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Elle dégage en permanence une forte odeur de poisson pourri qui empoisonne ses proches

Publié par Nicolas F le 17 Août 2017 à 13:03
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Kelly souffre de triméthulaminurie. En plus du nom barbare de la maladie, cette condition est extrêmement embarrassante pour son entourage. Elle dégage une odeur de poisson pourri qui pique au nez, tellement elle est forte. Comble de la malchance (ou chance pour elle), elle est anosmique, c’est-à-dire qu’elle n’a pas d’odorat. Elle ne se rend donc pas compte de ce qu’elle inflige aux autres.

 

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Elle sent comme les relents d’une mauvaise cuisine

Kelly Fidoe-White, 36 ans, qui vit dans la banlieue de Manchester, souffre d’une maladie rare, extrêmement dérangeante. Elle a une odeur corporelle qui varie entre l’oignon frit, le poisson pourri et les excréments. Malheureusement pour elle, elle ne peut rien y faire. Elle a une hygiène corporelle irréprochable et prend quatre douches par jour. En fait, dû à un problème de digestion, les aliments qu’elle ingère ne se décomposent pas comme tout le monde. Certains de leurs composantes ressortent alors via la transpiration, l’urine et l’haleine. Même lorsqu’on ne transpire pas de manière abondante, le corps rejette en permanence de la transpiration à travers nos pores.

Elle fait tout pour masquer les odeurs (Barcroft Media)

Elle fait tout son possible pour ne pas sentir

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Radiologue de profession, Kelly a depuis quelques années choisi de faire les services de nuit. De la sorte, elle ne rencontre pas énormément de collègues et elle se sent moins gênée par l’odeur qu’elle inflige aux gens. Durant une journée de travail, elle change d’uniforme deux fois et vide une bouteille de déodorant. Cette maladie affecte également son train de vie et elle s’isole de plus en plus, essayant d’éviter au maximum le contact avec les autres. Elle fait tout son possible pour essayer de manger des aliments qui ne sentent pas trop, de peur que la nourriture trop forte provoque des odeurs plus prenantes.

Elle prend quatre douches par jour (Barcroft Media)

Son problème a commencé avec l’arrivée des hormones à l’adolescence

L’ironie du sort, c’est que Kelly n’a pas d’odorat. Elle ne sait donc pas ce qu’est une odeur et ne peut pas se rendre compte de ce qu’elle sent. Elle a essayé tous les traitements mais rien ne fonctionne. Peut-être que son manque d’odorat est une protection psychologique due à sa maladie. Comme elle ne sent rien, elle ne sait pas à partir de quand elle a commencé à dégager une mauvaise odeur. Elle se souvient qu’au début de son adolescence, on se moquait d’elle : « Tu sens le poisson ! ». C’est là qu’elle a commencé à se poser des questions. Mais comme il n’y a que 300 à 600 personnes dans le monde qui en souffrent, les médecins n’ont pas tout de suite donné le bon diagnostic. Alors elle tentait d’atténuer l’odeur en se grattant la peau jusqu’au sang. Ça ne fait que deux ans qu’elle est au courant du nom de sa maladie, la triméthulaminurie.

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Heureusement, Michael l’accepte comme elle est (Barcroft Media)

Son mari est très compréhensif et l’aide beaucoup

Depuis, elle a vu de nombreux documentaires, elle a même appris que s’irriter la peau ne servait à rien, au contraire cela renforçait l’odeur puisque la peau s’infectait. Elle se soigne en prenant des médicaments qui renforcent la choline dans son métabolisme ainsi que des comprimés probiotiques qui procurent les bactéries nécessaires pour améliorer la digestion. Après chaque repas, elle prend un médicament qui lui permet de vider son estomac, afin d’éliminer au plus vite les aliments. Heureusement pour elle, elle a trouvé l’amour il y a 16 ans de cela. Son mari Michael est très compréhensif : « L’odeur de Kelly a pu me déranger et m’affecter mais je ne lui avais jamais rien dit. Je gardais tout ça pour moi. Quand nous avons emménagé ensemble, j’ai commencé à le remarquer. Mais ça n’a jamais été un problème. » Dès le début, il a remarqué qu’elle manquait de confiance en elle à cause de ça. Donc il n’a rien dit, pour ne pas la gêner.

Son mari ne lui fait jamais de remarques (Barcroft Media)

Ses collègues n’en peuvent plus mais font preuve de tolérance

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Son collègue Faysal Bashir raconte son quotidien avec Kelly : « Vous pouvez la suivre à la trace, grâce à son odeur. L’odeur qu’elle dégage est forte et particulière. Quand Kelly m’a parlé de sa maladie, je n’y croyais pas. De nombreux patients s’étaient déjà plaints à moi, concernant l’odeur de Kelly ainsi que d’autres membres de l’équipe. C’est difficile d’entendre ces plaintes alors que Kelly est une bonne amie. Mais en travaillant deux ans avec elle, nous avons établi une bonne relation entre nous et je n’ai pas de problème à lui dire d’aller faire un tour pour se rafraichir. »

Kelly et ses collègues (Barcroft Media)

Kelly est radiologue, la nuit (Barcroft Media)

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