jamais entretenu de relation avec Patrick Bruel. » Elle affirme aussi avoir été « contrainte » de le recevoir dans ses émissions au début des années 2000.
Son avocate, maître Corinne Herrmann, ajoute un détail qui pèse lourd sur France Inter : « Il va y avoir de nouvelles plaintes. » D’autres femmes auraient déjà pris contact avec le cabinet.
Cette liste dont parlait Flavie Flament il y a un an n’a visiblement pas fini de livrer ses noms. Si d’autres plaignantes se manifestent, l’affaire Bruel pourrait devenir bien plus qu’un face-à-face entre deux versions. Et vous, aviez-vous capté ce signal dans l’interview de 2025 ?