La présence de Clara Morgane déconcentre les Parisiens avant un OM-PSG
Il y a des matchs de foot dont on se souvient pour le score. Et puis il y a ceux dont on se souvient pour tout ce qui s’est passé avant le coup d’envoi. Le Classique du 16 octobre 2005 fait clairement partie de la deuxième catégorie. Boukary Dramé, ancien défenseur du PSG, vient de rouvrir une boîte de Pandore que beaucoup pensaient fermée depuis 21 ans. Ce qu’il raconte dépasse largement le cadre du football.
Un vestiaire inhabitable, une ambiance électrique

Ce soir-là, le PSG de Jérôme Rothen fait le déplacement au stade Vélodrome pour affronter l’OM de Franck Ribéry et d’Habib Beye. Un Classique comme les Parisiens en ont vécu des dizaines. Sauf que celui-ci commence très, très mal avant même que les joueurs ne foulent la pelouse.
Dès leur arrivée dans les vestiaires, les joueurs parisiens sont frappés par quelque chose d’anormal. Une odeur âcre, suffocante, impossible à ignorer. « On ne sait pas quel produit ils ont mis dans le vestiaire mais c’était impossible de respirer. On éternuait, ça prenait la gorge… », raconte Boukary Dramé dans l’émission YouTube FD Extra-Time. « Ils nous ont mis dans un vestiaire annexe. C’est bizarre un jour de match. »
L’odeur d’ammoniaque qui envahit les couloirs du Vélodrome devient rapidement un sujet brûlant. L’ancien président marseillais Pape Diouf tente d’éteindre l’incendie en expliquant que les vestiaires ont simplement été désinfectés à cause d’une odeur d’égout. Peu convaincant aux yeux des Parisiens. Mais ce qui attend ensuite les joueurs du PSG va carrément éclipser l’histoire de l’ammoniaque.
Le couloir des kinés, une zone de tous les dangers

Relégués dans ce vestiaire annexe, les joueurs parisiens doivent emprunter un couloir pour accéder à la salle de kinésithérapie avant le match. Un passage anodin en théorie. Sauf que ce soir-là, ce couloir réserve une surprise de taille.
« Pour accéder [à la salle des kinés], il y a un couloir. Et le long de ce couloir, il y a des escaliers. En haut de ces escaliers, il y avait Michael Youn et Clara Morgane. Ils étaient assis, ils discutaient. Je ne sais pas ce qu’ils foutaient mais je pense que tout était calculé, non ? », lâche Boukary Dramé avec un sourire éloquent.
Clara Morgane, ancienne actrice de films X devenue star médiatique et supportrice affichée de l’OM, se retrouve donc dans un coin stratégique du stade, loin de la zone VIP habituelle, à portée de regard des joueurs adverses juste avant le coup d’envoi. Une coïncidence ? Boukary Dramé n’y croit visiblement pas une seconde.
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« Il y avait plus de joueurs que d’habitude » : la phrase qui dit tout

Ce qui se passe ensuite est à la fois désopilant et parfaitement humain. L’information circule dans le vestiaire parisien à la vitesse de l’éclair. Et soudain, la salle des kinés devient le lieu le plus fréquenté de tout le Vélodrome.
« Ça ne parlait que de ça dans le vestiaire. Je ne pense pas citer de noms mais il y en a qui voulaient aller à la salle de kiné juste pour la voir. Ils n’étaient plus trop concentrés sur le match. Ils étaient intéressés par autre chose. Ça allait chez les kinés… Il y avait plus de joueurs que d’habitude. »
La formule est savoureuse. Des joueurs professionnels, censés être dans leur bulle de concentration maximale avant l’un des matchs les plus regardés de France, qui font des allers-retours vers la salle de massage pour apercevoir une célébrité. Le tableau est aussi drôle que révélateur sur la nature humaine — même chez des sportifs d’élite.
Cette anecdote n’est pas sans rappeler les coulisses agitées que Malik Bentalha avait révélées sur une conversation privée avec un célèbre footballeur. Les footballeurs et les célébrités, une histoire sans fin.
Michael Youn dans la pièce : un détail qui ne trompe pas

La présence de Michael Youn aux côtés de Clara Morgane ajoute une couche supplémentaire à l’histoire. À cette époque, l’humoriste est au sommet de sa popularité en France. Deux personnalités médiatiques majeures, installées à un endroit précis, au moment précis où les joueurs du PSG doivent passer. Pour Boukary Dramé, le timing est trop parfait pour être fortuit.
Que ce soit une opération de déstabilisation savamment orchestrée par des proches du club marseillais ou une simple coïncidence monumentale, le résultat est le même : les Parisiens arrivent sur le terrain avec la tête ailleurs.
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Et le score final le confirme crûment. Ce soir-là, c’est bien l’OM qui s’impose 1-0, grâce à un but de la tête de Lorik Cana sur un corner de Samir Nasri. Un but, une défaite, et une soirée que les joueurs du PSG n’ont visiblement pas oubliée — et pas uniquement à cause du résultat.
L’ammoniaque + Clara Morgane : le double coup gagnant de Marseille ?

Avec le recul, ce Classique du 16 octobre 2005 ressemble à un chef-d’œuvre de déstabilisation psychologique, qu’il soit volontaire ou non. D’un côté, un vestiaire irrespirable qui force les Parisiens à se réorganiser dans l’urgence. De l’autre, une distraction de taille dans le couloir menant aux soins. Deux perturbations majeures, l’une physique, l’autre mentale, dans les minutes précédant un match à forts enjeux.
Jérôme Rothen, capitaine du PSG ce soir-là, avait déjà évoqué publiquement l’incident de l’ammoniaque. Mais la révélation de Boukary Dramé sur Clara Morgane et Michael Youn ajoute une dimension inédite à cette nuit marseillaise. Une histoire qui circule dans les vestiaires depuis des années et qui, visiblement, n’a rien perdu de son sel.
Dans un registre plus récent et tout aussi agité, les supporters du PSG font aussi parler d’eux pour d’autres raisons, comme cette banderole déployée lors d’un match qui a immédiatement fait polémique.
21 ans plus tard, l’anecdote reste entière
Ce qui frappe dans le témoignage de Boukary Dramé, c’est la précision des souvenirs. Vingt et un ans après les faits, il se rappelle du couloir, des escaliers, de l’endroit exact où étaient assis Clara Morgane et Michael Youn. Il se souvient des conversations dans le vestiaire, des allées et venues vers la salle des kinés, de l’atmosphère particulière qui régnait ce soir-là.
Certains matchs laissent des traces sur le tableau d’affichage. Celui-là en a laissé bien d’autres dans les mémoires. Et si le football est souvent présenté comme un sport de onze contre onze, cette nuit au Vélodrome rappelle que les batailles se jouent parfois bien avant le coup d’envoi — et dans des endroits où l’on ne s’y attend vraiment pas.
Pour ceux qui s’intéressent aux destins hors du commun dans le sport, l’histoire de ce triathlète qui a terminé l’Ironman d’Hawaï malgré son cancer est une lecture indispensable. Une autre façon de voir ce que les sportifs sont capables d’endurer.
Quant aux Classiques à venir, nul doute que les staffs des deux clubs liront avec attention les révélations de Boukary Dramé. Ou s’en inspireront.