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Ce test de verticalisation révèle en quelques secondes si vous êtes vraiment en bonne condition physique

Publié par Killian Ravon le 29 Mar 2026 à 19:39

Le test de verticalisation intrigue parce qu’il ne demande ni matériel, ni salle, ni montre connectée. En quelques secondes, il donne pourtant un aperçu utile de votre mobilité, de votre équilibre et de votre force fonctionnelle. Encore faut-il savoir ce qu’il mesure vraiment, et ce qu’il ne mesure pas.

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Test de verticalisation pratiqué par des seniors dans un intérieur calme
Un exercice simple peut offrir un repère utile pour suivre l’autonomie physique au fil des années.

Prendre soin de sa condition physique ne consiste pas seulement à faire du sport intensif. Avec l’âge, l’enjeu devient aussi de conserver des gestes simples du quotidien, comme se baisser, s’asseoir au sol, se relever, marcher ou garder un bon appui. L’OMS rappelle d’ailleurs que l’activité physique régulière aide à préserver la santé, la fonction musculo-squelettique et l’autonomie, tandis que les adultes plus âgés gagnent à ajouter du renforcement et du travail d’équilibre à leur semaine.

C’est dans ce contexte qu’un exercice très simple refait surface : le test assis-debout, aussi appelé test de verticalisation. Popularisé ces derniers jours par TF1 Info à partir d’une chronique de l’émission Bonjour !, il a aussi été commenté par le magazine Stylist, qui le présente comme un moyen rapide d’évaluer plusieurs dimensions de la forme physique.

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Une séance d’aérobic pour seniors, illustration de l’activité physique utile au maintien de l’autonomie. Crédit : Bill Branson.

Comment faire le test de verticalisation chez soi

Le principe est simple. Il faut partir de la position debout, s’asseoir au sol en tailleur, puis se relever, sans poser les mains au sol. Les bras sont croisés sur la poitrine afin d’éviter de s’aider avec les membres supérieurs. Le test ne dure que quelques secondes, mais il mobilise plusieurs mouvements de qualités en même temps.

Selon les explications relayées par Stylist, ce test est considéré comme intéressant parce qu’il sollicite l’équilibre, l’agilité, la souplesse, la coordination, mais aussi la force du tronc et des jambes. En clair, il ne s’agit pas d’un exercice de performance pure, mais d’un mouvement fonctionnel complet. C’est ce qui le rend parlant pour le grand public.

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La notation est elle aussi très accessible. Le barème le plus souvent repris commence à 10 points. Chaque appui supplémentaire utilisé pour s’asseoir ou se relever fait perdre un point, qu’il s’agisse d’une main, d’un genou, d’un avant-bras ou d’un côté de la jambe. Un score de 8 ou plus est généralement présenté comme un bon repère. En revanche, rester bloqué au sol conduit à un score nul.

Des équipements pensés pour entretenir la mobilité et la stabilité chez les seniors. Crédit : Donald Trung.

Pourquoi ce test est plus parlant qu’il n’en a l’air

Le test de verticalisation a un avantage évident : il reproduit un geste concret. Beaucoup d’évaluations de la forme physique reposent sur des mesures techniques ou sur l’endurance cardiovasculaire. Ici, on observe un mouvement du quotidien, très révélateur de l’état du corps dans son ensemble. Ce n’est pas un hasard si les chercheurs qui s’y intéressent parlent de “fitness non aérobie”, c’est-à-dire d’un ensemble de capacités qui vont au-delà du souffle.

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Descendre au sol puis revenir en position verticale demande en effet plusieurs exercices à la fois. Il faut une amplitude suffisante au niveau des hanches, des chevilles et des genoux. Il faut aussi une base de force minimale dans les cuisses, les fessiers et les abdominaux. Enfin, il faut contrôler son centre de gravité pour ne pas basculer. Quand l’un de ces éléments manque, le corps compense, souvent en cherchant un appui.

Ce point est important, car beaucoup de personnes pensent être “en forme” uniquement parce qu’elles marchent encore vite ou parce qu’elles ne se sentent pas essoufflées. Or la forme fonctionnelle ne se réduit pas à l’endurance. Les recommandations pour les seniors insistent aussi sur le renforcement musculaire, l’équilibre et les activités multicomposantes, justement parce que ces dimensions conditionnent l’autonomie réelle.

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Un dispositif immersif destiné à motiver l’activité physique régulière chez des seniors. Crédit : Jon Ram Bruun-Pedersen.

Un mauvais score ne dit pas tout, mais il doit alerter

Il faut toutefois éviter le piège du verdict trop rapide. Un score modeste au test de verticalisation ne signifie pas automatiquement qu’une personne est en mauvaise santé. Une douleur récente, une raideur de hanche, une appréhension de la chute, une ancienne blessure ou un surpoids peuvent influencer le résultat. Les chercheurs eux-mêmes soulignent que certains scores peuvent être affectés par des modifications dégénératives discrètes ou par des blessures non signalées.

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Autrement dit, ce test n’est pas un diagnostic médical. Il ne remplace ni un bilan clinique, ni un avis médical, ni une évaluation personnalisée chez les personnes fragiles. Il offre plutôt un signal. Quand ce signal est faible, il peut inviter à regarder de plus près la mobilité, la stabilité, la force des membres inférieurs et la confiance dans le mouvement.

La bonne nouvelle, c’est qu’un mauvais départ n’est pas figé. TF1 Info rappelle qu’il est possible de progresser en répétant l’exercice plusieurs fois par semaine pendant deux à trois semaines, à condition de le faire prudemment. Ce conseil rejoint une idée simple défendue par les autorités de santé : la capacité fonctionnelle peut s’améliorer avec une pratique régulière et adaptée.

Un espace public combinant marche, équilibre et exercice doux. Crédit : Prosperity Horizons.
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Comment améliorer son score au test de verticalisation

Chercher à gagner des points ne veut pas dire refaire le test tous les jours à l’identique. Le plus utile consiste souvent à travailler les qualités qu’il met en jeu. D’abord, la souplesse, notamment au niveau des hanches et des chevilles. Ensuite, la force des jambes avec des exercices simples comme les squats adaptés, les assis-debout depuis une chaise ou les montées de marche.

La marche régulière garde aussi toute sa place. Elle ne reproduit pas exactement le test de verticalisation, mais elle aide à lutter contre la sédentarité et à entretenir la fonction globale. L’OMS recommande chez les adultes au moins 150 à 300 minutes d’activité physique modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, avec en plus des exercices de renforcement musculaire.

L’idéal reste de combiner plusieurs leviers. Un peu de marche, un peu de renforcement, un peu de mobilité, un peu d’équilibre. C’est moins spectaculaire qu’un défi viral, mais c’est bien plus efficace sur la durée. C’est d’ailleurs le message de fond que l’on retrouve aussi bien dans les recommandations de santé publique que dans les contenus pédagogiques consacrés au vieillissement actif.

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Ce que le test de verticalisation révèle vraiment à la fin

Le vrai intérêt du test de verticalisation n’est donc pas de flatter l’ego ni de distribuer de “bons” et de “mauvais” élèves. Sa vraie force est ailleurs : il résume en un seul geste la capacité d’un corps à rester autonome. Et c’est précisément ce point qui rend ce test beaucoup plus sérieux qu’il n’en a l’air.

Une étude publiée en 2014 dans l’European Journal of Preventive Cardiology avait déjà montré une association entre la capacité à s’asseoir et à se relever du sol et la mortalité toutes causes confondues chez des adultes de 51 à 80 ans. Plus récemment, une publication de 2025, menée par Claudio Gil Araújo et ses collègues, a conclu que la fitness non aérobie évaluée par ce test était un prédicteur significatif des décès naturels et cardiovasculaires chez des participants de 46 à 75 ans.

Voilà la révélation principale, et elle mérite d’être formulée avec prudence : le test de verticalisation n’annonce pas l’avenir de façon certaine, mais un score faible peut être le marqueur d’une fragilité fonctionnelle réelle, associée dans la littérature scientifique à un risque plus élevé de décès et de perte d’autonomie. Ce n’est donc pas un simple jeu de salon. C’est un signal de santé publique, discret, imparfait, mais potentiellement très utile pour pousser à se remettre en mouvement avant que les limitations ne s’installent.

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