Prix à la pompe : le gouvernement déterminé à appliquer un contrôle des prix
Les derniers jours ont amené de nombreux automobilistes à prendre d’assaut les stations-service par peur de rupture ou d’explosion des coûts du carburant.
Les stations-service prises d’assaut. Tandis que les dégâts humains et matériels laissent le monde sans voix, certains ne perdent pas de vue leur budget. Ainsi, les frappes meurtrières qui s’abattent actuellement sur le Moyen-Orient évoquent chez eux une hausse immédiate des coûts de l’essence. Un paramètre qui aura des conséquences directes sur le budget dédié au carburant au cours des prochaines semaines.
Hausse des prix à la pompe : le gouvernement se montre rassurant
Dès lundi, les Français ont pris d’assaut les stations-service, espérant effectuer un dernier plein avant que les prix n’explosent. Cet empressement n’a évidemment pas échappé au gouvernement qui s’est fait un devoir de rassurer la population.

Interrogé sur France Info ce 4 mars, le ministre de l’Économie reconnaît « une hausse de quelques centimes » qu’il estime être « normale compte tenu de la hausse des prix du pétrole ». Néanmoins, il évoque des opérations de contrôle des prix afin que l’augmentation des tarifs du carburant reste « raisonnable » par rapport à la hausse du baril de pétrole, rapporte La Dépêche.
Les contrôles seront menés par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).
« Pour la suite, cela dépendra du conflit »
Si l’exécutif affirme son intention de réguler les prix, il ne promet pas de miracle. Ainsi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, indique « qu’à court terme, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes, contenue et limitée ».
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Comme toujours, les prix affichés varieront d’une station à une autre. « Pour la suite, cela dépendra de l’intensité du conflit« , ajoute-t-elle.
Pour ce qui est de la disponibilité du carburant, le gouvernement recommande de ne pas se ruer à la pompe. Pour l’heure, il ne craint pas de rupture d’approvisionnement en raison de « stocks » et d’importations d’origine diversifiée.
La suite des événements et des mesures qui y sont relatives relève du mystère, Maud Bregeon ayant souligné qu’il était « beaucoup trop tôt pour parler de cela ».