Le père de Max Verstappen finit sur le toit en pleine forêt belge
Le père du quadruple champion du monde de F1 roulait en troisième position quand sa Skoda a percuté un arbre en pleine forêt. La voiture a terminé sur le toit. Jos Verstappen et son copilote s’en sont miraculeusement sortis sans blessure grave — mais les images du crash donnent froid dans le dos.
Une sortie de route à pleine vitesse en forêt
Ce dimanche, lors du rallye de Wallonie en Belgique, Jos Verstappen disputait une spéciale sur une portion sinueuse en forêt. Le Néerlandais de 54 ans pilotait une Skoda Fabia Rally2, accompagné de son copilote Jasper Vermeulen. Rien ne laissait présager un tel scénario : la veille, le samedi, il avait bouclé la journée en troisième position du classement général.

Mais dans un virage serré au milieu des arbres, tout a basculé en une fraction de seconde. L’arrière de la Skoda a violemment heurté un arbre, envoyant la voiture hors de sa trajectoire. Le véhicule a quitté la route et a terminé sa course… sur le toit. Un accident d’une violence rare, même pour un pilote habitué aux situations extrêmes. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que Jos Verstappen se retrouve dans ce genre de situation.
Indemne malgré la violence du choc
Quand on voit l’état de la voiture retournée en pleine forêt belge, on se demande comment quelqu’un peut en sortir sur ses deux jambes. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé. Jos Verstappen et Jasper Vermeulen sont sortis indemnes de l’habitacle. Pas de blessure grave signalée, simplement une belle frayeur — et un abandon forcé du rallye.

La sécurité des voitures de rallye modernes n’est pas étrangère à ce petit miracle. Les arceaux de sécurité, les harnais six points et les sièges baquets renforcés sont conçus pour encaisser exactement ce type d’impact. Sans cet équipement, l’issue aurait pu être dramatiquement différente. On se souvient d’ailleurs du terrible accident au rallye de Cordoba où un spectateur avait perdu la vie dans des circonstances similaires.
Pour Jos, la compétition s’arrête là. Impossible de repartir avec une voiture retournée et probablement détruite. Mais le principal est ailleurs : tout le monde va bien. Et quand on connaît le passé du bonhomme, on sait que ce n’est pas un tonneau qui va l’empêcher de remonter dans un baquet.
Un habitué des frayeurs sur les spéciales
Ce crash en Wallonie n’est absolument pas un cas isolé dans la carrière récente de Jos Verstappen. En mai dernier, lors du rallye royal de Scandinavie en Suède, il avait déjà connu une mésaventure similaire. Le père de Max semble attirer les ennuis dès qu’il s’aventure sur les routes sinueuses des rallyes européens.
Il faut dire que le rallye est un sport à part. Contrairement à la Formule 1, où les circuits sont ultra-sécurisés avec des dégagements en asphalte et des murs de pneus, les spéciales de rallye se courent sur des routes étroites, bordées d’arbres, de fossés et de talus. La moindre erreur se paie cash. Même les meilleurs pilotes du monde y laissent régulièrement des bouts de carrosserie.
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Jos Verstappen le sait mieux que quiconque. Ancien pilote de Formule 1 entre 1994 et 2003, il a connu les paddocks les plus prestigieux du monde. Mais à 54 ans, c’est dans le rallye qu’il continue de chercher l’adrénaline. Un choix qui n’est clairement pas sans risque.
De la F1 aux routes forestières : la seconde vie de Jos
Pour ceux qui ne connaissent Jos Verstappen que comme « le père de Max », petit rappel. L’homme a piloté en Formule 1 pendant près de dix ans. Il a côtoyé les plus grands, roulé chez Benetton aux côtés de Michael Schumacher, et connu lui-même des moments terrifiants sur les circuits — notamment un incendie spectaculaire lors d’un ravitaillement au Grand Prix d’Allemagne 1994.

Après avoir raccroché en F1, Jos n’a jamais vraiment quitté la compétition. Le rallye est devenu son terrain de jeu, un sport où l’engagement physique et mental est total. Chaque virage pris à fond entre deux rangées d’arbres demande un sang-froid absolu. Et visiblement, même les tonneaux ne suffisent pas à calmer ses envies de pilotage.
Son fils Max, quadruple champion du monde de Formule 1, n’a pas encore réagi publiquement à l’accident. Mais on imagine sans peine que voir son père finir sur le toit dans une forêt belge ne doit pas être le genre de nouvelles qu’on reçoit sereinement entre deux Grands Prix. La relation entre les deux hommes est connue pour être fusionnelle — Jos ayant été le principal artisan de la carrière de Max depuis son plus jeune âge.
Le rallye, ce sport où tout peut basculer
L’accident de Jos Verstappen rappelle une réalité que les passionnés de sports mécaniques connaissent bien : le rallye reste l’une des disciplines les plus dangereuses au monde. Les pilotes roulent à des vitesses folles sur des routes ouvertes, souvent étroites, avec pour seule protection un arceau et un casque.
En 2025, plusieurs accidents graves ont émaillé les championnats nationaux et internationaux. La FIA travaille régulièrement à améliorer les dispositifs de sécurité, mais la nature même du rallye — rouler le plus vite possible sur des routes non prévues pour la compétition — rend le risque incompressible. Les zones de forêt, comme celle où Jos a eu son accident, sont particulièrement redoutées. Un arbre, contrairement à un rail de sécurité, ne pardonne pas.
Pour Jos Verstappen, ce crash au rallye de Wallonie restera comme une frayeur de plus à ajouter à une liste déjà longue. À 54 ans, avec une carrière en F1 derrière lui et un fils au sommet du sport automobile mondial, il aurait toutes les raisons de lever le pied. Mais si l’on connaît un peu le personnage, il y a fort à parier qu’on le retrouvera très vite au départ d’un prochain rallye. Le volant, chez les Verstappen, c’est visiblement une affaire de famille — et ce n’est pas un tonneau en forêt qui changera ça.