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Aldi sur le point de se retirer du marché français : les rumeurs sont-elles fondées ?

Publié par Elodie GD le 17 Jan 2026 à 8:09

Malgré un axe résolument discount, Aldi ne parvient pas à concurrencer Lidl et enregistre des pertes financières conséquentes.

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Aldi, c’est fini ?

Aldi sur le point de quitter l’Hexagone ? L’inquiétude des consommateurs grandit au même rythme que les rumeurs prennent de l’ampleur. Elle annonce notamment la vente probable des quelques 1 300 magasins français de l’enseigne allemande. Une décision qui ferait suite au constat de pertes cumulées dont le montant atteindrait 1,3 milliard d’euros, malgré une rénovation massive des magasins Aldi.

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Autre indice : le média La Lettre soutient qu’Aldi aurait confié à la Deutsche Bank la mission d’étudier le scénario de cession de sa filiale française. Autant d’éléments qui alertent médias et consommateurs, qui craignent la disparition d’une enseigne implantée sur le territoire depuis 1988 et qui représente 3 % de parts de marché.

France : Aldi sur le point de se retirer
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Sollicité par Le Parisien, l’expert de la grande distribution Franck Rosenthal y va de sa petite analyse. Il évoque notamment le rachat de Leader Price au groupe Casino, une initiative qui devait propulser l’enseigne à 3,8 % de parts de marché. Or, elle tourne aujourd’hui autour de 3,1 %.

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L’enseigne allemande prend la parole et dément

Par ailleurs, l’intégration de Leader Price au groupe aurait fait fuir une partie de la clientèle. « Alors que dans les Leader Price, ils avaient 4 500 références, ils n’en ont plus que 2 500 dans les nouveaux Aldi. Un certain nombre de consommateurs sont donc allés voir ailleurs », explique-t-il. Conséquence : le match avec Lidl (8 % de parts de marché) est perdu d’avance.

Dans ce cas de figure, Aldi envisagerait de quitter la France pour se concentrer davantage sur les États-Unis. En effet, l’enseigne y « possède déjà 2 500 magasins et la croissance du commerce [y] est nettement plus forte qu’en France. »

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Toutefois, les rumeurs ne sont pas du goût des concernés, qui démentent tout retrait du marché français. « Les informations au sujet d’une éventuelle vente d’Aldi France sont fausses », a notamment réagi Aldi Nord auprès de l’AFP. « Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français », ajoutent les interlocuteurs de l’agence de presse, qui jugent ces « spéculations au sujet d’un processus de vente […] sans fondement ».

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Aldi rappelle par la même occasion sa stratégie : « Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique. » Une approche « clairement axée sur l’optimisation et la croissance en France », rapporte Marie-France sur son site. « L’évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord », soutient encore le rival de Lidl.

Plusieurs candidats en cas de rachat

Les rumeurs vont bon train, principalement parce qu’Aldi, comme Lidl, n’a pas su tirer avantage de l’inflation alimentaire. Ce qui n’est pas le cas de Leclerc, qui a pour sa part gagné du terrain. « Après avoir décidé de ne pas faire de pub, ce discounter a changé son fusil d’épaule et a investi proportionnellement au moins trois fois plus que son poids en termes de parts de marché. Avec de telles dépenses, si les résultats commerciaux ne sont pas au rendez-vous, cela devient compliqué« , analyse encore Franck Rosenthal.

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Si les rumeurs se confirment, les candidats au rachat ne manquent pas. On pense à Lidl, au groupe Carrefour ou encore à Intermarché ainsi qu’à la Coopérative U qui ne cracheront pas sur 3 % de parts de marché supplémentaires.