« Ma responsabilité est d’agir » : les Français du Moyen-Orient sur le point d’être rapatriés
Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël contraint la France et ses alliés à prendre les mesures qui s’imposent.
Des expatriés dans l’expectative… Le conflit va en s’intensifiant dans le Proche et le Moyen-Orient. Déstabilisé par le décès de l’ayatollah Ali Khamenei, l’Iran riposte avec force contre les États-Unis et Israël. Une situation qui, si elle n’a pas encore atteint l’Occident, a de sérieuses conséquences sur les territoires alentours. Ainsi, Dubaï, les Émirats arabes unis ou encore Chypre essuient les tirs de l’armée iranienne depuis ce week-end.
Français expatriés au Moyen-Orient : quelles solutions ?
Plongées dans l’effroi, les populations se protègent tant bien que mal. Dans le même temps, les Occidentaux expatriés attendent que soient mis en place les rapatriements d’urgence. C’est notamment le cas des Français de Dubaï, auxquels Emmanuel Macron a adressé quelques mots rassurants lors de son allocution du 3 mars.
Dès les premières minutes, le président français rappelle que les frappes israélo-américaines ont été conduites « en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas approuver ». Pour autant, il ne regrette pas la mort d’Ali Khamenei, qu’il se garde bien de nommer. « Il reste que l’histoire ne pleure jamais les bourreaux de leurs peuples, et aucun ne sera regretté », reconnaît-il ainsi.
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Il regrette évidemment les frappes iraniennes et communique sa volonté, ainsi que celle de l’Allemagne et du Royaume-Uni, de les voir cesser au plus vite. En attendant, des moyens sont mis en œuvre pour ramener au plus vite les ressortissants français sur le territoire.
Rapatriement et renforcement du dispositif Sentinelle
« Face à cette guerre, ma responsabilité est d’agir pour protéger notre pays », assure Emmanuel Macron. C’est pourquoi des rapatriements sont proposés à tous les ressortissants français qui le souhaitent. Ainsi, deux premiers avions ont atterri à Charles-de-Gaulle dans la soirée du 3 mars.
Si, pour l’heure, les frappes se concentrent dans le Proche et le Moyen-Orient, hors de question de relâcher la vigilance. Soucieux de maintenir un haut niveau de sécurité sur le sol national, le chef d’État a renforcé le dispositif de protection militaire Sentinelle ainsi que la « vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposés ».
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Une fois les mesures prises pour le territoire national, vient le moment de venir en aide aux alliés. « Nous devons être aux côtés de nos amis, de nos alliés de la région. C’est notre responsabilité. Elle est strictement défensive. » Par conséquent, le porte-avions Charles de Gaulle sera déployé en Méditerranée et des forces maritimes françaises au large de Chypre.