Bryan Johnson, 48 ans, affirme avoir éliminé 165 microplastiques de son sperme en 18 mois
Les microplastiques sont partout. Dans l’eau, dans l’air, dans nos assiettes — et même, selon plusieurs études, dans 100 % des échantillons de sperme analysés. Cinq études convergent sur ce constat glaçant : aucun homme testé n’en était exempt. Pourtant, le biohacker américain Bryan Johnson, 48 ans, affirme avoir réussi l’impossible. Il dit être passé de 165 particules à zéro en seulement 18 mois. Voici comment il prétend y être parvenu, et ce que la science en dit vraiment.

Pourquoi les microplastiques dans le sperme inquiètent les chercheurs
Le problème dépasse largement la fertilité masculine. Les substances chimiques associées aux microplastiques, notamment les PFAS (substances polyfluoroalkylées) et le PTFE (polytétrafluoroéthylène), sont classées parmi les « polluants éternels ». Elles ne se dégradent quasiment pas dans l’environnement. Or, selon une étude publiée dans PMC, l’exposition aux PFAS serait liée à une réduction de 60 % des spermatozoïdes de forme normale.
Le PTFE, lui, est associé à une baisse de la concentration spermatique et de la motilité. Johnson insiste : même sans projet de paternité, ces données comptent. « Le comptage spermatique est l’un des biomarqueurs les plus fiables de la santé globale que nous ayons », explique-t-il sur X. Et les particules ne restent pas cantonnées aux testicules — elles se retrouvent dans le foie, le sang, les poumons.
Bref, le sperme n’est que la partie émergée d’un iceberg chimique bien plus vaste.
De 165 particules à zéro : le protocole en 3 étapes de Johnson
Le milliardaire ne prétend pas avoir mené un essai clinique. Il le reconnaît lui-même : son protocole n’est pas de la « hard science ». Mais ses résultats, s’ils sont exacts, restent spectaculaires. Trois interventions simultanées auraient produit ce résultat.
Première étape : installer un filtre à osmose inverse pour toute l’eau consommée. Ce système de purification retire jusqu’à 99 % des contaminants, y compris métaux lourds et PFAS. Prix d’un modèle compact certifié : environ 270 dollars. « L’eau potable est probablement la source principale de microplastiques qui entrent dans votre corps », précise Johnson.
Deuxième levier : des séances régulières de sauna sec infrarouge. Selon son bilan sanguin, le sauna contribuerait à évacuer le BPA, les phtalates, les retardateurs de flamme et certains PFAS. Les particules plastiques elles-mêmes sont trop grosses pour être éliminées par la sueur, mais la chaleur activerait d’autres voies d’élimination — flux biliaire hépatique, autophagie cellulaire, barrière intestinale. Là, l’investissement grimpe : comptez moins de 700 dollars pour un modèle compact.
Troisième pilier, et peut-être le plus contraignant : traquer le plastique partout chez soi.

Éliminer le plastique du quotidien : l’étape que Johnson juge la plus difficile
La lutte contre les polluants du quotidien commence dans la cuisine. Ustensiles, verres, assiettes, boîtes de conservation, poêles antiadhésives, film alimentaire, sachets de thé, bouteilles, bouilloires et même vêtements synthétiques : Johnson a remplacé chaque objet plastique par une alternative sans PFAS ni PFOA. Il cite des marques comme CAROTE, Caraway et GreenPan parmi les options non toxiques.
« Aussi dur que j’essaie, je trouve toujours de nouveaux objets en plastique dans ma vie », admet-il. Son conseil pragmatique : ne pas viser la perfection, mais éliminer d’abord les « gros morceaux » — ceux en contact direct avec la nourriture et les boissons.
Johnson reconnaît qu’il est impossible de savoir laquelle des trois interventions a le plus contribué au résultat. Mais le bilan final reste le même : de 165 à zéro en 18 mois. Un résultat qu’il qualifie de première pour un être humain, même si aucun laboratoire indépendant ne l’a encore confirmé.
Zéro microplastique dans le sperme : exploit personnel ou vraie piste pour tous ? La réponse scientifique manque encore. En attendant, filtre à eau, sauna et grand ménage anti-plastique ne risquent pas de faire de mal. Et si la prochaine révolution santé passait non pas par un médicament, mais par ce qu’on retire de notre environnement ?