Afghanistan : une loi qui autorise les violences conjugales défraye la chronique !
L’arrivée des talibans au pouvoir a signé le glas des libertés des femmes afghanes. Depuis août 2021, les dirigeants s’appliquent à leur interdire un à un l’accès à leurs droits les plus fondamentaux. Aujourd’hui, ils franchissent un nouveau seuil avec l’adoption du nouveau code pénal qui tolère les violences conjugales.
Les violences : le nouveau quotidien des Afghanes ?
Ce mois de janvier 2026 demeurera comme un souvenir sombre dans l’histoire des afghanes. Un nouveau code pénal s’apprête à entrer en vigueur. Dedans se trouvent divers articles dont certains banalisent les violences conjugales. Pire, d’autres compliquent absurdement la possibilité pour les femmes de porter plainte devant le tribunal !
En quatre ans, les Afghanes ont perdu leur droit à sortir habillées comme elles le souhaitaient. Il en va de même pour les études après l’école primaire. Elles ne peuvent plus croiser le regard d’un homme, à moins qu’il s’agisse de leur mari ou d’un parent.
Elles ne doivent plus voyager sans un tuteur masculin, lire de la poésie ni chanter. Les hammams, les parcs et les salles de sport ferment leurs portes à la gent féminine sur place. Leurs fenêtres doivent également être condamnées, au cas où les voisins pourraient les apercevoir. Cerise sur le gâteau : les violences domestiques vont désormais devenir un acte non réprimé !
Une loi qui réprime les victimes et protège les agresseurs
Dans ce nouveau code pénal, les maris deviennent des « maîtres ». À ce titre, ils ont le droit « d’infliger des punitions discrétionnaires » à leurs épouses et leurs enfants. Cependant, ils doivent respecter certaines « conditions » afin que ces violences restent dans le cadre légal.
Selon l’article : « Si un époux frappe son épouse avec une violence excessive entraînant fracture, blessure ou apparition d’hématomes, et que l’épouse prouve sa plainte devant le juge, l’époux sera considéré comme criminel ; le juge devra le condamner à quinze jours de prison ».
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En d’autres termes, les maris doivent simplement faire attention à ne pas laisser des preuves visibles des violences perpétrées. Dans le cas contraire, ils devront passer une quinzaine de jours à l’ombre. En outre, il appartient à l’épouse de prouver l’existence de lésions corporelles devant la Cour. Pourtant, elle n’a pas le droit de se dévêtir ou de montrer la moindre parcelle de peau.
Notez que les femmes qui souhaitent ester en justice doivent obligatoirement s’y rendre avec un tuteur masculin. Sauf que le seul candidat probable est leur mari, c’est-à-dire l’auteur même de l’infraction. Après tout cela, si le juge entend leurs plaintes, elles auront deux semaines de répit avant que leur agresseur ne rentre à la maison.
Violences et interdictions : c’en est trop pour les Afghanes
Les ONG rappellent que ces femmes n’ont aucune échappatoire, car elles ne peuvent pas aller se réfugier dans leurs familles. En effet, si l’une d’entre elles le fait sans l’autorisation de son époux et donc maître, elle – qui était victime de violences – devient la fautive de l’histoire. Par conséquent, tous ceux qui l’ont hébergé ainsi qu’elle-même risquent jusqu’à 3 mois de prison.
Dans ces cages qui ne sont même pas dorées, les Afghanes souffrent sans que personne ne les entende. Résultat : elles sont nombreuses à mettre fin à leur vie. Après tout, il s’agit tout simplement du seul moyen envisageable de mettre fin à leur calvaire. Elles appliquent la dernière liberté qui leur reste : choisir le jour, l’heure et la manière dont elles vont partir.