DSK « très triste » à l’annonce du décès de Lionel Jospin
Comme d’autres figures politiques, anciennes ou actuelles, Dominique Strauss-Kahn a exprimé sa profonde tristesse à l’annonce du décès de Lionel Jospin.
Un homme regretté par ses pairs. Décédé ce 22 mars à l’âge de 88 ans, Lionel Jospin s’en est allé lors d’une convalescence à son domicile parisien du 6ᵉ arrondissement. Une révérence discrète qui a malgré tout fait beaucoup de bruit dans les médias et sur les réseaux sociaux. Depuis, les hommages se multiplient à l’attention d’un homme qui a considérablement marqué le paysage politique français.
Une figure marquante dans le paysage politique Français
Premier secrétaire du Parti socialiste de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, Lionel Jospin a accédé au poste de Premier ministre en 1997, au moment de la présidence de Jacques Chirac. Une petite victoire pour la gauche socialiste, qui espérait parvenir au pouvoir lors des élections suivantes. Des espoirs réduits à néant au moment de la défaite de Lionel Jospin au premier tour des présidentielles.
Déçu par cette énième défaite, l’homme à la carrière politique bien remplie décide de prendre sa retraite. Fini les élections en tout genre, Lionel Jospin quitte le paysage politique français pour de bon.
Une décision qui, si elle déçoit certains de ses alliés, ne le plonge pas dans l’oubli pour autant. C’est pourquoi son décès a eu une telle résonance. Malgré son âge avancé, il apparaissait comme immortel aux yeux de certains, qui ont difficilement encaissé la terrible annonce.
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« La France perd un grand homme d’État »
Qui dit ancien Premier ministre, dit hommage. Ainsi, nombreux sont ceux qui se pressent aux Invalides pour saluer la mémoire de Lionel Jospin ce jeudi 26 mars. Anciens ministres et anciennes figures du paysage politique ont fait le déplacement pour lui rendre un dernier hommage, mettant de côté les adversités passées.
On retrouve parmi elles Dominique Strauss-Kahn ou DSK, qui a partagé sa profonde tristesse au micro de BFMTV.

« Lionel a réussi à rassembler tout ce qui était la gauche : à la fois la gauche militante, la gauche humaniste… Ce n’est plus vraiment la situation aujourd’hui. Donc le sentiment que la France perd un grand homme d’État, au-delà du sentiment personnel de perdre un ami, est aujourd’hui très puissant et me rend très triste« , déclare-t-il, l’air grave.
Une tristesse qu’exprime Emmanuel Macron exprime à son tour à travers son discours dans lequel il rend hommage à « un homme aimé des siens et respecté de tous ».