Jordan Bardella en couple : 100 millions en trust, château à Saint-Tropez… la fortune colossale de Maria Carolina

Elle a 22 ans, un nom à rallonge digne d’un roman historique, et un patrimoine qui ferait pâlir certains milliardaires du CAC 40. Depuis que Jordan Bardella s’affiche en couple avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, une question revient en boucle : d’où vient cette fortune estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros ? Trust offshore, château caché en plein Saint-Tropez, appartements entre Monaco et Paris… On a remonté le fil.
Une héritière très loin des classes populaires

Maria Carolina n’est pas n’importe qui. Fille du prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, prétendant au trône du même nom, et de la princesse Camilla Crociani, elle appartient à l’une des lignées les plus anciennes d’Europe. Son quotidien oscille entre Monaco, Paris, Rome et Dubaï. Sur Instagram, ses 190 000 abonnés la voient défiler en robes de couturier, poser dans des décors de rêve et fréquenter les soirées les plus fermées du continent.
La jeune femme a étudié à l’Istituto Marangoni à Paris, suivi des cours à Harvard, et collabore régulièrement comme mannequin ou ambassadrice pour des maisons de luxe. Son profil public est celui d’une it-girl aristocrate. Mais derrière les clichés glamour, c’est un empire industriel qui alimente ce train de vie. Et cet empire porte un nom bien précis.
L’empire Crociani : la clé de tout
Pour comprendre la fortune de Maria Carolina, il faut regarder du côté de sa mère, Camilla, et surtout de sa grand-mère, Edoarda Crociani. La famille Crociani a bâti sa richesse sur Vitrociset, une entreprise italienne spécialisée dans la défense et l’aérospatial. Cette société a ensuite été intégrée au groupe Leonardo, l’un des géants européens du secteur. On est très loin des soirées mondaines.
Edoarda Crociani a créé un trust — un coffre-fort juridique offshore — destiné à protéger les intérêts financiers de ses filles et petites-filles. Selon Vanity Fair, ce trust serait évalué à 100 millions de dollars. Maria Carolina n’en contrôle pas directement les actifs, mais elle en est l’une des bénéficiaires désignées. En clair : elle ne signe pas les chèques, mais l’argent est là, fléché vers elle.
Ce montage financier n’a rien d’anodin. Le nom de la famille est apparu dans les révélations des Paradise Papers, ces documents qui ont mis en lumière l’ampleur internationale de certaines fortunes planquées dans des juridictions opaques. Et ce n’est pas le seul scandale lié à ce trust.
Une guerre familiale devant les tribunaux
Le trust Crociani a déclenché une violente bataille judiciaire au sein même de la famille. La mère de Maria Carolina, Camilla de Bourbon des Deux-Siciles, s’est retrouvée opposée à sa propre sœur, Cristiana Crociani, dans un conflit portant sur la répartition des actifs du trust. Les tribunaux ont finalement condamné Camilla dans ce dossier.
Magouilles, héritage contesté, procédures à rallonge entre Londres et les îles anglo-normandes : le décor est planté. Quand on parle de la compagne de Bardella, on ne parle pas d’une simple « princesse de conte de fées ». On parle d’une famille dont les affaires financières ont alimenté la chronique judiciaire pendant des années. Mais la pièce maîtresse du patrimoine familial, c’est un bien immobilier qui vaut le détour — littéralement.

Un château invisible en plein centre de Saint-Tropez
Oubliez les villas blanches avec vue sur mer. Le joyau des Bourbon des Deux-Siciles à Saint-Tropez, c’est un château Belle Époque dissimulé derrière un parc clos, à deux pas de la place des Lices. Quatorze palmiers d’environ 45 mètres dominent le domaine, quasiment invisible depuis la rue malgré sa position en plein cœur du village. L’accès se fait par une allée de cyprès.
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Camilla de Bourbon des Deux-Siciles a acquis cette propriété après deux ans de négociations avec un précédent propriétaire britannique. Les médias évoquent un prix de « plusieurs dizaines de millions d’euros », ce qui en fait l’un des biens privés les plus chers de la station varoise. Quand on pense que Bernard Arnault s’offre des yachts à 650 millions, on reste dans un autre registre — mais à l’échelle de Saint-Tropez, c’est du hors norme.
L’été, le domaine se transforme en club ultra-privé. Près de 200 invités triés sur le volet se retrouvent pour des soirées dont rien ne filtre. Le parc et la piscine servent aussi de décor aux photos et campagnes Instagram de Maria Carolina. Un cadre que même les influenceuses les mieux payées ne pourraient pas louer.
Des appartements à Monaco, Rome et Paris
Le château tropézien n’est que la partie émergée de l’iceberg. La famille dispose également d’appartements de très haut standing à Monaco, Rome et Paris. Un patrimoine immobilier réparti sur plusieurs capitales européennes, qui renforce l’image d’une fortune estimée à plusieurs centaines de millions d’euros au total.
La fortune personnelle exacte de Maria Carolina reste inconnue. Personne ne sait précisément combien elle touche du trust, ni quels sont ses revenus propres issus de ses collaborations avec les maisons de luxe. Mais son train de vie — voyages en jet, garde-robe haute couture, résidences multiples — ne laisse aucun doute sur l’accès à des moyens considérables. Descendante de Louis XIV, elle incarne une aristocratie européenne dont les coffres ne se sont jamais vraiment vidés.
Le contraste qui embarrasse le RN
C’est là que l’histoire devient politique. Jordan Bardella et Maria Carolina forment un couple dont le contraste visuel est saisissant. Lui, régulièrement présenté comme un responsable politique issu des classes populaires de Seine-Saint-Denis. Elle, héritière d’un trust offshore à 100 millions de dollars, propriétaire d’un château à Saint-Tropez et habituée des palaces monégasques.
Le président du Rassemblement National, souvent cité parmi les possibles candidats à l’Élysée, apparaît désormais au bras d’une femme associée à un trust cité dans les Paradise Papers et à un patrimoine qui se compte en dizaines de millions. Le décalage entre le discours social du parti et cet univers « old money » alimente les débats, aussi bien chez les adversaires politiques que chez les sympathisants du RN.
Quand on sait que Bardella a déjà été épinglé pour l’utilisation de fonds européens, l’association avec une fortune offshore ajoute une couche de complexité à son image publique. Le couple fascine, intrigue et divise — exactement comme la fortune qui l’accompagne.