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Menu complet à 2 € par jour et par personne : la liste de courses pour toute la semaine de mai

Publié par Cassandre le 04 Mai 2026 à 13:57

Deux euros. C’est le prix d’un café en terrasse, d’un ticket de métro ou d’une baguette un peu fantaisie. C’est aussi, apparemment, tout ce qu’il faut pour nourrir une personne pendant une journée entière — petit-déjeuner, déjeuner et dîner compris. La promesse paraît trop belle, surtout quand on voit les prix s’afficher en caisse ces derniers mois. Et pourtant, en choisissant les bons ingrédients de saison et en misant sur des recettes simples, le défi est parfaitement tenable. Voici le plan complet pour la semaine du 4 au 8 mai 2026, avec la liste de courses détaillée jour par jour.

Le principe : des produits de saison, zéro gaspillage

Le secret d’un budget aussi serré ne tient pas au miracle, mais à une règle que les cuisiniers économes connaissent bien : acheter ce que la terre produit au bon moment. En mai, les étals regorgent de radis, de petits pois frais, de cerises et de courgettes. Leurs prix chutent naturellement quand l’offre explose. À l’inverse, une tomate en janvier coûte le double et n’a aucun goût.

Légumes frais de saison posés sur une table en bois

L’autre levier, c’est la planification. En listant précisément les quantités nécessaires pour cinq jours, on évite les achats impulsifs qui font gonfler le ticket. Si vous cherchez d’autres astuces pour réduire vos courses, la règle d’or reste toujours la même : ne jamais entrer dans un supermarché sans liste. Mais encore faut-il savoir quoi mettre dessus — et c’est exactement ce qu’on va détailler.

Lundi : tartines fraîches et légumes rôtis au four

La semaine démarre avec un petit-déjeuner gourmand mais malin. Une baguette aux céréales, du fromage frais, deux cuillères à soupe de miel et de la ciboulette ciselée : voilà des tartines qui tiennent au corps sans exploser le compteur. Ajoutez une botte de radis croquants à croquer nature, et le repas du matin est bouclé pour quatre personnes.

Pour le déjeuner et le dîner, direction les légumes racines. Quatre pommes de terre, quatre carottes, deux betteraves, deux courgettes, deux oignons, deux gousses d’ail, une branche de romarin et trois branches de thym passent au four en une seule fournée. Le tout forme un plat rôti généreux, parfumé et rassasiant. Pas besoin de viande quand les légumes sont bien assaisonnés — un filet d’huile d’olive et les herbes font tout le travail.

Le coût de ces ingrédients reste dérisoire en mai, période où carottes et courgettes sont au plus bas. Mais le vrai test du budget arrive dès le lendemain, avec un légume que beaucoup ont abandonné à tort.

Mardi : le grand retour du navet gratiné

Le navet est le légume le plus sous-estimé des rayons français. Il coûte presque rien — souvent moins d’un euro le kilo — et se transforme en gratin fondant avec très peu d’ingrédients. Pour ce mardi, il faut un kilo de navets, quatre cuillères à soupe de crème fraîche, 100 grammes de gruyère râpé et du poivre. C’est tout.

Gratin de navets doré au gruyère sortant du four

Le navet, épluché et coupé en rondelles fines, cuit d’abord à l’eau bouillante une dizaine de minutes. On le dispose ensuite dans un plat, on nappe de crème, on couvre de gruyère et on enfourne à 200 °C pendant vingt-cinq minutes. Le résultat est croustillant dessus, fondant dedans. Si vous avez un airfryer à la maison, vous pouvez même tester une version express en portions individuelles.

Ce plat unique suffit largement pour le dîner. Et si des navets restent, ils se glissent dans une soupe le lendemain. Rien ne se perd — surtout pas quand le mercredi s’annonce sucré.

Mercredi : clafoutis aux cerises, le dessert qui coûte trois fois rien

Mai, c’est le mois des cerises. Et quand elles arrivent en masse sur les marchés, leur prix baisse suffisamment pour s’offrir un vrai dessert maison sans culpabiliser. La recette du clafoutis est d’une simplicité redoutable : un kilo de cerises, un sachet de sucre vanillé, 80 grammes de farine, 125 grammes de sucre en poudre, deux œufs, 30 grammes de beurre fondu et 25 centilitres de lait.

On mélange les ingrédients secs, on ajoute les œufs battus puis le lait et le beurre fondu. Les cerises — non dénoyautées pour les puristes, dénoyautées pour les prudents — sont disposées dans un moule beurré avant d’être recouvertes de pâte. Trente-cinq minutes à 180 °C et c’est prêt. Le clafoutis se mange tiède ou froid, et il est encore meilleur le lendemain.

Pour le reste de la journée, on complète avec les restes de légumes rôtis du lundi ou une salade simple. Le vrai repas costaud, celui qui cale pour de bon, arrive jeudi.

Jeudi : salade de riz complète et velouté de petits pois

C’est le jour le plus riche de la semaine en termes de protéines. Au menu du déjeuner : une salade de riz garnie qui pourrait figurer sur la carte d’un buffet à volonté. Il faut 350 grammes de riz, 140 grammes de thon, 10 bâtonnets de surimi, trois tomates, 140 grammes de maïs, trois œufs durs et 20 centilitres de mayonnaise.

Grande salade de riz complète servie dans un saladier blanc

Le riz cuit à l’eau salée, les œufs durcissent en parallèle. On assemble le tout dans un grand saladier avec le thon émietté, le surimi coupé en rondelles, les tomates en dés et le maïs égoutté. La mayonnaise lie l’ensemble. Sel, poivre, et voilà un plat complet pour quatre qui ne demande aucune cuisson complexe.

Le soir, changement radical de registre avec un velouté de petits pois à la menthe. Cinq cents grammes de petits pois, quatre feuilles de menthe fraîche, 15 centilitres de crème liquide, deux cuillères à soupe de mascarpone et un filet d’huile d’olive. On fait cuire les petits pois, on mixe avec la crème et le mascarpone, on ajoute la menthe ciselée au dernier moment. Le contraste entre la salade froide du midi et le velouté chaud du soir donne l’impression de manger au restaurant. Sauf que le ticket, lui, reste cloué à deux euros.

Vendredi : jardinière printanière et dessert express

Le dernier jour de la semaine mise sur un classique de la cuisine française que plus personne ne fait et c’est bien dommage : la jardinière de légumes. Deux carottes, 600 grammes de petits pois frais, quatre pommes de terre, douze oignons nouveaux, une laitue, une gousse d’ail, 25 grammes de beurre et deux feuilles de laurier. Le tout mijote doucement dans une cocotte, les légumes s’imprègnent les uns des autres.

Pour ceux qui cultivent leur propre potager, c’est l’occasion de sortir les premiers petits pois et les oignons nouveaux du jardin. Le coût tombe alors à presque zéro pour une bonne partie des ingrédients.

Côté dessert, on termine la semaine en beauté avec une mousse légère : 200 grammes de fromage blanc, 200 grammes de mascarpone, deux blancs d’œufs montés en neige, 50 grammes de chocolat blanc fondu, 50 grammes de pistaches concassées et une barquette de fraises coupées en morceaux. Le mélange est aérien, frais, et coûte une fraction de ce que facturent les rayons desserts industriels. D’ailleurs, quand on sait ce que contiennent certains produits industriels, préparer soi-même a un double avantage.

Le bonus du week-end : sardines grillées et écrasée de pommes de terre

Pour ceux qui veulent prolonger l’effort jusqu’au week-end, deux recettes express complètent le programme. Samedi midi, des tartines de sardines : une baguette, 150 grammes de beurre demi-sel, deux boîtes de sardines à l’huile, six brins de persil haché, un citron et du poivre du moulin. On écrase les sardines avec le beurre ramolli, le persil et le jus de citron, on tartine généreusement et on déguste avec une salade verte.

Samedi soir, une écrasée de pommes de terre aux blettes : six pommes de terre, deux gousses d’ail, quatre feuilles de blette, 10 centilitres de crème fraîche, 10 centilitres de lait, sel et poivre. Les pommes de terre cuites sont écrasées grossièrement à la fourchette — pas en purée lisse — avec la crème, le lait et l’ail. Les feuilles de blette, revenues rapidement à la poêle, sont mélangées au dernier moment. Le plat est rustique, généreux, et ne demande que vingt minutes de préparation.

La vraie question : comment tenir ce budget en caisse ?

Sur le papier, deux euros par jour et par personne semblent irréalistes. En pratique, tout repose sur trois règles. Première règle : acheter en vrac ou en gros conditionnement pour les basiques (riz, farine, sucre, huile). Deuxième règle : privilégier les marchés de plein air en fin de matinée, quand les maraîchers bradent ce qui ne tiendra pas jusqu’au lendemain. Troisième règle : ne jamais jeter un reste. Le riz de jeudi devient une salade froide vendredi. Le bouillon des navets de mardi sert de base au velouté.

Connaître le supermarché le moins cher près de chez soi fait aussi une vraie différence sur un mois entier. Certaines enseignes affichent jusqu’à 15 % d’écart sur les produits frais par rapport à leurs concurrentes.

En suivant ces menus à la lettre, une famille de quatre personnes dépense environ 40 euros pour cinq jours de repas complets — soit 8 euros par jour au total. C’est moins que le prix d’un seul menu fast-food. La preuve que bien manger n’a jamais été une question d’argent, mais de méthode.

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