« Toutes les femmes m’adulent » : l’ancienne attachée de presse de Patrick Bruel témoigne au JT de France 2

Ce mercredi 15 avril 2026, le journal de 20 heures de France 2 a diffusé un témoignage qui risque de marquer un tournant dans l’affaire Patrick Bruel. Karine Viseur, une Belge d’une quarantaine d’années, se présente comme l’ancienne attachée de presse du chanteur. Face caméra, elle décrit une scène survenue en 2010 dans une loge de plateau télé — et rapporte une phrase de l’artiste qui résume, selon elle, tout le problème.
Un visage et un nom sur le plateau du 20 heures
Jusqu’ici, les accusations visant Patrick Bruel se multipliaient dans la presse écrite et les enquêtes au long cours. Mais cette fois, le cadre est différent : c’est en direct, sur le plateau du journal le plus regardé de France, qu’une femme a choisi de prendre la parole. Karine Viseur n’est pas une anonyme qui témoigne derrière un écran noir. Elle donne son nom, montre son visage et détaille un épisode précis.
Selon ses déclarations, elle travaillait en 2010 comme attachée de presse pour Patrick Bruel, dans le cadre de la promotion d’un film. Le contexte professionnel est important : elle n’était ni fan ni groupie, mais une collaboratrice chargée de gérer la communication de l’artiste. C’est dans ce cadre strictement professionnel que les faits qu’elle décrit se seraient produits.
Ce témoignage s’ajoute à une liste déjà longue. En France, deux plaintes pour violences sexuelles ont été déposées contre le chanteur. En Belgique, une enquête est ouverte à la suite d’une nouvelle plainte. Mais le passage au JT de 20h marque un cap symbolique : celui de la parole publique, à visage découvert, devant des millions de téléspectateurs.
« Coincée entre la porte et lui »
Le récit de Karine Viseur est circonstancié. La scène se déroule dans une loge, juste avant une interview télévisée de Patrick Bruel. Selon son témoignage, la situation bascule en quelques secondes. « Il m’attrape et il vient se coller contre moi. Il me serre avec ses bras. Je sens son souffle dans mon cou et ça se passe en une fraction de seconde », raconte-t-elle face caméra.
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La suite est plus précise encore. L’ancienne attachée de presse affirme s’être retrouvée enfermée dans les toilettes de la loge avec le chanteur. « Je me retrouve coincée dans les toilettes avec lui où il m’enferme. Il commence à me caresser, passer sous ma robe, m’embrasser dans le cou. Je suis coincée entre la porte et lui. » Le récit décrit un espace clos, une situation physique dont elle dit n’avoir pas pu s’extraire facilement.

Ce type de témoignage rejoint ceux d’autres femmes qui ont déjà décrit des scènes similaires impliquant Patrick Bruel. Plusieurs récits publiés ces dernières semaines mentionnent des loges, des chambres d’hôtel et des contextes professionnels où le rapport de force était déséquilibré. Mais la prise de parole en direct, sur un plateau du service public, confère à celui-ci une portée inédite.
La phrase qui cristallise tout
Au-delà de la description des faits, c’est une phrase attribuée à Patrick Bruel qui a particulièrement marqué les téléspectateurs. Karine Viseur tente d’expliquer ce qu’elle perçoit comme un état d’esprit : « Un non chez moi ou chez la plupart des femmes, c’est un non. »
