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À 32 ans, on lui retire l’utérus et les ovaires pour un cancer qu’elle n’avait pas — le vrai diagnostic est bien pire

Publié par Elsa Fanjul le 15 Avr 2026 à 10:17

Rhian Butlin avait 32 ans quand les médecins ont retiré son utérus, ses ovaires, son appendice et une partie de sa paroi intestinale pour combattre ce qu’ils pensaient être un cancer de l’ovaire. Quelques semaines après l’opération, les biopsies révèlent qu’aucune cellule cancéreuse ne se trouvait dans ces organes. Soulagement immense — mais de courte durée. Car le vrai cancer, lui, était bien là. Et personne ne l’avait vu à temps.

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Tout commence par de fortes douleurs abdominales. Rhian Butlin, jeune Britannique, consulte et reçoit un premier diagnostic : syndrome des ovaires polykystiques. Rien d’alarmant en apparence. Mais deux mois plus tard, son ventre gonfle au point de la faire paraître enceinte de neuf mois. À l’hôpital, un scanner révèle une masse de 25 centimètres sur un ovaire.

Les médecins suspectent immédiatement un cancer de l’ovaire. En décembre, l’équipe chirurgicale programme une intervention lourde : hystérectomie complète, ablation des deux ovaires, de l’appendice et d’une partie de la paroi intestinale. Pour une femme de 32 ans, la décision est radicale. Mais face à la suspicion de cancer, le temps presse — du moins, c’est ce que tout le monde croit.

L’opération tourne mal. Rhian développe une septicémie et doit être plongée dans un coma artificiel. En réanimation, sa famille est prévenue que la nuit pourrait être la dernière.

« Notre monde s’est effondré »

Lindsey Rice, la sœur aînée de Rhian, a raconté ces heures d’angoisse au magazine People. « On nous a dit que notre petite sœur ne passerait peut-être pas la nuit. Notre monde s’est effondré. » Autour du lit d’hôpital, la famille se prépare au pire. Chaque heure qui passe sans amélioration rend l’issue plus incertaine.

Puis Rhian s’accroche. Elle sort du coma, quitte la réanimation et finit par rentrer chez elle pour entamer une longue convalescence. La survie est déjà un soulagement. Mais c’est un autre résultat que tout le monde attend : celui des biopsies pratiquées sur les organes retirés. Car c’est là que se trouve la réponse à la question essentielle — avait-elle vraiment un cancer ?

Les biopsies tombent : aucune trace de cancer

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Le verdict des analyses est sans appel. Aucune cellule cancéreuse dans l’utérus. Aucune dans les ovaires. Rien dans l’appendice ni dans la paroi intestinale. Tous les organes retirés étaient sains. Les médecins évoquent alors une endométriose, une maladie chronique connue pour mimer l’apparence d’un cancer sur les imageries médicales. Et ils présentent leurs excuses.

« Elle n’avait finalement pas de cancer », raconte Lindsey Rice. « Pouvez-vous imaginer à quel point nous étions heureux. Nous avons pleuré, sauté de joie. Le cauchemar était terminé. » Pour la famille, c’est un tsunami émotionnel inversé. Après des semaines à redouter la mort, la nouvelle que tout ça n’était qu’une erreur médicale semble presque une bénédiction. Rhian a perdu ses organes reproducteurs à 32 ans, mais elle est vivante. Et elle n’a pas de cancer.

Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Ce que personne ne sait encore, c’est que la vérité se cache dans l’un de ces résultats.

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