Équipier chez McDo à Rennes il y a un an, ce streameur annonce gagner jusqu’à 500 000 € par mois
Il y a un an, il servait des Big Mac entre deux TikToks postés depuis sa chambre. Aujourd’hui, il streame depuis son 30 m² devant des dizaines de milliers de spectateurs — et ses revenus mensuels dépassent ce que la plupart des gens gagnent en dix ans. L’histoire de Maxence, alias Anyme, est l’un de ces parcours fulgurants que seuls les réseaux sociaux peuvent encore produire en 2025.
Une vidéo postée un soir de mars, et tout bascule

Maxence, 20 ans, vit à Rennes. Son quotidien de début 2024 ressemble à celui de milliers de jeunes Français : il bosse comme équipier chez McDonald’s et poste des vidéos sur TikTok quand il a un moment. Rien de viral, pas de stratégie particulière. Juste un gamin qui s’amuse devant sa caméra, sans audience notable.
En mars 2024, il publie une imitation d’un influenceur connu. Le genre de contenu qu’il a déjà tenté dix fois sans résultat. Sauf que cette fois, l’algorithme de TikTok décide autrement. La vidéo accumule des millions de vues en quelques jours. Maxence, lui, ne comprend pas vraiment ce qui est en train de se passer.
Ce type d’explosion soudaine n’est pas si rare sur la plateforme. D’autres créateurs ont vu des tendances TikTok propulser des inconnus du jour au lendemain. Mais ce qui va distinguer Anyme, c’est ce qu’il fait ensuite de cette attention.
De TikTok à Twitch : le virage qui change tout
La plupart des « one-hit wonders » de TikTok disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Maxence, lui, fait un choix malin. Deux mois après son buzz, il ouvre un stream sur Twitch. Dès le départ, 300 spectateurs de moyenne. Pour un débutant sans historique sur la plateforme, c’est déjà énorme.
Puis un mécanisme bien connu des streameurs se met en marche. Des extraits de ses lives sont clippés et repostés sur TikTok. Ces clips génèrent eux-mêmes de nouveaux clips. Et les curieux finissent par remonter à la source pour découvrir le personnage en direct. Un effet boule de neige presque impossible à arrêter.
Le phénomène rappelle ce qu’on a vu avec d’autres créateurs francophones. Certains influenceurs sur TikTok ont aussi surfé sur cette mécanique de clips viraux. Mais peu l’ont fait aussi rapidement qu’Anyme, qui n’avait strictement aucune communauté préexistante.
En quelques mois, sa chaîne Twitch devient l’une des plus suivies de la scène francophone. Et c’est là que les chiffres commencent à donner le vertige.
« Mon plus gros mois, c’était entre 300 000 et 500 000 € »

En live, depuis son petit appartement rennais, Maxence lâche une phrase qui fait le tour des réseaux : « Mon plus gros mois c’était entre 300 000 et 500 000 €. Je sais que c’est tabou l’argent mais je suis transparent. » Pas de fausse modestie, pas de mystère. Juste les chiffres, bruts.
Ces montants peuvent paraître délirants. Mais ils ne sont pas si éloignés de ce que d’autres créateurs de contenu ont dévoilé sur leurs revenus. Entre les abonnements Twitch, les dons en direct, les partenariats et les revenus publicitaires TikTok, les sources se multiplient vite quand l’audience explose.
Pour mettre les choses en perspective : un équipier chez McDonald’s gagne environ 1 400 € net par mois. En un an, Maxence est passé de ce salaire à un revenu mensuel qui peut atteindre 350 fois plus. Le tout sans quitter son 30 m².
D’autres personnalités du web ont aussi affiché des revenus impressionnants. Eddy de The Power avait révélé gagner des milliers d’euros par semaine grâce à TikTok. Sophie Rain a dévoilé un salaire colossal sur une autre plateforme. Mais la transparence d’Anyme, elle, frappe par son côté direct et décomplexé.
Le tabou de l’argent chez les créateurs français
En France, parler d’argent reste un exercice périlleux. Quand un créateur affiche ses revenus, les réactions oscillent entre fascination et hostilité. On l’a vu récemment avec la polémique autour du père de Léna Situations et sa cagnotte en ligne. Le public veut savoir combien gagnent les influenceurs, mais ne supporte pas toujours la réponse.
Maxence a choisi le camp de la transparence totale. Et ça fonctionne. Parce que son parcours est lisible : tout le monde connaît quelqu’un qui bosse chez McDo. Tout le monde comprend l’écart entre 1 400 € et 300 000 €. C’est cette identification qui rend son histoire aussi virale que ses clips.
À lire aussi
Les scandales autour d’influenceurs ont aussi rendu le public méfiant. Afficher ses revenus sans filtre, c’est paradoxalement une façon de restaurer la confiance. Quand tout est dit, il n’y a rien à cacher.
Un an, un McDonald’s, un 30 m² : la recette Anyme

Ce qui fascine dans le parcours de Maxence, c’est sa rapidité. Douze mois. C’est le temps qu’il a fallu pour passer d’un badge d’équipier à l’un des streameurs les plus regardés de France. Pas de formation en marketing digital, pas de réseau, pas de parents célèbres. Juste un téléphone, une connexion internet et un algorithme qui a décidé de pousser sa vidéo.
Bien sûr, il serait naïf de résumer ça à de la chance pure. L’algorithme a donné l’étincelle, mais c’est la régularité de ses streams et sa personnalité en live qui ont transformé un buzz éphémère en communauté fidèle. D’autres créateurs ont prouvé qu’une personnalité forte pouvait construire une audience durable sur les réseaux.
Reste une question que beaucoup se posent : combien de temps ça peut durer ? L’économie du streaming est volatile. Les audiences se déplacent vite, les tendances changent, et ce qui marche aujourd’hui peut s’essouffler demain. Mais pour l’instant, Anyme surfe. Depuis son 30 m² rennais, l’ancien équipier de McDo est devenu l’un des visages les plus bankables du streaming français. Et il n’a visiblement pas l’intention de s’arrêter là.