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Présidentielle 2027 : Marine Le Pen fixe la seule condition qui l’empêcherait d’y aller

Publié par Elodie le 15 Mai 2026 à 11:47

La course à l’Élysée s’accélère, et Marine Le Pen vient de poser ses cartes sur la table. Sur RTL ce 13 mai, la cheffe de file du Rassemblement national a confirmé qu’elle serait bien candidate en 2027… sauf si la justice en décide autrement. Le 7 juillet prochain, la cour d’appel de Paris rendra son verdict. Une date qui pourrait tout faire basculer pour le RN — et pour la présidentielle elle-même.

marine le pen nouveau rebondissement proces

Affaire des assistants parlementaires : 5 ans d’inéligibilité requis

Tout repose sur un dossier judiciaire vieux de plus de dix ans. Entre 2004 et 2016, le Rassemblement national est accusé d’avoir détourné les enveloppes du Parlement européen destinées à rémunérer les assistants des eurodéputés. Un système de captation de fonds que les juges ont qualifié de structurel lors du premier procès.

Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel avait frappé fort : quatre ans d’emprisonnement dont deux fermes, 100 000 euros d’amende et surtout cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Un coup de massue. Mais l’appel a suspendu cette dernière mesure, laissant la porte entrouverte pour 2027.

En appel, le parquet général a requis une peine similaire : cinq ans d’inéligibilité, quatre ans de prison dont trois avec sursis — le tout aménageable sous bracelet électronique. Autant dire que la scène politique française retient son souffle. Le verdict du 7 juillet s’annonce comme l’un des moments les plus décisifs de la pré-campagne.

« Si la justice m’empêche, je ne serai pas candidate » : Le Pen trace sa ligne rouge

Au micro de RTL, Marine Le Pen n’a pas tourné autour du pot. Sa phrase-clé résume tout : « J’ai dit que, si la justice m’empêchait, je ne serai pas candidate. » Autrement dit, seule une condamnation confirmant l’inéligibilité l’écarterait de la course. En cas de peine avec sursis sans interdiction de se présenter, elle ira.

Celle qui a déjà tenté trois fois de conquérir l’Élysée se positionne d’ailleurs au-delà des clivages classiques. Elle s’est décrite comme « ni de droite, ni de gauche », prenant soin de se distinguer de Jordan Bardella, qu’elle qualifie elle-même « de droite ». Un positionnement calibré pour ratisser large auprès d’un électorat populaire en quête de rupture.

Les sondages confirment cette stratégie. Selon une enquête Ipsos-BVA publiée en avril, les deux figures du RN dominent les cotes de satisfaction : 34 % pour Bardella, 32 % pour Le Pen, loin devant Édouard Philippe à 26 %. Le tandem fonctionne — mais un seul peut être candidat.

Intérieur d'une salle d'audience française baignée de lumière naturelle, bancs en bois vides

Plan B : Jordan Bardella déjà dans les starting-blocks à 29 ans

La liste des prétendants s’ajuste en coulisses. Si l’inéligibilité est confirmée en appel, le Rassemblement national a son joker : Jordan Bardella, 29 ans, président du parti et visage de la nouvelle génération frontiste. Marine Le Pen elle-même l’a adoubé sur RTL, se disant « parfaitement d’accord » avec lui sur les projets proposés aux Français.

Le scénario d’un passage de relais n’a rien d’improvisé. Bardella caracole en tête des intentions de vote chez les 18-34 ans et bénéficie d’une image plus lisse médiatiquement. Mais reprendre le flambeau d’une candidate trois fois finaliste ne se fait pas sans friction interne.

Le compte à rebours est lancé. Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris ne tranchera pas seulement le sort judiciaire de Marine Le Pen : elle redessinera peut-être l’intégralité du paysage présidentiel. Un verdict, deux destins, et un parti tout entier suspendu à une décision de magistrats.

Une chose est sûre : jamais un arrêt de cour d’appel n’aura autant pesé sur une élection présidentielle française. Le RN a un plan A et un plan B — reste à savoir lequel se jouera. Et vous, pensez-vous qu’un changement de candidat à moins de deux ans du scrutin puisse réellement changer la donne ?

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