« Sale tapette » : après avoir insulté un commerçant, un élu LFI s’excuse (vidéo)
A Grenoble, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux met en cause Allan Brunon, élu insoumis, après des propos homophobes visant un commerçant.
Face à l’ampleur de la polémique, il a été obligé de présenter ses excuses. Découvrez la séquence dans la vidéo ci-dessous :
Allan Brunon insulte un commerçant
Quelques jours seulement après les élections municipales, une vidéo a fait irruption dans le débat public et n’a laissé personne indifférent.
On y aperçoit Allan Brunon, colistier de la maire Laurence Ruffin, en train d’interpeller vivement un commerçant resté à l’intérieur de son magasin.
Le ton est direct, presque agressif : « Sors, sors, sale tapette », lance-t-il, avant d’insister encore : « Allez, viens, t’as peur de quoi, là ? ».
L’homme refuse de sortir, mais l’élu répète : « sale tapette ». La scène, filmée et diffusée massivement, a rapidement suscité l’indignation.
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Comme l’indique Le Figaro, l’altercation remonterait au 19 mars, en plein entre-deux-tours, dans un climat déjà tendu entre militants politiques sur le terrain.
Cette séquence a d’autant plus choqué qu’elle implique un élu fraîchement installé, censé incarner une certaine exemplarité.
Il a présenté ses excuses
Face à la polémique grandissante, Allan Brunon a réagi dès le 24 mars sur le réseau X. Il reconnaît une faute et écrit : « Je regrette l’utilisation d’une insulte homophobe » et présente ses excuses « à toutes celles et ceux que j’ai pu blesser ».
Il insiste aussi sur ses convictions, affirmant : « Fidèle à mon engagement antifasciste, j’ai toujours combattu toutes les formes de discrimination ».
Mais dans un second message, le ton change nettement. Il pointe du doigt ses adversaires politiques et évoque « l’agression ultra-violente d’un militant insoumis », accusant un individu lié à l’entourage de Alain Carignon.
Selon Le Dauphiné Libéré, d’autres vidéos laisseraient penser qu’un premier accrochage aurait eu lieu plus tôt, notamment lors d’une distribution de tracts.

Une version contestée par l’opposition locale, qui estime que ces explications ne justifient en rien les propos tenus.
Cette nouvelle polémique s’ajoute à d’autres déclarations passées du jeune élu, déjà critiqué pour ses prises de position jugées provocatrices pendant la campagne.