Le prix du whisky Jack Daniel’s flambe à cause de … Donald Trump

 

Ce lundi 25 juin 2018, la société américaine de whisky Jack Daniel’s a confirmé une hausse du prix de ses bouteilles à cause des droits de douane imposés par l’Europe sur certains produits américains.

 

À cause de Donald Trump

 

Cette augmentation des prix est une conséquence directe de la guerre économique que se font les États-Unis et une bonne partie du monde dont l’Europe et l’Asie. La célèbre marque de whisky Jack Daniel’s du groupe Brown-Forman, est concernée par les droits de douane imposés par l’Europe. Cette nouvelle taxation à l’importation est de 25% ce qui revient à une augmentation de 10% sur le prix de l’étiquette, comme l’a confirmé un porte-parole de l’entreprise à l’agence Bloomberg.

 

Pourquoi serait-ce la faute de Donald Trump ? C’est très simple. Les droits de douane imposés par l’Europe qui s’élèvent donc aujourd’hui à 25%, sont une simple rétorsion à ceux décidés par les États-Unis concernant l’acier et l’aluminium. Souvenez-vous c’était en mai 2018, Donald Trump et son gouvernement lançaient ,malgré eux, la « guerre des taxes ». Les Etats-Unis ont appliqué d’importantes taxes douanières sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne, mais aussi du Mexique et du Canada. L’Europe avait promis de répliquer, c’est chose faite, mais c’est les consommateurs qui trinquent.

 

Les solutions

 

Alors oui, de loin on peut avoir l’impression d’une gue-guerre enfantine. On entendrait presque les chefs d’États dire « mais c’est Donald qu’a commencé! – Oui mais Bruxelles a frappé encore plus fort !« . À l’heure où la Communauté européenne qui régit les taxes douanières est censée protéger les citoyens européens, elle les met dans l’embarras étant obligés d’augmenter les prix du marché.

 

Quelles sont les solutions ? Des solutions pour Jack Daniel’s, il aurait pu y en avoir. L’entreprise aurait pu faire comme nombreux de ses confrères : délocaliser ses centres de productions en Europe et en Asie pour esquiver légalement les taxes. Cependant la marque est riche, très riche, et est « suffisamment bien positionnée pour supporter les droits de douanes » assure-t-on dans la firme américaine qui réalise un chiffre d’affaires en France de 156 millions d’euros en 2016. Pour l’instant la marque n’a ps le projet de délocaliser ses usines et a déclaré « seul le temps nous le dira (si c’était une bonne idée) ». Affaire à suivre…

Publié par Inès Arrom le 29 Juin 2018
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