« Je peux me regarder dans la glace » : les proches de Patrick Bruel sortent du silence et révèlent son état d’esprit
Huit plaintes centralisées, des concerts annulés, une carrière qui vacille. Patrick Bruel traverse la pire crise de sa vie publique. Pourtant, selon ses amis les plus proches, le chanteur de 67 ans ne comprend tout simplement pas ce qui lui arrive. Ce vendredi 22 mai, Libération a recueilli leurs témoignages — et ce qu’ils décrivent ressemble à un homme en état de choc.

De la Bruelmania à la Bruelphobie : comment tout a basculé pour le chanteur
Il y a encore quelques mois, Patrick Bruel inaugurait son hôtel de luxe dans le Vaucluse. Aujourd’hui, le vent a tourné de façon spectaculaire. Plusieurs femmes l’accusent de viols et d’agressions sexuelles. Parmi elles, Flavie Flament, qui affirme avoir été violée sous soumission chimique alors qu’elle n’avait que 16 ans. Un témoignage glaçant qui a fait basculer l’opinion.
Le parquet de Nanterre a décidé de centraliser huit plaintes pour les instruire dans un même dossier. Une enquête parallèle a également été ouverte en Belgique. Côté carrière, les dommages sont déjà visibles : le Canada a annulé plusieurs dates de sa tournée, et en France, des figures publiques prennent leurs distances. Certains maires lui demandent purement et simplement de ne pas venir. Un de ses amis résume la situation d’une formule amère : « La Bruelphobie est aussi irrationnelle que la Bruelmania. »
Mais derrière la tempête médiatique, que dit l’intéressé ?
« Je sais ce que j’ai fait » : ce que Bruel confie en privé selon Libération
Longtemps muré dans le silence, Patrick Bruel a fini par réagir publiquement après les révélations de Flavie Flament. Sur Instagram, il a contesté point par point les accusations de la présentatrice, affirmant avoir eu avec elle une relation « ni violente, ni contrainte, ni sournoise ». Ni viol, ni drogue, insiste-t-il.
Mais c’est dans les colonnes de Libération, ce jeudi 21 mai, que ses proches livrent le portrait le plus saisissant de son état d’esprit. La plupart témoignent sous couvert d’anonymat. Ils décrivent un homme « sidéré », incapable de faire le lien entre ce qu’il lit dans la presse et la personne qu’il pense être. « Moi je peux me regarder dans la glace, je sais ce que j’ai fait, je sais ce que je n’ai pas fait », aurait-il confié. Un ami ajoute qu’il « vit ça comme une mise à mort programmée par Mediapart ».
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Plus troublant encore : le chanteur semble osciller entre déni et début de remise en question.

Entre colère et doute : cette phrase qui en dit long sur l’état d’esprit de Bruel
Le monde people retient surtout une confidence rapportée par un proche. Bruel se serait interrogé à voix haute : « Est-ce que quand je proposais trois fois la même chose à la même femme sur un tournage, cela pouvait lui paraître imposé ? » Une phrase qui révèle une fissure dans la certitude affichée publiquement.
Ses amis, eux, restent formels. L’essayiste Mathieu déclare à Libération : « On tombe tous de notre chaise. Ce qu’on lit ne correspond pas à l’homme qu’on connaît, à ses valeurs. Jamais nous n’avons eu vent d’une quelconque violence ou contrainte. Jamais ! » Ils décrivent un séducteur, oui. Un homme insistant, peut-être. Mais pas un agresseur.
La justice, elle, tranchera. Huit plaintes sont entre les mains des magistrats de Nanterre. Et le nombre de témoignages ne cesse de croître.
« Sidéré », « exagérément condamné », en quête de miroir rassurant — les mots des proches de Patrick Bruel dessinent le portrait d’un homme qui refuse encore de voir l’ampleur du séisme. Reste une question que personne dans son entourage ne semble poser : et si le problème n’était pas la tempête, mais le fait de ne pas la comprendre ? Si vous avez lu jusqu’ici, vos amis aussi voudront savoir — faites tourner.