Grâce à cette invention, les voies ferrées du futur produiront de l’énergie

Les voies ferrées de demain permettront de produire de l’énergie. Une invention révolutionnaire respectueuse de l’environnement, rentable sur le long terme et beaucoup moins chère que le système actuel.


Personne encore n’avait pensé à rendre les rails de trains utiles pour produire de l’énergie. Personne à part cet entrepreneur italien qui, il y a quelques jours, a déposé un brevet. Avec cette invention, ses rêves de révolution concernant les réseaux ferroviaires deviennent réalité. Bientôt, les traverses en béton seront remplacées par des traverses en matériaux durables et changeront les normes mondiales. Cette idée va permettre à long terme de faire des économies. Car les voies ferrées actuelles coûtent relativement chères. Mais ce concept va aussi permettre de rentabiliser ce réseau, très important dans le monde. Car actuellement les traverses ont un rôle passif, de 90 % à 95 % du temps, elles sont inactives.

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Comment est née l’idée des voies ferrées de demain ?

Giovanni De Lisi, à l’origine de cette invention, a eu l’idée un jour de remplacer les traverses en béton, par des matériaux plus durables. Lors de ses recherches pour approfondir son idée, il a appris que des traverses en plastique recyclé avaient déjà été inventées, ou du moins, pensées. Cette première version était assez bancale. Pour placer ces tronçons, les trains passant dessus devaient rouler au maximum à 80 km/h. Une contrainte qui rendait quasiment inutilisable cette invention. Giovanni De Lisi a eu donc l’idée de changer de matériaux, et de récupérer du caoutchouc de pneus inutilisés. Avec cette nouvelle technique, les voies ferrées coûtent moins chère, sont plus écologiques, ont un coût d’entretien moindre (50 % moins chère) et font beaucoup moins de bruit.

pneus 2

En ce qui concerne les pneus usés, ils sont jusqu’à aujourd’hui encore un fardeaux. Très difficile à recycler, ils polluent énormément lorsqu’ils sont brûlés. En les utilisant comme matière première pour créer des voies ferrées, ils ont alors une seconde vie. Car pour un kilomètre de voie ferrée, c’est 35 tonnes de pneus usés utilisés. Grâce au partenariat avec l’association italienne EcoPneus c’est un grand réseau qui est au service de cette invention.

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Greenrail s’implante sur le marché

Giovanni De Lisi est à l’origine de Greenrail (il possède 90 % de l’entreprise) une start-up qui crée des traverses de voies ferrées écologiques et économiques. Avec cette invention, l’entreprise souhaite s’implanter dans le marché mondial. Elle a déjà signé des accords de licence dans cinq états américains avec la société SafePower1, grâce à un contrat à 75 millions d’euros. Le créateur explique : « Notre objectif est de continuer à travailler pour améliorer l’efficacité des matériaux et des réseaux entiers » . C’est pour cette raison qu’il négocie l’expansion de la société sur des marchés à fort potentiel. Notamment en Inde, en Australie, au Brésil, en Russie, en Ouganda ainsi qu’au Kazakhstan.

Cette invention est donc sur la bonne voie pour être une réalité dans les prochaines décennies.

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Publié par Coralie le 04 Juin 2019
 
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