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Une femme de 21 ans va subir l’amputation de ses deux jambes après que celles-ci se soient bloquées et pliées vers l’arrière

Publié par Killian le 13 Mai 2026 à 14:56

Avoir 21 ans et ne plus pouvoir plier les genoux depuis huit ans. C’est le quotidien de Megan Dixon, une jeune Britannique du Cambridgeshire dont les jambes sont restées verrouillées vers l’avant depuis ses 14 ans. Six chirurgiens consultés, cinq refus, des douleurs permanentes. Aujourd’hui, la seule option sur la table est une double amputation. Son témoignage, entre résilience et colère, rappelle à quel point certains patients restent invisibles du système médical.

Depuis ses 14 ans, le corps de Megan ne répond plus

Tout a basculé quand Megan avait 13 ans. Une coqueluche, puis une mononucléose. Deux infections banales en apparence. Mais un an plus tard, ses jambes ont cessé de fonctionner. Premier diagnostic : une encéphalomyélite myalgique, un syndrome de fatigue chronique reconnu par le NHS. Sauf que les symptômes ne collaient pas vraiment.

La dégringolade a été rapide. À 16 ans, Megan ne pouvait plus s’asseoir seule et perdait progressivement la parole. Son pédiatre, craignant un AVC, l’a fait hospitaliser en urgence. Ce qui devait durer quatre jours s’est transformé en un an et demi d’hospitalisation. On lui a finalement diagnostiqué un trouble neurologique fonctionnel, aussi appelé FND. Pourtant, au-delà des mots, personne ne comprenait pourquoi son corps lâchait aussi jeune. Ses genoux, eux, refusaient de plier — même sous anesthésie générale.

10 degrés dans le mauvais sens : quand la médecine reste impuissante

Ce chiffre fait froid dans le dos. La jambe gauche de Megan a commencé à se courber à l’envers, de 10 degrés. Elle décrit des os qui grincent, une douleur sourde et constante. Le pire ? On lui répétait que « la douleur était dans sa tête ». Pendant six ans, elle a été écartée, minimisée, renvoyée chez elle.

Sur les six chirurgiens consultés, cinq ont refusé d’intervenir. Le temps que le sixième accepte enfin de la prendre en charge, les dégâts aux genoux étaient devenus irréversibles. Megan l’a appris lors d’un rendez-vous à la clinique spécialisée en amputation : il n’existe pas d’autre issue. « J’espérais au fond de moi qu’ils me diraient qu’il y avait un autre chemin », confie-t-elle. Ce n’était pas le cas. Pour financer un fauteuil roulant électrique, elle a dû lancer une collecte de fonds par ses propres moyens sur GoFundMe.

Écran d'ordinateur portable dans une chambre chaleureuse

Le message de Megan à ceux que la médecine ignore

Faire face à un diagnostic accablant est une épreuve que Megan refuse de maquiller. « Il n’y a pas de mots qui rendent ça plus facile. C’est dévastateur », reconnaît-elle. Mais au milieu de cette lucidité crue, elle tient à adresser un avertissement à tous ceux dont les symptômes sont balayés d’un revers de main.

« Si quelque chose ne va pas dans votre corps, écoutez-le. Faites-vous confiance. » Pendant six années, elle a été éconduite. Résultat : une amputation qui aurait peut-être pu être évitée. Elle encourage aussi ceux qui vivent un parcours similaire à accepter les jours sombres. « Galérer ne veut pas dire être faible. Ça veut dire être humain. » Un mot gentil, un moment de force, tenir encore un jour de plus : c’est parfois tout ce qu’il reste. Et selon elle, si l’après est un peu moins douloureux et un peu plus libre, alors tout ça en vaudra la peine.

À 21 ans, Megan Dixon se prépare à vivre sans ses deux jambes — mais pas sans sa voix. Son histoire pose une question que beaucoup de patients chroniques connaissent trop bien : combien de signaux ignorés faut-il avant qu’on vous prenne enfin au sérieux ? Si son récit vous a touché, il mérite d’être lu par quelqu’un qui en a besoin.

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